Robotaxis : Baidu Apollo Go défie Waymo dans une offensive technologique chinoise

La course aux véhicules autonomes s'intensifie - Baidu positionne son Apollo Go comme le rival direct de Waymo dans la bataille mondiale des robotaxis.
L'offensive chinoise s'accélère
Les entreprises technologiques chinoises déploient des stratégies agressives pour dominer le marché des taxis autonomes. Baidu mène cette charge avec Apollo Go, son service de robotaxi qui concurrence directement le géant américain Waymo.
Une guerre technologique silencieuse
Pendant que les régulateurs occidentaux débattent encore des cadres légaux, les sociétés chinoises déploient - elles avancent rapidement avec des tests à grande échelle dans plusieurs villes majeures. Cette approche pragmatique pourrait donner à la Chine un avantage décisif dans la course à l'autonomie.
Les investisseurs traditionnels continuent de sous-estimer cette révolution - ils préfèrent encore parier sur les constructeurs automobiles classiques plutôt que sur l'avenir du transport autonome.
Les entreprises chinoises se développent à l'échelle mondiale
Alors que les entreprises américaines, menées par Waymo, ont monopolisé l'attention avec leurs véhicules autonomes opérant presque exclusivement aux États-Unis, les entreprises chinoises progressent discrètement de manière significative. Tandis que certaines entreprises américaines commencent à envisager des opportunités à l'étranger, elles se heurteront à la concurrence chinoise, qui a déjà renforcé sa présence internationale.
Apollo Go de Baidu, ainsi que WeRide et Pony AI, mènent davantage de projets de robotaxis qui sont passés des phases de test à des opérations commerciales réelles que leurs concurrents américains.
La plupart de ces progrès ont lieu en Chine, mais ces entreprises s'implantent également dans des villes comme Dubaï, Abou Dabi et Singapour, et prévoient de lancer leurs services en Allemagne, au Royaume-Uni et dans d'autres régions d'Europe.
Il n'est pas simple d'évaluer quelles entreprises de véhicules autonomes sont en tête. Le secteur a connu de nombreux faux départs et des promesses non tenues. Certaines entreprises prometteuses, qui avaient levé des milliards de dollars, se sont effondrées après des accidents ou ont perdu le soutien de leurs investisseurs.
Cependant, le succès de la Chine dans la construction d'une industrie performante de batteries et de véhicules électriques au fil des ans témoigne de la volonté du gouvernement d'investir massivement dans les secteurs qu'il juge stratégiques. Ce tron des véhicules électriques pourrait donner aux entreprises chinoises de véhicules autonomes un avantage concurrentiel sur Waymo et les concurrents américains comme Tesla et Zoox (filiale d'Amazon).
La technologie l'emporte sur les préoccupations liées à l'emploi
Pékin l'a clairement indiqué : les voitures autonomes constituent une priorité nationale. Le gouvernement souhaite que la Chine devienne leader mondial dans ce domaine d'ici 2035.
Selon des sources proches du dossier, les autorisations d'essais pour les robotaxis sont de nouveau délivrées. Les autorités de régulation s'efforcent d'empêcher la Chine de prendre du retard sur les États-Unis dans cette course.
L'année dernière, pendant plusieurs mois, les autorités ont freiné des quatre fers. Elles ont cessé d'autoriser la mise en service de nouvelles voitures autonomes et ont empêché les entreprises de s'implanter dans d'autres villes. La raison ? Les chauffeurs de taxi craignaient de perdre leurs moyens de subsistance.
Mais ces préoccupations ont été mises de côté. Pékin se concentre désormais pleinement sur le maintien de l'avantage concurrentiel de la Chine dans ce qu'elle considère comme un secteur émergent crucial.
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