BTCC / BTCC Square / CryptonauteFR /
Babylon et Aave s’unissent pour relancer le lending DeFi adossé au Bitcoin natif : une révolution en vue ?

Babylon et Aave s’unissent pour relancer le lending DeFi adossé au Bitcoin natif : une révolution en vue ?

CryptonauteFR
Heure de publication:
2026-05-26 13:30:05
0

LAUSANNE, Suisse — Le 26 mai 2026, Babylon et Aave annoncent un partenariat stratégique visant à réactiver le marché du prêt (lending) DeFi adossé au Bitcoin natif. Ce rapprochement, longtemps attendu par les investisseurs institutionnels, promet de libérer des milliards de dollars de liquidités jusqu'alors inexploitées. En intégrant le protocole de restaking de Babylon à la plateforme de prêts d'Aave, les détenteurs de Bitcoin pourront désormais utiliser leur actif numérique natif comme collatéral sans passer par des solutions de wrapping. Les experts estiment que cette synergie pourrait déclencher une nouvelle vague d'adoption, en offrant une alternative aux taux de rendement historiquement bas du marché traditionnel.

Rejoignez notre groupe Telegram pour rester au courant des dernières nouvelles crypto en direct.

a soumis en gouvernance une proposition de température pour intégrer le Bitcoin natif dansvia deux « Spokes » personnalisés, permettant aux utilisateurs de verrouiller leurs BTC directement sur le réseaugrâce à des scriptset d’emprunter des actifs sursans aucun bridge, aucun wrapped token ni aucun dépositaire tiers – un dispositif appuyé par plus de 4 milliards de dollars de BTC déjà stakés dans l’écosystèmeet publiquement endorsé par, fondateur d’, qui le qualifie de « première implémentation de Spoke pour Aave V4 » – s’agit-il du moment de bascule qui rend enfin le Bitcoin natif compatible avec la DeFi à grande échelle, ou assistons-nous à une promesse architecturale dont la complexité opérationnelle et les risques résiduels pourraient retarder l’adoption de plusieurs cycles ?

Aave DeFi dashboard displaying supply and borrow balances, net APY, and options for managing assets.

Anatomie du dispositif – ce que la proposition Babylon–Aave V4 révèle sur l’architecture réelle d’un collatéral Bitcoin sans intermédiaire, au-delà de la rhétorique du « trustless » et des limites structurelles du modèle wrapped BTC qui a dominé la DeFi depuis 2019

,,et leurs dérivés ont tous tenté de résoudre le même problème : Bitcoin ne parle pas nativement aux blockchains de smart contracts. La solution dominante – créer un token ERC-20 représentant un BTC en custody – a fonctionné en termes de liquidité mais a introduit un risque de contrepartie systémique. Comme nous l’analysisions concernant les pertes structurelles en DeFi dues aux exploits de protocoles et bridges, les systèmes centralisés ou semi-centralisés concentrent les risques au point de défaillance unique – exactement ce que le modèle wrapped reproduit à grande échelle.

La faillite effective deaprès son acquisition par, les controverses autour de la concentration de la custodyentre quelques acteurs, et les hacks répétés de bridges cross-chain ont collectivement démontré que le modèle d’enveloppement ne faisait que déplacer le risque – de la couche protocole vers la couche institutionnelle.prétend couper ce nœud gordien non pas en construisant un meilleur wrapper, mais en éliminant la nécessité du wrapper lui-même.

Le cœur technique du dispositif repose sur les(), un système de verrouillage de BTC directement sur le réseauvia des scripts., activé sur Bitcoin en novembre 2021, permet des constructions de scripts complexes qui restent indiscernables d’une transaction standard jusqu’à leur exécution – une propriété clé pour la confidentialité et la programmabilité de conditions de déverrouillage sophistiquées.

Diagram explaining Bitcoin Taproot with Schnorr Signatures and key aggregation.

Concrètement, un utilisateur qui souhaite emprunter via ce dispositif verrouille ses BTC dans un vaultsur le réseau Bitcoin, sous des conditions de rachat définies cryptographiquement. Des preuves à zéro connaissance (zero-knowledge proofs) valident hors de Bitcoin que ces conditions de rachat sont bien satisfaites – sans qu’aucune entité tierce n’ait besoin d’attester la bonne tenue du collatéral. L’actif comptable résultant, le, est un token non-transférable qui représente ce BTC verrouillé dans le contexte d’exclusivement – il ne circule pas librement et ne peut interagir qu’avec les contratsapprouvés par la gouvernance.

introduit une architecture Hub-and-Spoke qui permet de créer des marchés de lending isolés – les « Spokes » – sans exposer le pool principal d’aux risques spécifiques de chaque intégration expérimentale. Cette décision architecturale est loin d’être anodine : elle signifie que l’intégration du Bitcoin natif desera confinée dans un silo dont les éventuels problèmes n’affecteront pas la liquidité globale du protocole.

