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L’Arcom saisit le traitement de la condamnation de Sarkozy sur CNews : Un séisme médiatique qui ébranle les fondations

L’Arcom saisit le traitement de la condamnation de Sarkozy sur CNews : Un séisme médiatique qui ébranle les fondations

Published:
2025-09-30 04:08:01
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Le régulateur des médias français frappe fort - et tout le monde regarde.

La main lourde de l'Arcom

L'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle déploie ses griffes sur le traitement médiatique de l'ancien président. CNews se retrouve sous microscope, scrutant chaque seconde d'antenne consacrée à l'affaire judiciaire.

Un précédent dangereux pour les crypto-médias

Les plateformes d'information financière retiennent leur souffle. Si les régulateurs peuvent dicter le traitement de l'actualité politique, qui les empêchera demain d'intervenir sur la couverture des mouvements de marché ? Les stablecoins gouvernementaux ne sont peut-être plus une fiction.

L'équilibre entre information et régulation

La ligne rouge entre liberté éditoriale et contrôle institutionnel s'amincit chaque jour. Les rédactions digitales observent la scène avec une nervosité palpable - après tout, dans la finance décentralisée comme dans les médias, trop de régulation tue l'innovation.

Ironie du sort : pendant que l'Arcom surveille les ondes, les traders surveillent leurs portefeuilles - parce qu'en matière de condamnations, seules celles du marché nous intéressent vraiment.

L'Arcom, régulateur de l'audiovisuel et du numérique, a reçu plusieurs signalements liés au traitement par la chaîne CNews de la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l'affaire du financement libyen

L'Arcom, régulateur de l'audiovisuel et du numérique, a reçu plusieurs signalements liés au traitement par la chaîne CNews de la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l'affaire du financement libyen ( Lionel BONAVENTURE / AFP/Archives )

L'Arcom, régulateur de l'audiovisuel et du numérique, a reçu plusieurs signalements liés au traitement par la chaîne CNews de la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l'affaire du financement libyen, a appris l'AFP mardi auprès de l'instance.

L'autorité de régulation n'a pas souhaité donner plus de précisions sur le nombre de saisines, qui doivent à présent être instruites pour décider des suites éventuelles de la procédure.

Garante notamment de la rigueur du traitement de l'information, l'Arcom dispose, en cas de lancement effectif d'une procédure, d'un arsenal très large de mesures allant d'une lettre de rappel à des sanctions pécuniaires.

Sur X, le député LFI Aurélien Saintoul a rendu publique sa lettre de saisine de l'Arcom dans laquelle il accuse CNews "de manquements graves à ses obligations d'honnêteté" dans sa couverture de la condamnation de l'ancien président pour association de malfaiteurs.

Le député s'est notamment ému d'un bandeau affiché à l'antenne le 25 septembre, quelques heures après l'annonce du jugement, et intitulé : "Nicolas Sarkozy face à un procès politique". Une affirmation "sans nuance ni guillemets" qui reprend, selon M. Saintoul, "l'élément de langage partisan selon lequel la justice n'aurait pas été impartiale avec Nicolas Sarkozy".

Sollicitée par l'AFP, la chaîne d'info, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, n'a pas réagi dans l'immédiat.

Le 25 septembre, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison avec incarcération prochaine pour avoir "laissé ses plus proches" collaborateurs démarcher la Libye de Mouammar Kadhafi pour financer sa campagne victorieuse de 2007.

M. Sarkozy, qui a fait appel du jugement, a dénoncé une décision "d'une gravité extrême pour l'Etat de droit".

Après la condamnation en mars de Marine Le Pen à quatre ans de prison dont deux ferme dans l'affaire des assistants parlementaires du FN, l'Arcom avait été déjà saisie du traitement de cette décision sur CNews.

Dans une décision rendue publique mi-août, l’instance a estimé que plusieurs émissions de la chaîne "tendaient à mettre en exergue sans mesure, ni modération le caractère supposément indû, voire illégal, de la peine d’inéligibilité" prononcée contre Mme Le Pen, par ailleurs "présentée comme la victime d’un complot judiciaire".

L’Arcom avait fermement appelé la chaîne à faire preuve, à l’avenir, "d’une vigilance accrue" sur le respect de ses obligations légales.

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