Les ménages japonais dépensent plus, mais pas assez : +1,8 % en septembre contre +2,5 % prévu

Tokyo se réveille avec un goût d'inachevé. Les dépenses des ménages nippons grimpent de 1,8 % en septembre—une bouffée d'air pour l'économie, mais loin des 2,5 % escomptés.
Les analystes s'attendaient à un rebond post-été vigoureux. Le résultat ? Un hoquet. La Banque du Japon va devoir ressortir ses vieilles recettes : taux négatifs, QE, et autres placebo monétaires.
Pendant ce temps-là, les crypto-traders rigolent—leurs portefeuilles ont fait +10 % avant le petit-déj'. La politique monétaire, c'est comme un parapluie en papier : ça marche jusqu'à la première averse.
Les dépenses des ménages japonais augmentent moins que prévu par les économistes
La consommation représente plus de la moitié du produit intérieur brut ( PIB) du Japon. Parallèlement, les experts indiquent que, malgré une croissance globalement soutenue dans un contexte inflationniste, le rapport sur le PIB attendu le 17 novembre pourrait révéler une contraction de l'économie au cours des trois derniers mois (jusqu'à septembre), mettant ainsi fin à cinq trimestres consécutifs de croissance.
Des sources proches du dossier, qui ont souhaité rester anonymes, ont évoqué une baisse des exportations et des nouveaux projets de construction de logements dans un contexte de changements réglementaires comme étant les raisons de ce ralentissement économique.
Le suivi de la consommation est essentiel pour déterminer si les ménages s'adaptent à la hausse du coût de la vie. Concernant l'inflation, des analystes ont mené une étude. Ils ont constaté que les niveaux d'inflation se sont maintenus au niveau ou au-dessus de l'objectif de 2 % fixé par la Banque du Japon pendant plus de trois ans, avec une hausse d'un indice des prix clé en septembre.
Concernant l'augmentation des dépenses des ménages japonais, la question importante pour la banque centrale et la nouvelle Première ministre du pays, Sanae Takaichi, est de savoir si les dépenses de consommation continueront à stimuler un cycle économique sain.
« Nous constatons une amélioration des chiffres de consommation par rapport à l'année dernière, car les résultats obtenus durant cette période n'étaient pas bons », a déclaré Takeshi Minami, économiste en chef de l'Institut de recherche Norinchukin. M. Minami a reconnu que les ménages dont un membre travaille stimulent les dépenses, ce qui reflète les effets des primes et des salaires plus élevés.
Concernant la croissance des salaires au Japon, des sources ont indiqué que si les salaires nominaux ont augmenté, les salaires réels, qui tiennent compte de l'inflation, ont chuté de façon drastique jusqu'en septembre de cette année. Cette baisse laisse présager une diminution du pouvoir d'achat des ménages, engendrant un mécontentement parmi les électeurs.
Le soutien gouvernemental est crucial durant cette période pour dynamiser l'économie nationale. C'est pourquoi Takaichi a mis en place un plan de mesures économiques destiné à aider les familles à faire face à l'inflation. Ce plan devrait prendre en charge les factures d'électricité et de gaz pendant tout l'hiver, et prévoit également des aides régionales pour compenser la hausse des coûts.
Par ailleurs, le Parti libéral-démocrate au pouvoir à Takaichi et d'autres grands partis se sont mis d'accord pour alléger la taxe sur l'essence d'ici la fin de l'année.
Le yen reste faible face au dollar, suscitant des inquiétudes au Japon.
Takaichi considère la baisse des prix comme une priorité absolue suite au mécontentement des électeurs envers le PLD lors des récentes élections nationales. Ces derniers ont en effet jugé les efforts de lutte contre l'inflation insuffisants.
Pour répondre à ces préoccupations, le Premier ministre a essentiellement exclu toute distribution cash , une mesure que le PLD avait proposée comme une étape importante avant les élections de juillet.
Takaichi est notamment connue pour son plaidoyer en faveur d'un assouplissement monétaire, ce qui a conduit le marché à anticiper que la Banque du Japon pourrait ne pas se précipiter pour relever les taux d'intérêt.
De plus, elle n’a pas directement appelé la banque centrale à modifier sa politique depuis sa prise de fonctions le mois dernier, et pourtant le yen reste faible face au dollar, se négociant récemment près de son plus bas niveau en huit mois .
Cette situation a suscité des inquiétudes chez certains, qui craignent qu'au lieu detronla demande, la hausse des coûts d'importation liée à la faiblesse de la monnaie n'entraîne une augmentation de l'inflation.
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