Extinction Rebellion frappe encore : nouvelle action choc contre les institutions financières à Oslo
Les activistes climatiques d'Extinction Rebellion ont une fois de plus pris pour cible le cœur financier de la capitale norvégienne. Cette nouvelle opération coup de poing vise à dénoncer l'inaction des banques et assureurs face à l'urgence écologique.
Méthodes disruptives
Blocages de sièges sociaux, happenings spectaculaires et messages percutants—les militants utilisent des tactiques non-violentes mais hautement visibles pour forcer le débat. Leur objectif ? Pousser les géants de la finance à désinvestir des énergies fossiles.
Réactions en cascade
Les institutions concernées minimisent l'impact tout en augmentant leur sécurité—une dépense supplémentaire qui fera sans doute grimper leurs frais généraux. Comme si protéger leur image devenait plus urgent que protéger la planète.
Le mouvement ne montre aucun signe d'essoufflement. Oslo n'est qu'une étape dans une stratégie internationale de pression sur les acteurs financiers. Reste à voir si les comptes en banque des pollueurs résisteront aussi bien que les militants à l'épreuve du temps.
La militante suédoise Greta Thunberg et des membres d'Extinction Rebellion bloquent l'accès au siège social de la banque DNB à Oslo, le 22 août 2025 en Norvège ( Stian Lysberg Solum / NTB/AFP )
Greta Thunberg et des militants pour le climat ont momentanément bloqué vendredi à Oslo l'accès à la banque centrale norvégienne et investi le siège de la banque DNB, exigeant de la première qu'elle se désengage des entreprises soutenant la politique israélienne et de la seconde qu'elle sorte des énergies fossiles.
Cette action coup de poing s'inscrit dans une campagne de désobéissance civile du groupe Extinction Rebellion, censée durer une dizaine de jours et qui vise à peser sur la campagne électorale avant les législatives prévues en Norvège le 8 septembre.
Premier producteur de pétrole et de gaz d'Europe occidentale, le pays scandinave est régulièrement mis en cause pour sa production d'hydrocarbures qui contribue au changement climatique mais à laquelle aucun grand parti n'envisage actuellement de mettre fin.
En milieu de matinée, un responsable de la police d'Oslo a indiqué à l'AFP que la plupart des militants avaient été déplacés.
Quelques heures plus tôt, des membres d'Extinction Rebellion et d'un groupe pro-palestinien avaient bloqué les accès au bâtiment de la Banque de Norvège, qui chapeaute le puissant fonds souverain du pays.
Dans un communiqué, ils ont accusé la banque centrale d'être encore présente, via le fonds souverain, au capital d'entreprises "qui soutiennent l'occupation illégale et le génocide en Palestine".
D'autres militants ont envahi et occupé le hall d'entrée de la principale banque norvégienne, DNB, pour exiger qu'elle cesse de financer le développement d'énergies fossiles.

"DNB est la banque nordique qui investit le plus d'argent dans le pétrole et le gaz, presque trois fois plus que la deuxième", a affirmé une des militantes, Lea Wiggen, citée dans le communiqué.
"Quand nous réclamons une sortie des énergies fossiles, cela concerne aussi les entreprises qui investissent dans l'effondrement de notre société", a-t-elle ajouté.
Dans le cadre de leur campagne, les militants d'Extinction Rebellion ont déjà bloqué la plus grande raffinerie norvégienne de pétrole, à Mongstad, située sur la côte ouest du pays, puis la principale artère d'Oslo et une agence de DNB.
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