Unicoin et ses dirigeants dans le collimateur de la SEC : 100 millions de dollars d’escroquerie présumée

La SEC frappe fort - Unicoin et trois de ses cadres supérieurs accusés d’avoir orchestré une fraude massive en titres.
Les régulateurs américains n’y vont pas de main morte : l’amende proposée atteint le montant symbolique de 100 millions de dollars. De quoi faire réfléchir à deux fois avant de jouer avec les règles du marché.
Encore une preuve que dans la crypto, quand ça ressemble à une arnaque et que ça sent comme une arnaque... la SEC finit généralement par confirmer que c’en était une. Mais heureusement, l’industrie continue d’innover - pour le meilleur et pour le pire.
Le PDG d’Unicoin a vendu 37,9 millions de ses propres certificats
Les enquêteurs mettent en évidence trois anomalies clés. Premièrement, les dirigeants ont déclaré que les futurs jetons étaient «soutenus par des actifs» par des milliards de dollars de biens et de participations dans les entreprises pré-IPO, même si les actifs de l’entreprise n’étaient qu’une fraction de ce chiffre.
Deuxièmement, ils se sont vantés de vendre plus de 3 milliards de dollars de certificats, tandis que le produit réel n’a jamais dépassé 110 millions de dollars. Troisièmement, ils ont décrit les certificats et les jetons comme «enregistrés par SEC» ou «US enregistrés», bien qu’aucun enregistrement n’ait été déposé.
La plainte accuse également Konanykhin et la compagnie de diriger des offres non enregistrées. Les régulateurs disent que le PDG a vendu plus de 37,9 millions de ses propres certificats de droits, souvent à prix réduit.
Unicoin, Konanykhin, Moschini et Dominguez sont accusés de violation des dispositions antifraude de la Securities Act de 1933 et de la Securities Exchange Act de 1934.
La SEC a demandé au tribunal «une injonction permanente, une irrégulation de gains mal acquis avec intérêt préjudiciable et des sanctions civiles» et ordonne à le trio de servir en tant que dirigeants ou administrateurs de sociétés publiques. L’action recherche également des amendes civiles contre la société elle-même.
Le procès nomme en outre l’avocat général Richard Devlin, alléguant qu’il avait répété de fausses réclamations similaires dans les mémorandums de placement privés. Sans admettre ou nier les allégations, Devlin a accepté un règlement qui impose une injonction permanente et une sanction civile de 37 500 $.
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