Le gouvernement soumettra "en novembre" au Parlement la suspension de la réforme des retraites - Une décision cruciale qui fait trembler les marchés
Le gouvernement français prépare un coup de théâtre politique qui pourrait bien secouer les équilibres économiques. En novembre, le Parlement sera saisi d'une proposition explosive : la suspension pure et simple de la réforme des retraites.
Un calendrier serré
Novembre s'annonce comme le mois de tous les dangers pour la stabilité financière. Alors que les crypto-monnaies continuent leur ascension fulgurante, cette décision gouvernementale risque de créer des vagues dans l'océan déjà agité des marchés financiers.
Les retraites à l'ère numérique
Ironie du sort : pendant que les gouvernements s'épuisent à réformer des systèmes de retraites obsolètes, les investisseurs crypto accumulent des gains qui rendent ces débats presque dérisoires. Les portefeuilles digitaux performent pendant que l'État cherche désespérément des solutions - un contraste qui ne manquera pas d'alimenter les discussions.
La suspension n'est qu'un répit temporaire dans une bataille plus large, une pause stratégique qui laisse entrevoir des tensions plus profondes sur la viabilité des modèles économiques traditionnels.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu le 15 octobre 2025 à l'Assemblée nationale à Paris ( Alain JOCARD / AFP )
Le gouvernement soumettra en "novembre" au Parlement un amendement proposant la suspension de la réforme des retraites jusqu'à l'élection présidentielle de 2027, a affirmé mercredi Sébastien Lecornu.
"Il faut que le gouvernement dépose un amendement au projet de loi de finances pour la Sécurité sociale dès le mois de novembre", a déclaré le Premier ministre à l'Assemblée nationale, lors de sa première séance de questions au gouvernement.
Il répondait au chef de file des députés Horizons Paul Christophe pour qui cette suspension "est d'une dangereuse facilité" compte tenu de la démographie, dont "nous payerons tôt ou tard le prix".
Le gouvernement propose de mettre en pause jusqu'à la présidentielle le recul progressif à 64 ans de l'âge de départ, ainsi que la durée de cotisation, obtenant en échange une non censure immédiate des socialistes.
Avec cet amendement gouvernemental, "ce sera au Parlement de le décider, et donc à chacune et chacun, ici, dans la plus grande clarté, de porter ses convictions (...) en disant ce que vous souhaitez pour les retraites, non seulement pour aujourd'hui, mais, n'ayons pas peur aussi, pour demain", a complété le Premier ministre.
Entendue par la commission des Finances de l'Assemblée nationale mardi soir, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin avait affirmé que la suspension ferait l'objet d'un "amendement" au projet de budget de la Sécurité sociale.
Mais le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou au journal de 20H sur France 2 avait semé le doute en évoquant une loi, sans dire si elle serait spécifique.
Le coordinateur de LFI Manuel Bompard avait alors souhaité sur X "y voir clair sur la manière" de faire passer la suspension, estimant que "le gouvernement a l'intention de rouler le PS (et les Français)".
"S'il s'agit d'un amendement, alors la seule manière de laisser passer ce décalage sera de voter le budget de la Sécurité sociale le plus brutal de ces 30 dernières années et donc d’avaliser toutes les mesures iniques qu’il contient", avait-il pointé.
Le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel a affirmé qu'il demandait pour sa part au gouvernement qu'il "s'engage sur une loi spécifique" si le PLFSS n'était "pas adopté" ou "dépassait les 50 jours" d'examen prévus pour ce texte.
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