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Sextape à Saint-Étienne : prison ferme et inéligibilité immédiate requise contre le maire - Scandale politique éclate

Sextape à Saint-Étienne : prison ferme et inéligibilité immédiate requise contre le maire - Scandale politique éclate

Published:
2025-09-29 02:33:15
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Un séisme politique secoue Saint-Étienne alors que le procureur demande la tête du maire.

Chute brutale d'un élu

La justice exige une peine de prison ferme et une interdiction immédiate de se représenter - coup dur pour la carrière politique de l'édile.

Conséquences immédiates

L'inéligibilité demandée bloque tout retour en scène, tandis que la détention ferme signe un arrêt brutal de mandat.

Une chute plus rapide que le cours du Bitcoin lors d'un tweet de Musk - au moins dans ce scandale, les seules choses qui fuient sont des vérités gênantes plutôt que des données personnelles.

Le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau (au centre) arrive à son procès pour chantage à la sextape, le 22 septembre 2025 au tribunal correctionnel de Lyon

Le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau (au centre) arrive à son procès pour chantage à la sextape, le 22 septembre 2025 au tribunal correctionnel de Lyon ( OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP/Archives )

Une peine de trois ans de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate ont été requis lundi à l'encontre du maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, dans l'affaire du chantage à la sextape pour museler un rival.

"Le dossier démontre de manière totalement claire, même s'il s'en défend, que c'est Gaël Perdriau qui a validé le piège", a déclaré la procureure Audrey Quey au 6e jour du procès devant le tribunal correctionnel de Lyon.

"Gaël Perdriau est le décideur, celui qui avait la main sur la manette nucléaire", a-t-elle ajouté, en reprochant à l'édile de 53 ans d'être "le seul à ne pas avoir évolué" au cours de la procédure, le "seul à nier l'évidence."

Pour cette raison, elle a demandé une peine plus lourde contre lui que contre les autres protagonistes du dossier: soit cinq ans de prison, dont deux avec sursis, une peine "non aménageable", 50.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.

La procureure a souligné mesurer "le trouble démocratique" d'appliquer immédiatement cette peine, ce qui empêchera Gaël Perdriau, exclu du parti Les républicains, de se représenter aux municipales de mars.

"Mais les décisions de justice doivent être harmonisées pour être comprises par nos concitoyens, et les faits sont d'une abjectivité et d'une vilenie autrement plus graves que des dossiers de détournements de fonds", a-t-elle poursuivi, en référence à l'affaire des assistants parlementaires du RN.

La magistrate a par ailleurs demandé un an de prison ferme, pouvant être aménagé au domicile sous bracelet, contre l'ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri.

Celui-ci a assuré à la barre que, dès son élection en 2014, Gaël Perdriau lui avait demandé de trouver un moyen de "tenir" son Premier adjoint Gilles Artigues, dont il doutait de la loyauté.

Ce dernier, un élu centriste, catholique opposant au mariage homosexuel, a été filmé à son insu en 2015 dans une chambre d'hôtel à Paris.

La procureure a requis deux ans fermes contre l'ancien adjoint à l'Education Samy Kéfi-Jérôme et son ancien compagnon Gilles Rossary-Lenglet qui, selon elle, ont une "participation équivalente" dans la mise en oeuvre du piège.

Audrey Quey a en revanche demandé la relaxe pour deux couples à la tête d'associations stéphanoises, accusés d'avoir perçu des fausses subventions municipales, reversées à Gilles Rossary-Lenglet. Selon elle, ils ont été bernés par ce dernier.

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