David Sacks accusé de conflits d’intérêts : il nie en bloc et clame « Il n’y a rien à révéler »
Le scandale éclate en pleine lumière. David Sacks, figure incontournable de la tech, se retrouve au cœur d'une tempête médiatique. Des allégations de conflits d'intérêts menacent d'écorner sa réputation. Sa réponse ? Un déni catégorique.
Le mur du silence
Face aux questions pressantes, Sacks oppose un front uni. « Il n'y a rien à révéler », martèle-t-il, refusant toute ouverture. Cette stratégie du déni pur et simple laisse les observateurs sur leur faim. Dans les couloirs de la Silicon Valley, les spéculations vont bon train. Que cache réellement ce silence ? Une opacité qui, dans le monde de la finance traditionnelle, passerait pour un classique mardi.
Un précédent qui interroge
L'affaire rappelle les travers d'un système où les portes tournantes entre régulateurs et régulés sont monnaie courante. Une pratique que la finance décentralisée, par sa transparence native, s'évertue justement à rendre obsolète. Ici, pas de FSA à amadouer, seulement un code immuable et un ledger public.
La confiance, nouvelle monnaie rare
Cet épisode souligne un fossé grandissant. D'un côté, l'ancien monde où la parole d'un homme fait office de preuve. De l'autre, l'écosystème crypto, où la confiance n'est pas accordée, mais vérifiée à chaque bloc. La question reste entière : à qui ferez-vous confiance, à une promesse ou à une preuve cryptographique ?
Une enquête de cinq mois du New York Times sur David Sacks
Le New York Times a publié le 30 novembre un article dénonçant des conflits d'intérêts potentiels chez David Sacks. Après avoir enquêté 5 mois sur son cas, le journal reproche aud'avoir conservé 708 investissements dans la tech (dont 449 liés à l'IA et 20 aux cryptomonnaies) tout en ayant le pouvoir d'influencer les politiques gouvernementales qui peuvent directement augmenter leur valeur.
Parmi les griefs que cite le quotidien américain : David Sacks a notamment donné son soutien au GENIUS Act sur les stablecoins ; alors que BitGo, une fintech dans la DéFi et les crypto qu'il a en portefeuille, se préparait en même temps à.
L'article mentionne aussi son rôle dans l'assouplissement des restrictions sur les exportations de puces, qui pourrait générer 200 milliards de dollars de ventes supplémentaires pour des fabricants comme Nvidia.
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David Sacks a réagi sur X en partageant notamment une lettre de 6 pages rédigée par Clare Locke, son cabinet d'avocats spécialisé en diffamation. Il accuse le Times d'avoir mobilisé cinq reporters.
Chaque fois que nous démentions une accusation, le New York Times passait à l'allégation suivante. C'est pour ça que cette histoire s'est éternisée pendant cinq mois. (...) Quiconque lit attentivement l'article peut constater qu'ils ont assemblé un tas d'anecdotes qui ne corroborent pas le titre.
Selon lui, les enquêteurs se sont acharnés :
Malgré leurs changements constants de position, le New York Times n'a jamais voulu revoir sa position initiale et admettre que je n'avais aucun conflit d'intérêts à révéler.
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En plus de dénoncer que le New York Times ait « inventé de toutes pièces un dîner avec un PDG d'une grande entreprise technologique », mais aussi « des promesses infondées au Président »,repose sur des désinvestissements.
Avant sa prise de fonction, lui et Craft Ventures, sa société de capital-risque,, dont du Bitcoin, de l'Ether, du Solana, ainsi que des actions Coinbase et Robinhood. En juin, il a aussi cédé ses participations dans xAI, Meta, Amazon et Taiwan Semiconductor Manufacturing.
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Selon des lettres de dérogation éthique fournies par ses avocats, il avait désinvesti plus de 99 % de ses avoirs susceptibles de créer des conflits, les participations restantes représentant moins de 0,1% du total.
Ainsi, la lettre de Clare Locke accuse le journal d'avoir « ignoré délibérément » ces informations pour maintenir sa narration. Le New York Times n'a pas encore répondu publiquement à ces accusations.
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Après une formation en journalisme, j’ai travaillé quelques années en presse généraliste avant de découvrir le monde de la finance personnelle et de la bourse. Tombée dans les cryptos depuis 2020, je suis particulièrement intéressée par le décryptage des actualités qui influencent les marchés cryptos. Mon objectif ? En apprendre toujours plus à mes lecteurs en fournissant l’information la plus précise et la plus juste possible.
Justine Ferrari
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