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🚀 Criptomonedas en Alza HOY: Análisis Explosivo en Tiempo Real - 2 Octubre 2025

🚀 Criptomonedas en Alza HOY: Análisis Explosivo en Tiempo Real - 2 Octubre 2025

Published:
2025-10-02 07:18:10
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BITCOIN ROMPE BARRERAS MENTALES MIENTRAS ALTCOINS DISPARAN GANANCIAS

El mercado digital despierta con energía nuclear mientras los principales tokens registran movimientos históricos. Los inversores tradicionales siguen rascándose la cabeza preguntándose cuándo 'estallará la burbuja'—mientras tanto, los holders acumulan ganancias que harían llorar a cualquier gestor de fondos tradicional.

BNB ALCANZA NUEVO MÁXIMO HISTÓRICO

La utility token de Binance demuestra por quĂ© la infraestructura DeFi sigue siendo el caballo ganador. Los volĂșmenes de trading superan todas las expectativas mientras las plataformas descentralizadas continĂșan comiĂ©ndole el terreno a la banca tradicional.

ETHEREUM CONSOLIDA SU POSICIÓN

La red sigue demostrando su dominio en smart contracts mientras las aplicaciones descentralizadas multiplican su adopciĂłn. Los desarrolladores prefieren construir sobre bloques inmutables en lugar de pedir permiso a reguladores obsoletos.

ALTCOINS CON MAYORES GANANCIAS

Proyectos de capa 2 y soluciones de escalabilidad lideran las subidas. Mientras Wall Street sigue debatiendo sobre 'valor intrĂ­nseco', los traders de cripto simplemente estĂĄn too busy counting their profits.

El futuro financiero se escribe en cĂłdigo abierto—y los que aĂșn dudan pronto descubrirĂĄn que el tren de las cripto no hace paradas en la estaciĂłn del 'me arrepiento'.

Vue aérienne de la zone verte qui contraste avec le désert de Kubuqi, à Ordos au nord de la Chine, le 12 août 2025

Vue aérienne de la zone verte qui contraste avec le désert de Kubuqi, à Ordos au nord de la Chine, le 12 août 2025 ( Pedro PARDO / AFP )

Dorj, Ă©leveur d'ethnie mongole, regrette le temps oĂč ses bĂȘtes paissaient librement dans les immenses steppes entourant un dĂ©sert de dunes dans le nord de la Chine.

Son troupeau, réduit à une vingtaine de moutons, est aujourd'hui confiné à un lopin clÎturé autour de son habitation en briques. Ces terrains sont "trop petits", dit l'homme d'une soixantaine d'années devant une yourte à l'abandon prÚs du désert de Kubuqi, en Mongolie intérieure.

L'interdiction du libre pùturage est une des mesures clés d'un projet colossal lancé par la Chine en 1978, surnommé la "Grande muraille verte".

Le plan visait Ă  crĂ©er une ceinture vĂ©gĂ©tale pour contenir les dĂ©serts et rĂ©duire les tempĂȘtes de sable soufflant jusqu'Ă  PĂ©kin. Ses objectifs ont Ă©voluĂ© pour inclure la crĂ©ation de terres cultivables sur des zones arides.

Pékin veut en faire la vitrine de son engagement pour le climat. Le président Xi Jinping a énoncé l'extension de la couverture forestiÚre parmi les engagements de son pays contre le changement climatique, en septembre à l'ONU.

Autour et dans le désert de Kubuqi, la plantation de l'équivalent de 840.000 terrains de football de champs et de végétation a permis de créer des dizaines de milliers d'emplois dans l'agriculture et de réduire la pauvreté, saluait une agence onusienne dans un rapport en 2015.

"Montagnes d'or"

A l'ouest du Kubuqi, Bai Lei - d'ethnie Han, majoritaire en Chine -, tire sur un tubercule de cistanche enfoui dans le sable, un ingrédient prisé en médecine chinoise pour ses effets tonifiants.

Bai Lei avec un tubercule de cistanche, ingrédient prisé en médecine chinoise, le 12 août 2025, à Bayan Nur, en Chine

Bai Lei avec un tubercule de cistanche, ingrédient prisé en médecine chinoise, le 12 août 2025, à Bayan Nur, en Chine ( Pedro PARDO / AFP )

"Ici, tout n'était que désert", explique-t-elle fiÚrement, montrant une zone de 300 hectares couverte de maïs et de tournesol.