La proposition prévoit deux Spokes distincts. Le premier gère le lending classique : les utilisateurs déposent ducomme collatéral et empruntent des stablecoins ou d’autres actifs sur. Le second – le– est dédié aux flux de liquidation et aux délais de règlement inhérents à la lenteur relative de Bitcoin. Ce second Spoke est la pièce la plus délicate du puzzle : contrairement à l’Ethereum ou aux L2 où les liquidations peuvent être exécutées en secondes, un vault Bitcoin requiert des fenêtres de contestation (challenge windows) qui peuvent s’étendre sur des blocs – une réalité opérationnelle que le protocole doit gérer sans laisser de positions sous-collatéralisées non liquidées.

n’est pas arrivé à cette proposition ex nihilo. Le protocole s’est d’abord positionné comme une couche de sécurité partagée utilisant le BTC comme actif de staking pour sécuriser des chaînes Proof-of-Stake – notamment dans l’écosystème. Son nœud, construit avec le, combine PoS et PoW en exigeant des validateurs qu’ils verrouillent du BTC pour participer au consensus. Les deux briques déjà en production ou en test avancé –(horodatage de blocs PoS sur Bitcoin pour mitiger les attaques longue portée) et(staking de BTC pour sécuriser des chaînes PoS sans bridge) – sont précisément les primitives réutilisées dans la logique des Trustless Vaults.

Logo and title text for the Babylon Chain Bitcoin security platform.

Ce background explique les 4 milliards de dollars de BTC déjà stakés dans l’écosystème: ce n’est pas une projection hypothétique, c’est une base de collatéral existante qui pourrait migrer progressivement verssi l’intégration est approuvée. La trajectoire prévue s’étend jusqu’à des pools d’assurance DeFi où ce BTC natif pourrait servir de backstop contre des hacks ou défaillances de protocoles – positionnant le Bitcoin non plus comme actif oisif mais comme capital de sécurité systémique.

La proposition demeure en phase de discussion de gouvernance et requiert des audits indépendants, des évaluations de risque et un vote on-chain avant tout déploiement – une séquence de validation qui n’est pas qu’une formalité bureaucratique. Les fenêtres de contestation Bitcoin, la robustesse des preuves à zéro connaissance dans des conditions de marché extrêmes, et la gestion des liquidations avec des délais de règlement T+plusieurs blocs sont des problèmes d’ingénierie non triviaux. La complexité du système – scripts Taproot, ZK proofs cross-chain, deux Spokes isolés, actif non-transférable – multiplie les surfaces d’attaque potentielles et rend l’audit exhaustif particulièrement exigeant.

Comme nous l’analysisions concernant l’expansion de Wintermute dans les vaults DeFi avec Armitage, la sophistication architecturale d’un vault ne garantit pas l’absence de vecteurs d’exploitation – elle les déplace vers des couches moins visibles. La question décisive n’est pas de savoir si le design est élégant, mais s’il résiste à un adversaire qui dispose du temps et des ressources pour identifier les invariants que les audits n’auront pas couverts.

Nous sommes sur le fil du rasoir : la variable décisive est la robustesse des ZK proofs cross-chain dans des conditions de congestion simultanée sur Bitcoin et Ethereum, un scénario de stress que les tests de gouvernance ne pourront simuler qu’imparfaitement avant le lancement réel.

Signal sectoriel : quand Babylon et Aave s’allient pour adosser du lending DeFi à du Bitcoin natif verrouillé on-chain via Taproot, c’est toute la thèse de la « Bitcoin DeFi sans intermédiaire » qui entre dans une phase de validation institutionnelle qui pourrait rendre irréversible le basculement de la liquidité BTC hors des modèles custodials dominants

L’ironie est mordante : c’est précisément au moment où– longtemps standard de facto du Bitcoin en DeFi – traverse une crise de confiance liée à des changements dans sa structure de custody, que deux des acteurs les plus crédibles de l’écosystème proposent une alternative architecturalement radicale. Le marché du collatéral BTC en DeFi n’était pas en attente d’un meilleur dépositaire – il était en attente d’une primitive qui élimine structurellement le besoin d’un dépositaire.

Ce positionnement stratégique de– passer du staking BTC pour sécuriser des chaînes PoS au collatéral BTC pour le lending DeFi – révèle une logique d’accumulation de TVL particulièrement sophistiquée. Les 4 milliards de dollars déjà stakés ne sont pas une projection marketing : ils représentent une base d’utilisateurs qui ont déjà accepté de verrouiller leur BTC dans un protocole non-custodial, et dont la migration partielle vers un usage de lending représente une extension naturelle du comportement déjà démontré.

