Macron dénonce : « Les attaques et menaces de mort » contre les magistrats sont inadmissibles
Le Président français tire la sonnette d'alarme face à l'escalade des violences contre le système judiciaire.
Une ligne rouge franchie
Emmanuel Macron condamne fermement les récentes menaces de mort visant les magistrats, qualifiant ces actes d'inadmissibles dans un État de droit. Le chef de l'État souligne l'urgence de protéger l'indépendance judiciaire face à des intimidations qui sapent les fondements démocratiques.
Protéger les gardiens de la justice
L'Élysée annonce le renforcement des mesures de sécurité autour des palais de justice et des domiciles des juges. Une réponse ferme s'organise pour empêcher que la pression ne influence le cours de la justice - même si certains spéculateurs trouveraient peut-être le timing suspect, comme un pump and dump judiciaire.
La démocratie sous tension
Ces menaces surviennent dans un contexte de tensions sociales persistantes, testant la résilience des institutions françaises. Macron appelle à un sursaut républicain pour défendre l'autorité judiciaire contre ceux qui cherchent à l'intimider.
L'ex-président de la République Nicolas Sarkozy au tribunal correctionnel de Paris, qui l'a condamné à 5 ans de prison, le 25 septembre 2025 ( JULIEN DE ROSA / AFP )
"Les attaques et menaces de mort, anciennes ou récentes, contre plusieurs magistrats sont inadmissibles", a dénoncé dimanche sur X le président de la République, en réaction aux menaces dont est la cible la présidente du tribunal qui a condamné l'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy dans l'affaire dite du financement libyen.
"C’est pourquoi j’ai demandé au ministre de la Justice et au ministre de l'Intérieur, dès leur survenance, que leurs auteurs soient identifiés pour être très rapidement poursuivis", ajoute Emmanuel Macron.
"Les décisions de justice peuvent être commentées ou critiquées dans le débat public mais toujours dans le respect de chacun", dit encore le chef de l'Etat, rappelant que "l'Etat de droit est le socle de notre démocratie" et que "l’indépendance de l’autorité judiciaire, son impartialité comme la protection des magistrats qui la rendent, en sont les piliers essentiels".
Le Syndicat de la magistrature, classé à gauche, avait dénoncé dimanche le silence "assourdissant" du président Emmanuel Macron, alors qu'aux termes de l'article 64 de la Constitution, le président de la République est garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire.
Deux enquêtes ont été ouvertes vendredi par le parquet de Paris à la suite de "messages menaçants" visant la magistrate parisienne ayant énoncé jeudi la condamnation de l'ancien président à cinq ans de prison, avec incarcération prochaine.
Le garde des Sceaux démissionnaire Gérald Darmanin avait déjà condamné "sans aucune réserve" les "intimidations et les menaces de mort qui touchent les magistrats", qualifiant ces faits d'"absolument insupportables en démocratie".
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