Son entreprise fait partie des dizaines à avoir suivi les incitations du gouvernement à cultiver la cistanche dans le comté.

"La cistanche pousse sur les racines du saxaul (un arbuste adapté aux milieux arides), et contribue en retour à la stabilité du sol", dit Madame Bai.

Alentour, d'imposants panneaux affichent un slogan de Xi Jinping proclamant: "Les eaux claires et les montagnes verdoyantes sont des montagnes d'or et d'argent".

Mais ces transformations ont impacté les modes de vie traditionnels des éleveurs d'ethnie mongole. Les Mongols représentent environ 17% de la population de Mongolie intérieure.

Pour protéger les jeunes pousses, le gouvernement a restreint drastiquement les zones de pùturage. Des patrouilles veillent au respect des rÚgles.

Les éleveurs paient les conséquences de dégradations dont ils ne sont pas responsables, dénonce auprÚs de l'AFP Enghebatu Togochog, militant d'ethnie mongole exilé aux Etats-Unis.

Contestation

Le projet a "forcé les éleveurs à quitter leurs terres et perturbé les pratiques durables qui maintenaient depuis des millénaires l'équilibre fragile des steppes", dit-il.

Le nomadisme a totalement disparu en Mongolie intérieure il y a dix ans, assure-t-il.

Des chercheurs chinois ont reconnu dans un article paru en 2017 que la responsabilité du pùturage dans la désertification pourrait avoir été surestimée par rapport à d'autres facteurs: persistance de l'exploitation du charbon, agriculture intensive, changement climatique.

Les entraves au pùturage ont provoqué des manifestations de bergers et des heurts conduisant à de nombreuses arrestations, selon des rapports d'ONG.

Une étudiante travaille dans la zone de la Grande muraille verte, le 11 août 2025, à Ordos, en Chine

Une étudiante travaille dans la zone de la Grande muraille verte, le 11 août 2025, à Ordos, en Chine ( Pedro PARDO / AFP )

L'entreprise de verdissement "vise en réalité à transformer complÚtement le paysage mongol", y compris social, affirme M. Togochog; "les seuls véritables bénéficiaires sont l'Etat chinois et les entreprises".

Des journalistes de l'AFP ont été suivis par des voitures non identifiées pendant leur reportage, et des hommes se présentant comme des fonctionnaires locaux ont systématiquement tenté d'interrompre les interviews.

Nombre d'interlocuteurs de l'AFP ont refusé de partager leur identité complÚte.

La tĂȘte haute

Ni l'entreprise Elion Resources Group, Ă  la tĂȘte du programme de verdissement du Kubuqi, ni la municipalitĂ© locale d'Ordos n'ont rĂ©pondu aux sollicitations.

L'impact sur les modes de vie n'est pas la seule objection. Au niveau national, des articles scientifiques déplorent le choix de variétés de plantations non indigÚnes ou voraces en eau, avec un faible taux de survie, ainsi que l'absence de diversité des plants.

"Une plante qui consomme trop d'eau peut appauvrir la nappe et entraßner une nouvelle dégradation", note la jeune doctorante Zhang Yanping, au cours de prélÚvements sur des peupliers et des pins plantés dans le sable du Kubuqi il y a plus de dix ans et visiblement fragiles.

Plus globalement, la question de prĂ©server les dĂ©serts est posĂ©e, dit Wang Shuai, universitaire gĂ©ographe Ă  PĂ©kin. "Les dĂ©serts ont d'importantes fonctions Ă©cologiques, comme la conservation de l'eau et la biodiversitĂ©", rappelle-t-il. PlutĂŽt que de les faire disparaĂźtre, il suffirait d'en empĂȘcher l'extension, dit-il.

Devant une parcelle en cours de verdissement du Kubuqi, Monsieur Feng réfute les critiques. Cet ancien agriculteur d'ethnie Han s'est reconverti dans la location de quads dans un secteur qui attire les touristes. Il assure que le pùturage reste autorisé aprÚs la récolte et invoque les retombées favorable du verdissement.

"Les ressources sont devenues plus abondantes et nos vies plus prospĂšres", dit-il.

"On a pu relever la tĂȘte, fiĂšrement".

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