En septembre 2025, les investisseurs de Wall Street fuient les actions américaines pour se tourner vers les banques étrangères et les mines d’or
- Pourquoi septembre est-il traditionnellement un mois difficile pour les marchés américains ?
- Quelle stratégie adoptent les grands gestionnaires comme Lazard ?
- Quels sont les secteurs et titres phares de cette rotation ?
- Comment les marchés régionaux réagissent-ils à ces flux ?
- Questions fréquentes sur les mouvements de marché de septembre 2025
Alors que les marchés américains affichent des signes de vulnérabilité historique en septembre, les gestionnaires d'actifs réorientent massivement leurs portefeuilles vers des valeurs internationales sous-évaluées. Cette tendance marquée s'accompagne d'un regain d'intérêt pour les secteurs traditionnels comme la banque européenne et l'or physique.
Pourquoi septembre est-il traditionnellement un mois difficile pour les marchés américains ?
Les données historiques du Dow Jones révèlent que septembre constitue systématiquement le mois le plus volatil pour les principaux indices américains. En 2025, cette tendance s'accentue avec une rotation sectorielle sans précédent vers les marchés internationaux. Le S&P 500, après avoir franchi les 6 500 points fin août, montre déjà des signes d'essoufflement.
Quelle stratégie adoptent les grands gestionnaires comme Lazard ?
Lazard Asset Management a radicalement transformé ses portefeuilles globaux, réduisant son exposition aux technologies américaines au profit de banques européennes et asiatiques, ainsi que de sociétés minières aurifères. Leur ETF International Dynamic Equity (IEQ), évalué à 422 millions de dollars, illustre cette nouvelle orientation avec des positions significatives dans BNP Paribas, Taiwan Semiconductor et Novartis.
Paul Moghtader, responsable chez Lazard, explique cette stratégie : "Les valorisations américaines nous semblent excessives, surtout dans la tech. Nous privilégions désormais des secteurs offrant à la fois des rendements dividendes attractifs et une marge de sécurité."
Quels sont les secteurs et titres phares de cette rotation ?
Les banques européennes dominent cette reconfiguration :
- Société Générale : +94% depuis janvier 2025
- Barclays : +34%
- BNP Paribas : devenue le 5e gestionnaire d'actifs européen après le rachat d'AXA IM
Côté mines d'or, Kinross Gold affiche une performance remarquable (+125%), tandis que Barrick Gold progresse de 72%. Ces positions représentent environ 1% du portefeuille IEQ, servant de couverture contre l'incertitude macroéconomique.
Comment les marchés régionaux réagissent-ils à ces flux ?
Le secteur bancaire européen atteint des niveaux inédits depuis 2008, avec des performances exceptionnelles comme Commerzbank (+100%). À l'inverse, les valeurs médias européennes subissent une pression intense, en particulier dans la publicité, où WPP a vu ses bénéfices chuter de 71% au premier semestre.
Cette redistribution des capitaux s'accompagne d'un recul marqué des technologies américaines, jugées surévaluées face à l'émergence des outils d'IA qui réduisent les barrières à l'entrée dans le développement logiciel.
Questions fréquentes sur les mouvements de marché de septembre 2025
Pourquoi les investisseurs quittent-ils massivement les actions américaines ?
Trois facteurs principaux expliquent cet exode : des valorisations jugées excessives dans la tech, la faiblesse persistante du dollar, et les tensions géopolitiques accrues. Les données historiques montrant la sous-performance traditionnelle de septembre amplifient ce mouvement.
Quelles alternatives offrent les marchés internationaux ?
Les gestionnaires privilégient les banques européennes (dividendes élevés, valorisations raisonnables) et les mines d'or (couverture contre l'inflation et volatilité des devises). Des valeurs asiatiques comme Taiwan Semiconductor bénéficient également de ces réallocations.
Comment les particuliers peuvent-ils suivre cette tendance ?
L'ETF IEQ de Lazard (0,40% de frais) offre une exposition diversifiée à ces thématiques. Pour les investisseurs individuels, il convient cependant de diversifier les risques et de consulter un conseiller financier. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement.