BTCC / BTCC Square / 99bitcoinsFR /
Ethereum conquiert les entreprises, mais Saylor résiste encore

Ethereum conquiert les entreprises, mais Saylor résiste encore

Published:
2025-08-10 14:13:23
18
2

Le géant des smart contracts séduit Wall Street—mais le maxi-bull du Bitcoin reste allergique à l'ETH.

Malgré la ruée des institutions vers la blockchain programmable, Michael Saylor campe sur ses positions bitcoiniennes. Un pur jeu d'ego ?

Les DApp enterprise explosent, les stablecoins dominent—et pourtant, le roi des maximalistes crypto reste de marbre. Cherchez l'erreur.

Closer cynique : 'Quand les banquiers tradi adoptent enfin la DeFi... c'est pour recréer exactement le même système, mais avec des gas fees.'

Le phénomène des trésoreries Ethereum

Il y a un an à peine, fin 2024, à peine 116 000 eth figuraient sur les bilans des entreprises publiques. Aujourd’hui ?, soit près de 3,5 milliards de dollars, reposent dans leurs coffres.

Pourquoi ce soudain appétit ? D’abord,: après des années à observer la stratégie “Bitcoin only” de Strategy, certaines entreprises ont choisi de répartir leurs risques. Ensuite, le rendement : avec un staking offrantannuel, l’ETH devient non seulement une réserve de valeur, mais aussià générer du revenu passif. Les plus audacieux y ajoutent une couche de DeFi, multipliant les stratégies de prêt et de farming.

Certaines sociétés, comme la fintech européenne BlueNova ou le conglomérat asiatique NeoSpark, expliquent qu’elles y voient “un actif stratégique pour participer au Web3 et aux services décentralisés”. D’autres, plus pragmatiques, y voientcontre la volatilité du bitcoin ou un ticket d’entrée dans la finance programmable.

Mais cette productivité a un prix :aux risques techniques, aux hacks et à la réglementation. Pour Saylor, c’est un compromis dangereux : “Quand vous mettez vos actifs au travail, vous les exposez à une perte. Un Bitcoin qui ne bouge pas reste un Bitcoin.”

Saylor, fidèle au roi Bitcoin

Chez Strategy,: zéro staking, zéro altcoin,L’entreprise détient aujourd’hui 628 791 BTC, soitde dollars, et reste le plus gros détenteur public au monde.

Il aime rappeler que la domination de Bitcoin dépasse les 60 % du marché, et que le nombre d’entreprises publiques ayant adopté btc est passé de 60 à plus de 160 en six mois. Sa conviction ?en performance, car il représente “le capital numérique ultime”.

Cette fidélité au BTC s’explique aussi par son expérience : depuis 2020, chaque cycle d’accumulation a renforcé la valeur du portefeuille de Strategy, et chaque correction a été vue comme une opportunité d’achat. Dans son esprit, ajouter de l’ETH reviendrait à diluer la puissance d’une stratégie qui, jusqu’ici,

If you don't stop buying Bitcoin, you won't stop making Money. pic.twitter.com/G9S2gPO1t8

— Michael Saylor (@saylor) August 10, 2025

Deux visions, un même horizon

Le match est fascinant :

  • Bitcoin, actif inerte, mais inattaquable, pensé comme une forteresse de valeur.
  • Ethereum, actif productif et flexible, mais plus vulnérable aux soubresauts technologiques et réglementaires.

Les institutions avancent désormais sur une crête :Purisme ou innovation ? Les partisans d’Ethereum affirment que sa capacité à générer du rendement et à s’intégrer dans les systèmes financiers décentralisés le rend plus “vivant” que le BTC. Les maximalistes Bitcoin rétorquent qu’un actif qui rapporte un intérêt est forcément exposé à un risque de contrepartie, et que

I went looking for gold… and found something better. pic.twitter.com/ve3ZQaNol6

— Michael Saylor (@saylor) August 9, 2025

Et demain ?

À horizon cinq ans, certains analystes voient la part d’ETH dans les trésoreries d’entreprise grimperdu total des actifs crypto détenus publiquement, contre à peine 5 % aujourd’hui. Dans un scénario extrême, BTC et ETH pourraient cohabiter comme deux piliers complémentaires : l’un comme réserve dure, l’autre comme actif productif.

Mais si l’on demande à Michael Saylor, la réponse est simple : “Ma boussole reste le Bitcoin.” Pour lui, l’ETH peut bien séduire une partie du marché, Bitcoin finira par absorber la majeure partie de la valeur, comme l’or l’a fait face à l’argent au siècle dernier.

Et si, dans dix ans, le vrai débat n’était pas de savoir, mais comment ces deux actifs auront ensemblede la trésorerie d’entreprise ?

Sur le même sujet :

  • Crypto debanking : Trump dégaine un décret… mais Wall Street s’en fiche
  • Pi Network : forte hausse et signaux au vert
  • La SEC rétablit le droit de Ripple à lever des fonds : une victoire qui change tout

|Square

Obtenez l'application BTCC pour commencer votre expérience avec les cryptomonnaies

Commencer aujourd'hui Scannez pour rejoindre nos + de 100 millions d’utilisateurs