Glencore et Rio Tinto en négociations : la fusion qui pourrait créer un géant minier mondial
Les mastodontes des matières premières sont en pourparlers. Glencore et Rio Tinto discutent d'une transaction qui redessinerait la carte du secteur minier mondial.
Un jeu de pouvoir à l'échelle planétaire
Les rumeurs d'une fusion ou d'un rachat massif font vibrer les marchés. On parle d'une alliance qui créerait une entité d'une puissance inédite, capable de dicter ses conditions sur le cuivre, le fer, l'aluminium et les métaux critiques. Les investisseurs scrutent chaque déclaration, chaque mouvement boursier, anticipant une consolidation historique dans un secteur habitué aux chocs.
Les implications pour les ressources critiques
Une telle fusion ne serait pas qu'une simple opération comptable. Elle placerait le nouvel ensemble en position de force sur les marchés des minerais essentiels à la transition énergétique. Contrôle sur les chaînes d'approvisionnement, influence sur les prix, poids géopolitique accru – les enjeux dépassent largement le cadre financier. Une manœuvre qui arrive à point nommé, alors que la course aux métaux stratégiques s'intensifie.
Le verdict des marchés
Les traders adorent ce genre de spéculation – ça fait bouger les lignes, gonfle les volumes et donne l'illusion que quelque chose d'intelligent se trame dans les salles de conseil. Entre deux cafés, on parie sur la prime offerte, la réaction des régulateurs et la taille du bonus des banquiers d'affaires qui orchestreront le ballet. Parce qu'en finance, une mega-fusion, c'est souvent le signe qu'on a épuisé toutes les idées pour créer de la valeur organiquement.
Une nouvelle ère pour l'industrie minière se profile. Reste à savoir si les régulateurs laisseront naître un tel colosse, et à quel prix pour la concurrence.
Le logo du négociant en matières premières Glencore L'action Gl...Glencore bondit, Rio Tinto négocie un rachat qui créerait un géant minier
Le logo du négociant en matières premières Glencore
L'action Glencore bondit vendredi et Rio Tinto recule en Bourse, les deux groupes ayant annoncé tard jeudi avoir entamé des pourparlers en vue d'un rachat du premier par le second, un accord qui donnerait naissance au premier groupe minier mondial, pour une valorisation de près de 207 milliards de dollars.
Les deux groupes britanniques ont annoncé tard jeudi que l'opération impliquerait a priori un rachat de "certaines ou toutes" les actions Glencore par Rio Tinto.
Ils n'ont pas précisé s'il y aurait une prime de rachat ni qui dirigerait la société fusionnée.
A Londres, vers 08h25 GMT, Glencore prend 6,77%, tandis que Rio Tinto abandonne 3,10%.
"La structure d'une éventuelle fusion entre ces deux sociétés n'est pas claire et serait probablement complexe, mais nous pensons qu'il existe un moyen de créer une valeur significative pour les deux", ont écrit les analystes de Jefferies.
Les entreprises ont déclaré qu'il n'y avait aucune certitude quant à la conclusion d'un accord ou d'une offre. Selon la législation britannique en la matière, Rio Tinto a jusqu'au 5 février pour faire une offre formelle à Glencore ou pour annoncer ne pas donner suite.
(Clara Denina à London, Scott Murdoch à Sydney; avec Christine Chen à Sydney, Melanie Burton à Melbourne, Shivani Tanna et Sameer Manekar à Bangalore; version française Augustin Turpin, édité par Blandine Hénault)