Crypto : Les républicains traquent les SMS effacés de Gary Gensler - Une enquête explosive sur le régulateur américain
Le régulateur financier américain dans la tourmente : les républicains ouvrent une enquête approfondie sur la suppression présumée de messages par Gary Gensler.
La chasse aux preuves numériques
Les SMS effacés pourraient contenir des communications cruciales sur la régulation des cryptomonnaies. Les élus républicains exigent des réponses sur ces pratiques de conservation des données - un véritable bras de fer politique se dessine entre le régulateur et le Congrès.
Une ombre sur la transparence régulatoire
Cette affaire soulève des questions fondamentales sur l'application équitable des règles aux actifs numériques. Les partisans des cryptos y voient une confirmation de leurs pires craintes : même les gardiens du temple financier jouent avec les règles qu'ils imposent aux autres.
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En bref
- Les républicains de la Chambre enquêtent sur la suppression de SMS de Gary Gensler, ex-président de la SEC, mettant en doute la transparence de l’agence.
- L’OIG pointe une défaillance technique et organisationnelle, mais les élus dénoncent un double standard appliqué par la SEC sous Gensler.
- Des messages disparus concernaient des poursuites contre des sociétés crypto, renforçant les critiques sur une politique jugée hostile au secteur.
Une enquête qui met la SEC sous pression
Les républicains de la Chambre des représentants américains ont ouvert une enquête sur la disparition de messages texte envoyés par Gary Gensler, ex-président de la Securities and Exchange Commission. Ces SMS, supprimés alors qu’il était en poste entre 2021 et 2025, soulèvent des doutes sur la transparence et l’intégrité de l’agence de régulation.
Dans une lettre adressée au président actuel de la SEC, Paul Atkins, le comité des services financiers, dirigé par French Hill, a affirmé travailler en étroite collaboration avec le Bureau de l’inspecteur général (OIG). Ils veulent comprendre les circonstances exactes de cette suppression. Ainsi, ils pourraient déterminer si des pratiques internes contraires aux exigences imposées aux entreprises crypto ont eu lieu.
Les républicains accusent Gensler d’avoir appliqué deux poids, deux mesures. Sous sa direction, la SEC a infligé plus de 400 millions de dollars d’amendes à des sociétés financières crypto en 2023. On accusait ces entreprises de manquements liés à la tenue de registres et à la conservation de communications internes. Or, ces mêmes obligations n’auraient pas été respectées par l’agence elle-même.
La perte des SMS de Gensler, dont certains concernaient directement les actions de la SEC contre des sociétés de crypto, alimente les critiques de l’industrie. Beaucoup y voient la preuve d’une politique hostile orchestrée sous l’administration Biden. En effet, ceux-ci semblaient vouloir limiter l’accès des entreprises crypto au système bancaire et freiner leur croissance par une avalanche de poursuites.
Une défaillance technologique ou un problème de gouvernance ?
Selon l’OIG, la suppression résulte officiellement d’une politique automatisée mal comprise par le département informatique de la SEC. L’effacement du téléphone de Gensler aurait été aggravé par un manque de sauvegardes, des alertes ignorées et des défauts logiciels non corrigés.
Pourtant, le timing interroge. En effet, plusieurs messages effacés concernaient des dossiers sensibles, notamment les enquêtes contre des fondateurs de projets crypto.
Au-delà des tensions avec l’industrie des cryptomonnaies, cette affaire illustre un enjeu plus large. Il s’agit de la crédibilité même de la SEC. Si l’organisme chargé d’imposer la transparence financière perd la trace de ses propres communications, la confiance du public et des marchés en pâtit. Pour les républicains, l’enquête ne fait que commencer, et elle pourrait redessiner la perception du mandat de Gary Gensler.
Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que la SEC se retrouve sous le feu des critiques pour sa gestion de l’information. En janvier 2024, un pirate avait pris le contrôle de son compte X. Ce dernier avait publié une fausse annonce sur l’approbation d’un ETF bitcoin spot. L’incident avait déjà mis en lumière les failles de sécurité d’une agence pourtant censée incarner la rigueur et la fiabilité.
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