Comme nous l’analysisions concernant la projection de Standard Chartered sur 4 000 milliards d’actifs tokenisés d’ici 2028 et l’implication pour la DeFi institutionnelle, la compétition pour capter la liquidité Bitcoin dans des protocoles on-chain n’est pas qu’un enjeu technique – c’est un enjeu de positionnement dans l’architecture financière décentralisée de la prochaine décennie. Le Bitcoin représente environ 50% de la capitalisation totale des cryptomonnaies, et moins de 2% de ce capital est actif dans la DeFi – un écart que des protocoles commeetcherchent précisément à réduire.

La présence d’– protocole de lending le plus capitalisé et le plus audité de l’écosystème – comme partenaire de déploiement est un signal de crédibilité que les alternatives concurrentes (tBTC sur Morpho, iBTC d’Interlay) n’ont pas encore atteint.décrivant cette proposition comme « la première implémentation de Spoke pour Aave V4 » n’est pas qu’une validation rhétorique : c’est un signal que l’équipeconsidère ce cas d’usage comme l’un des déploiements pilotes de sa nouvelle architecture.

Nous sommes sur le fil du rasoir : la variable sectorielle décisive est de savoir si le vote de gouvernance– prévu autour d’avril 2026 selon le calendrier annoncé – attirera suffisamment de participation active pour constituer une validation communautaire robuste ou s’il sera approuvé dans une relative indifférence, ce qui fragiliserait sa légitimité en cas de problème opérationnel ultérieur.

Entre rupture paradigmatique pour le Bitcoin en DeFi et prototype ambitieux dont la complexité opérationnelle pourrait retarder l’adoption de plusieurs cycles : les scénarios à court terme pour évaluer si la proposition Babylon–Aave V4 constitue un point d’inflexion structurel ou reste une démonstration de faisabilité à horizon incertain

Dans ce scénario, le processus de gouvernancese déroule selon le calendrier annoncé – tests au T1 2026, lancement autour d’avril 2026. Les audits indépendants ne révèlent pas de vulnérabilités critiques dans les scripts Taproot ni dans les ZK proofs cross-chain. Un segment significatif des 4 milliards de BTC stakés dans l’écosystèmemigre progressivement vers les Spokes, générant une TVL initiale de plusieurs centaines de millions de dollars qui valide économiquement le modèle.

Pour les détenteurs de BTC institutionnels et les desks de gestion de collatéral, ce scénario crée un précédent : il devient possible d’utiliser du BTC natif comme collatéral dans un protocole blue-chip sans déléguer la garde. La liquidité des marchés USDC/USDT adossés à du BTC natif surattire des arbitragistes et des desks de prêt institutionnels. Ce scénario requiert une exécution technique sans défaut majeur sur les 12 premiers mois de déploiement – une barre haute mais pas inatteignable pour deux équipes de cette envergure.

Le vote de gouvernance passe – probablement avec des modifications par rapport à la proposition initiale – mais les délais s’accumulent entre l’approbation et le déploiement effectif. Les audits identifient des points de friction dans la gestion des liquidations avec fenêtres de contestation Bitcoin, nécessitant plusieurs itérations avant le lancement en production. Le premier Spoke est déployé avec des plafonds de collatéral conservateurs (quelques dizaines de millions de dollars) et des paramètres de risque très prudents – ratio LTV bas, liquidation à seuil bas.

L’adoption reste limitée dans un premier temps, freinée par la complexité de l’UX (verrouiller des BTC sur le réseau Bitcoin tout en gérant une position de dette sur Ethereum exige une compréhension des deux écosystèmes et idéalement deux wallets distincts). La proposition d’assurance DeFi en BTC natif est repoussée à 2027. Ce scénario reste un succès relatif – le dispositif existe et fonctionne – mais la promesse des 4 milliards de collatéral potentiel prend plusieurs années à se concrétiser partiellement. C’est le scénario le plus vraisemblable compte tenu de la complexité et du calendrier politique de la gouvernance DeFi.

Les audits révèlent des vulnérabilités non triviales dans les ZK proofs ou dans la mécanique du BTC Vault Swap Spoke, nécessitant une refonte partielle de l’architecture. Alternativement, un acteur concurrent ou un groupe de gouvernancesoulève des objections substantielles sur la gestion du risque de liquidation en cas de spike de volatilité Bitcoin – scénario où plusieurs positions pourraient devenir simultanément sous-collatéralisées sans possibilité de liquidation rapide. Le déploiement est repoussé au-delà de 2026, voire abandonné au profit d’une architecture plus simple.

Nous sommes sur le fil du rasoir : ce qui sépare le scénario central du scénario pessimiste est la capacité des équipes à résoudre proprement le problème de liquidation sous contrainte de délai Bitcoin – un problème d’ingénierie connu mais dont la solution à grande échelle n’a jamais été déployée en production sur un protocole de lending majeur.

