Cybercriminalité en Afrique : Interpol annonce plus de 1 200 arrestations dans une opération coup de poing
Interpol démantèle un réseau cybercriminel majeur à travers l'Afrique—une frappe coordonnée qui envoie un message brutal aux acteurs malveillants.
L'offensive panafricaine
Plus de 1 200 suspects interpellés dans une opération transfrontalière massive. Les autorités ciblent les escroqueries financières, le phishing et les infrastructures illicites—frappant au cœur des réseaux criminels.
La traque numérique
Interpol mobilise ses unités cybernétiques pour tracer les flux financiers illicites et identifier les plateformes compromises. Les arrestations couvrent 25 pays—preuve que la collaboration internationale porte ses fruits contre la cybermenace.
Répercussions financières
Les groupes criminels perdent des millions en revenus illicites—une perturbation bienvenue pour les investisseurs légitimes, qui en ont assez de voir les cryptos associées aux arnaques. Parce que même dans l'espace digital, le crime ne paie pas—sauf peut-être en frais juridiques.
Un vaste coup de filet contre la cybercriminalité en Afrique a mené à 1.209 interpellations et près de 100 millions de dollars recouvrés, indique Interpol vendredi ( OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP/Archives )
Arnaque à l'héritage, minage illégal de cryptomonnaie: un vaste coup de filet contre la cybercriminalité en Afrique a mené à 1.209 interpellations et près de 100 millions de dollars recouvrés, indique Interpol vendredi.
L'opération nommée "Serengeti 2.0", menée entre juin et août, a impliqué 18 pays d'Afrique et le Royaume-Uni, et a été coordonnée par l'organisation internationale de police criminelle, précise-t-elle dans un communiqué.
Au total, près de 88.000 victimes ont été recensées, 97,4 millions de dollars (environ 84 millions d'euros) récupérés et 11.432 infrastructures malveillantes démantelées.
Parmi les affaires résolues, les autorités angolaises ont fermé 25 centres de minage de cryptomonnaies, dans lesquels des opérateurs chinois validaient illégalement des transactions sur la blockchain.
Les équipements confisqués en Angola sont estimés à 37 millions de dollars, une somme que le gouvernement du pays souhaite utiliser pour financer la distribution d'électricité dans certaines zones, rapporte Interpol.
En Zambie, les enquêteurs se sont attaqués à un réseau responsable d'une arnaque en ligne à l'investissement, identifiant 65.000 victimes ayant perdu au total 300 millions de dollars.
Une opération en Côte d'Ivoire a montré que "l'une des fraudes en ligne les plus anciennes", les escroqueries liées aux héritages, continue de rapporter gros aux organisations criminelles.
Les victimes étaient incitées à payer des frais pour réclamer de faux héritages, avec un préjudice total estimé à 1,6 million de dollars.
La police ivoirienne a notamment arrêté le principal suspect de cette arnaque transnationale et opéré d'importantes saisies, dont du matériel électronique, de l'argent liquide et des véhicules.
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