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Villepin alerte : les critiques contre la justice après la condamnation Sarkozy sont "dangereuses pour la démocratie"

Villepin alerte : les critiques contre la justice après la condamnation Sarkozy sont "dangereuses pour la démocratie"

Published:
2025-09-28 02:07:51
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L'ancien Premier ministre monte au créneau - et ça décoiffe.

Le système judiciaire sous pression

Dominique de Villepin sort de son silence avec un avertissement cinglant. Les attaques répétées contre l'institution judiciaire française franchissent une ligne rouge. Sa mise en garde résonne comme un coup de tonnerre dans le paysage politique hexagonal.

Un précédent inquiétant

L'affaire Sarkozy n'est qu'un épisode dans une tendance plus large. L'ancien chef du gouvernement pointe du doigt une dérive préoccupante : la remise en cause systématique des décisions de justice devient monnaie courante. Comme ces traders qui contestent chaque correction de marché - jusqu'à ce que la SEC leur rappelle les règles du jeu.

L'indépendance judiciaire en jeu

Les institutions démocratiques montrent des signes de faiblesse face aux assauts politiques répétés. Villepin souligne l'urgence de préserver ce pilier fondamental de notre République. Parce qu'une justice affaiblie, c'est une démocratie qui vacille - et ça, aucun plan de relance ne peut le compenser.

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, le 4 avril 2025 à Paris

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, le 4 avril 2025 à Paris ( JOEL SAGET / AFP/Archives )

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a fustigé dimanche sur RTL les "reproches adressés" à la justice après la condamnation de Nicolas Sarkozy, les jugeant "dangereux pour la démocratie".

Tout en répétant plusieurs fois "refuser de commenter une décision de justice", M. de Villepin a dénoncé les critiques contre l'autorité judiciaire émises par des responsables politiques de droite et d'extrême droite, et par Nicolas Sarkozy lui-même, dans la foulée de sa condamnation jeudi.

"Que l'on s'interroge sur la décision, c'est une chose, que l'on remette en cause l'indépendance de la justice, que l'on critique la justice en tant qu'autorité judiciaire, cela me paraît (...) inacceptable", a déclaré M. de Villepin, rival historique de Nicolas Sarkozy à droite, avant que ce dernier remporte la présidentielle de 2007.

"Il faut que nous soyons exigeants pour éviter que les critiques puissent ouvrir la voie à une remise en cause de notre système institutionnel, de notre système d'Etat de droit", a martelé l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac, qui ne cache pas ses intentions pour 2027.

Dans la foulée de sa condamnation, Nicolas Sarkozy a dénoncé dans la presse un "complot" et estimé que "toutes les limites de l'Etat de droit" avaient "été violées".

Plusieurs responsables politiques de la droite, mais aussi de l'extrême droite, comme Marine Le Pen, ont remis en cause l'impartialité des magistrats.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné jeudi Nicolas Sarkozy à cinq ans d'emprisonnement avec incarcération prochaine pour avoir "laissé ses plus proches" démarcher la Libye de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne victorieuse de 2007.

D'après les juges, ces "rencontres occultes" de Claude Guéant et Brice Hortefeux avec un haut dignitaire libyen fin 2005 "n'ont de sens" que par "la nécessité d'obtenir des fonds" pour la campagne Sarkozy, à une époque où l'intéressé n'"avait alors, dans le contexte de sa rivalité avec Dominique de Villepin, aucune certitude d'être investi par son parti et bénéficiaire de son soutien financier".

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