1,7 million détournés via des faux chèques… tout transformé en Bitcoin !

Un escroc a réussi l'impensable : blanchir 1,7 million d'euros grâce au Bitcoin. Les faux chèques ? Une antique technique recyclée pour l'ère crypto.
### La faille béante du système bancaire
Alors que les banques traditionnelles s'enorgueillissent de leurs protocoles de sécurité, un fraudeur a bypassé leurs contrôles avec l'élégance d'un script kiddie. Le tout pour finir en BTC—la monnaie préférée des cybercriminels depuis 2009.
### Bitcoin, l'ultime outil de blanchiment
Pas besoin de compte offshore ou de valises en carton. Quelques mixers plus tard, l'argent sale se transforme en portefeuille anonyme—merci la blockchain (et bonjour les régulateurs en sueur).
Ironie ultime ? Les victimes ont peut-être financé malgré elles le prochain ATH du Bitcoin. La finance traditionnelle, elle, continue de dormir sur ses lauriers—et ses procédures KYC obsolètes.
Des chèques falsifiés au cœur de l’arnaque
Selon les documents du, Tushal Rathod a créé plusieurs sociétés écrans – notammentet– qui lui ont permis d’ouvrir des comptes bancaires. Il y déposait régulièrement, parfois pour des montants à six chiffres.
Les enquêteurs ont retracé des dizaines de transactions où ces chèques, censés provenir de clients ou de cabinets immobiliers, servaient à masquer l’origine des fonds. Dans un exemple cité dans la plainte, un, présenté comme un paiement légitime, a ensuite permis de récupérer près deavant que la banque ne découvre qu’il était faux.
Ce schéma se répétait : Rathod déposait les chèques, retirait rapidement une partie de l’argent, puis achetait du bitcoin ou le transférait à d’autres complices avant que l’opération ne soit bloquée.
Quand les alertes bancaires ne suffisent pas
Dès 2022, plusieurs banques avaient identifié deset tenté de bloquer ses comptes.,etlui avaient successivement notifié la fermeture de ses accès après avoir constaté que les chèques déposés n’avaient aucune justification crédible.
Les enquêteurs indiquent que les faux chèques étaient utilisés non seulement pour obtenir de l’argent liquide, mais également pour donner une illusion de légitimité lorsqu’ils étaient déposés sur des comptes professionnels. Cette approche rendait la détection difficile pour les établissements bancaires, notamment lorsque les opérations étaient divisées en plusieurs virements.
Malgré ces blocages, Rathod changeait d’établissement ou ouvrait des comptes sous d’autres noms. Il recrutait aussi des proches pour continuer à encaisser ces chèques et les transformer en cryptomonnaies.
Des conversations explicites avec les complices
Les comptes iCloud et WhatsApp de l’accusé montrent qu’il était parfaitement conscient de l’illégalité des dépôts. Dans ses échanges avec un complice, Rathod reconnaissait que ces chèques « ne passent jamais » et qu’il fallait « faire croire qu’ils venaient de clients ». Dans un autre message, il explique qu’il prévoit de.
Les autorités estiment qu’au moinsproviennent directement de l’encaissement de ces faux chèques.
Ce montage, combinant, transferts frauduleux et blanchiment via crypto, expose Rathod à des peines très lourdes. Au final, trois charges sont retenues :,,. Chacune peut valoir jusqu’àet des centaines de milliers de dollars d’amende.
Même à l’ère des cryptomonnaies, les chèques restent un outil souvent utilisé par les réseaux de fraude. Ils permettent de récupérer rapidement des sommes importantes avant la découverte de l’arnaque.
: Tribunal fédéral de Rhode Island
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