Ce que la proposition Babylon–Aave V4 sur le Bitcoin natif comme collatéral DeFi sans intermédiaire change concrètement pour les détenteurs de BTC long-terme, les utilisateurs DeFi actifs, les fournisseurs de liquidité Aave, et les acteurs institutionnels exposés aux marchés de lending crypto

  • Détenteurs de BTC long-terme (« bitcoiners » souverains) – Pour la première fois, la possibilité théorique d’utiliser du BTC natif comme collatéral sans renoncer à la garde ni introduire de risque de contrepartie custodial se matérialise dans un protocole audité. Le risque concret réside dans la nouveauté du dispositif : même sans dépositaire, les scripts Taproot et les ZK proofs constituent une surface technique complexe dont les vecteurs d’exploitation ne seront pleinement cartographiés qu’après plusieurs mois en production. La prudence commande d’attendre au moins deux audits complets et six mois de TVL stable avant d’engager des BTC significatifs.
  • Utilisateurs DeFi actifs cherchant du levier ou des rendements – L’accès à du levier adossé à du BTC natif sur Aave – protocole de référence en matière de liquidité et de profondeur des marchés emprunteurs – représente une extension substantielle de l’espace des stratégies disponibles. La complexité UX (gérer un vault Bitcoin et une position Aave sur Ethereum simultanément) restera un frein à l’adoption grand public, mais les utilisateurs expérimentés y verront une opportunité d’optimisation de capital. Risque concret : la latence de liquidation peut exposer les emprunteurs à des dépréciations rapides en cas de flash crash BTC sans correction possible avant fermeture de la fenêtre Bitcoin.
  • Fournisseurs de liquidité Aave (déposants) – L’introduction d’un nouveau type de collatéral – BTC natif, non-transférable, avec fenêtres de liquidation atypiques – modifie le profil de risque des pools associés. L’isolement via les Spokes Aave V4 protège le pool principal, mais les déposants dans les marchés associés aux Spokes Bitcoin seront exposés à un risque de liquidation lente lors d’événements de volatilité extrême. Risque concret : comprendre précisément dans quel Spoke leur liquidité sera déployée et quelles sont les conditions de liquidation avant d’y allouer des fonds.
  • Acteurs institutionnels et desks de prêt crypto – La crédibilité d’Aave combinée à l’infrastructure existante de Babylon (4 milliards de BTC stakés) crée les prémices d’un marché de lending BTC natif institutionnel. Pour les trésoreries d’entreprises ou les fonds exposés au BTC, la capacité d’emprunter des stablecoins contre du BTC natif sans contrepartie custodiale est une proposition de valeur réelle. Risque concret : la nouveauté réglementaire du dispositif – un collatéral sur une blockchain, un emprunt sur une autre, sans bridge reconnu – peut créer des complications comptables et réglementaires dans certaines juridictions.
  • Compétiteurs dans l’espace « Bitcoin DeFi » (tBTC, Interlay, Thorchain) – La validation implicite d’Aave et de Stani Kulechov pour l’approche Babylon place la barre plus haut pour les alternatives. Les projets qui n’auront pas réussi à s’intégrer dans un blue-chip de la DeFi avant le déploiement de cette Spoke risquent une marginalisation progressive dans la capture de la liquidité BTC.

La prudence reste de mise : aucun des bénéfices décrits ci-dessus n’existe encore en production – ils dépendent tous d’une chaîne de conditions (gouvernance, audits, déploiement, adoption) dont chaque maillon peut se rompre. L’analyse du potentiel ne doit pas être confondue avec la validation d’un risque acceptable.

Les signaux clés à surveiller pour évaluer si la proposition Babylon–Aave V4 constitue un basculement structurel de la liquidité Bitcoin vers la DeFi sans intermédiaire ou reste un déploiement expérimental dont la portée restera marginale sur un horizon de dix-huit à trente-six mois

  • Résultat du vote de gouvernance Aave – (

Connectez-vous pour répondre

Connectez-vous pour partager votre avis
Les articles de ce site proviennent de sources publiques ou sont organisés avec l’aide de l’IA à des fins purement informatives et ne représentent pas les opinions de BTCC. Les droits originaux appartiennent à leurs auteurs respectifs. Pour toute question de droits d’auteur, veuillez contacter [email protected] . BTCC n’assume aucune responsabilité quant à l’exactitude, l’actualité ou l’exhaustivité de ces informations et décline toute responsabilité découlant de l’utilisation de ce contenu. Ce contenu est fourni à titre de référence uniquement et ne doit pas être considéré comme un conseil en investissement, juridique ou commercial.

|Square

Obtenez l'application BTCC pour commencer votre expérience avec les cryptomonnaies

Commencer aujourd'hui Scannez pour rejoindre nos + de 100 millions d’utilisateurs