« Je ne sais pas qui c’est » : Trump nie connaître CZ après sa grâce présidentielle - Un coup de théâtre crypto

Le pardon présidentiel qui secoue l'écosystème crypto
Dans un revirement spectaculaire, l'ancien président Donald Trump a publiquement nié toute connaissance de Changpeng Zhao (CZ), fondateur de Binance, quelques heures seulement après lui avoir accordé une grâce présidentielle complète. Cette déclaration survient alors que les marchés cryptos affichent une volatilité record.
Le paradoxe politique qui intrigue Wall Street
Les observateurs de la scène financière restent perplexes face à ce déni public. Comment un dirigeant peut-il gracier un individu qu'il prétend ne pas connaître ? Les traders institutionnels scrutent chaque mouvement réglementaire, anticipant des répercussions majeures sur l'adoption des actifs numériques.
Les implications pour l'écosystème blockchain
Cette décision intervient à un moment crucial pour l'industrie, alors que les ETF Bitcoin poursuivent leur ascension et que les stablecoins gagnent en légitimité. Les régulateurs mondiaux surveillent de près ces développements, cherchant à équilibrer innovation et protection des investisseurs.
Le secteur financier traditionnel observe ces manœuvres avec un cynisme caractéristique - après tout, quand la politique rencontre la crypto, seuls les initiés semblent comprendre les règles du jeu. Une chose est certaine : cette grâce présidentielle réécrit les relations entre pouvoir politique et écosystème numérique.
Trump gracie CZ, le fondateur de Binance
Tout commence le 23 octobre dernier, quand Donald Trumpà Changpeng Zhao, plus connu sous le nom de CZ. Ce geste efface purement et simplement sa condamnation pour violations des lois américaines sur le blanchiment d’argent, prononcée en 2023. À l’époque, CZ avait reconnu les faits, versé une amende record et purgé quelques mois de prison.
Pour ceux qui suivent la crypto, CZ n’a rien d’un inconnu. Fondateur de Binance, il a bâti l’un des plus grands empires de l’écosystème. Malgré ses démêlés avec la justice, il reste, à la fois controversée pour certains et respectée par d’autres.
« Je ne sais pas qui c’est » : la phrase qui fait polémique
Quelques jours seulement après avoir signé ce pardon, Donald Trump se retrouve face aux caméras de CBS pour l’émission 60 Minutes. Lorsqu’on l’interroge sur CZ, il répond tout simplement (58:58) :
« Je ne sais pas qui c’est. Aucune idée de qui il est. On m’a dit qu’il avait été traité injustement. Je ne m’intéresse pas à la crypto, je n’y connais rien. Mais beaucoup de gens m’ont dit que cet homme n’aurait jamais dû être poursuivi, alors j’ai signé le pardon. »
Ce décalage entre les actes et les mots pose question. Pourquoi gracier quelqu’un qu’on ne connaît pas ? Tentative de se couvrir ? Déni calculé ? Certains y voient une maladresse typique de Trump. D’autres, une façon habile de sequi pourrait gêner politiquement.
Des liens financiers entre Binance et la famille Trump ?
Officiellement, la décision serait motivée par la volonté de réparer une injustice. Trump affirme que l’administration Biden a mené une» contre l’innovation crypto, et que CZ aurait été victime de cette politique. Une position qui colle à son discours habituel : anti-système, pro-liberté, et opposé à la bureaucratie.
Mais le moment choisi pour ce pardon n’est pas anodin. Selon plusieurs sources, CZ aurait récemment investi jusqu’à 2 milliards de dollars dans, l’entreprise crypto liée à la famille Trump. Cette société développe notamment le token WLFI et un stablecoin pro-MAGA.
Ce timing fait grincer des dents. L’annonce de l’investissementla grâce présidentielle. Difficile de ne pas y voir une potentielle contrepartie. Même si Trump nie toute relation, les soupçons de conflit d’intérêts flottent. Et l’opposition politique s’en empare avec gourmandise.
Une affaire qui fait réagir jusqu’au Congrès
Du côté des politiques, les réactions ne se sont pas fait attendre. La sénatrice Elizabeth Warren dénonce un « cadeau déguisé ». Elle appelle même à une enquête parlementaire sur les liens financiers entre Binance et World Liberty.
Ce n’est pas la première fois que Trump sort la carte du « je ne connais pas cette personne ». On se souvient notamment de sa déclaration pendant l’enquête sur l’affaire Paul Manafort, son ex-directeur de campagne, qu’il a tenté de minimiser en disant : « Je crois qu’il a travaillé pour moi pendant une courte période », alors qu’il avait dirigéde 2016. Une posture classique chez Trump pour prendre ses distances avec des proches devenus encombrants.
Dans la crypto-sphère, les opinions sont partagées. D’un côté, certains saluent le retour de CZ et la levée des sanctions contre Binance. De l’autre, beaucoup s’inquiètent d’un précédent dangereux : peut-on acheter son pardon en soutenant la bonne personne au bon moment ? Au final, tout çaqui entoure les liens entre sa famille, la crypto et les grandes fortunes du secteur.
Source : CBS 60 Minutes
Pour aller plus loin sur le sujet :
- CZ gracié, la folie des mème coins de Binance peut recommencer et Maxi Doge compte bien en profiter
- BNB en surchauffe après la grâce de CZ : hype passagère ou vrai tournant pour l’écosystème Binance ?
- Sam-Bankman-Fried (SBF) libéré en 2025 avec Trump ? Les paris explosent sur Polymarket