La Bourse de Paris explose de 2,53% : LVMH en fusée et taux en chute libre !
Paris s'embrase pendant que Wall Street somnole - les investisseurs français démontrent comment on fait monter la température.
Le CAC 40 défie la gravité
Une bouffée d'oxygène souffle sur la place parisienne avec un bond spectaculaire de 2,53%. Les traders retrouvent le sourire après des semaines de tension sur les marchés obligataires.
LVMH : le luxe n'a pas de prix
Le géant du luxe s'envole littéralement, dopé par des résultats qui font pâlir d'envie les concurrents. Pendant ce temps, les taux d'intérêt se détendent enfin - les banques centrales semblent avoir compris que trop serrer la vis étouffe l'économie.
La finance traditionnelle découvre l'optimisme
Les investisseurs institutionnels sortent enfin leur tête du sable, réalisant que les actifs risqués peuvent parfois... rapporter. Une révolution pour certains, une évidence pour les crypto-adeptes qui naviguent ces volatilités depuis des années.
Paris brille, le luxe triomphe, et les taux respirent - preuve que même la vieille Europe sait parfois surprendre. Les traders traditionnels découvrent enfin ce que signifie une vraie performance, pas juste un modeste +0,3% qui justifie des bonus annuels.
La Bourse de Paris s'envole de 2,53% mercredi matin. ( Kiran RIDLEY, Kiran RIDLEY / AFP/Archives )
La Bourse de Paris s'envole de 2,53% mercredi matin, sur fond de détente des taux obligataires et d'envolée du leader mondial du luxe LVMVH, poids lourd du CAC 40, après des ventes légèrement meilleures qu'attendu.
L'indice vedette CAC bondissait de 200,19 points, soit une très forte hausse de 2,53% à 8.119,81 points vers 10H00.
Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt des emprunts d'Etat français a dix ans, qui s'est déjà nettement détendu mardi (3,39% à la clôture), baissait de nouveau, à 3,37% vers 10H00. Son équivalent allemand était à 2,59% après 2,61% la veille.
L'écart entre les deux taux d'intérêt, appelé "spread", était ainsi de 0,78%, ou 78 points de base. Il avait atteint 89 points de base après l'annonce surprise de la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu le 6 octobre.
A la cote, LVMH affichait une progression de 12,89% à 601,50 euros l'action et faisait profiter ses concurrents du secteur du luxe : Kering gagnait 6,29% à 317,70 euros et Hermès 7,45% à 2.177,00 euros.
Après plusieurs mois de ralentissement des ventes de LVMH, elles ont atteint 18,3 milliards d'euros au troisième trimestre (-4% sur un an), "0,6% au-dessus du consensus" du marché, commente Adam Cochrane, analyste de Deutsche Bank.
"Les ventes à taux de change constants ont toutefois progressé de +1%, mieux que ce à quoi s'attendait le marché (-1%), malgré un effet de change défavorable", précise-t-il.
"LVMH a donné un coup de pouce au secteur après avoir annoncé une croissance organique (qui ne tient pas compte des acquisitions, des cessions ou des effets de change, NDLR) pour la première fois cette année", commente Neil Wilson, de Saxo Markets.
Ailleurs à la cote parisienne, le secteur des télécommunications était lui aussi sous le feu des projecteurs après que les trois opérateurs français Bouygues Telecom, Orange et Free ont annoncé avoir déposé une offre commune de rachat de leur concurrent SFR pour 17 milliards d'euros, première offre officielle depuis la restructuration de la dette colossale de sa maison mère Altice France.
L'offre pourrait aboutir à une reconfiguration totale du marché français des télécoms.
Bouygues voyait son action s'envoler de 8,91% à 42,17 euros et Orange de 3,32% à 14,02 euros.
La hausse des actifs français est aussi permise "grâce à l'espoir d'un compromis budgétaire", commente Jim Reid, économiste de Deutsche Bank.
La proposition par Sébastien Lecornu de suspendre la réforme des retraites jusqu'à l'élection présidentielle de 2027 pour éviter la censure agit comme un "catalyseur", ajoute l'économiste.
Cette décision coûtera toutefois "400 millions d'euros en 2026 et 1,8 milliard en 2027" et devra être "compensée par des économies", a prévenu le Premier ministre mardi lors de son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale.
"Même si cela pèse sur la soutenabilité de la dette, les marchés ont été rassurés, y voyant une garantie de stabilité politique", poursuit Jim Reid.