L’Assemblée nationale valide le budget de la Sécu et ses nouvelles hausses d’impôts : une pression fiscale qui pousse les investisseurs vers les actifs numériques ?
Paris, 11 décembre 2025 — Le vote est passé. L'Assemblée nationale vient de donner son feu vert au budget de la Sécurité sociale, un texte qui s'accompagne de nouvelles hausses d'impôts. Une décision qui résonne comme un avertissement pour les portefeuilles traditionnels et pourrait bien accélérer une migration silencieuse.
La fuite vers les alternatives décentralisées
Chaque nouvelle ponction fiscale renforce un récit sous-jacent : la recherche de souveraineté financière. Alors que les gouvernements resserrent leur emprise, les actifs numériques offrent un contrepoint radical — un système parallèle, non contrôlé par une banque centrale, où les règles du jeu sont transparentes et immuables. Ce n'est pas une coïncidence si les périodes de durcissement réglementaire et fiscal voient souvent un afflux de capitaux vers les cryptomonnaies.
Bitcoin, l'antithèse de la politique monétaire
Face à une machine étatique qui ajuste les prélèvements pour équilibrer ses comptes, Bitcoin se dresse avec son offre plafonnée à 21 millions d'unités. Une rareté programmable face à la flexibilité — certains diraient l'arbitraire — des décisions budgétaires. L'or numérique n'a pas besoin d'un vote parlementaire pour définir sa politique monétaire ; son code est sa loi. Un attrait brutal pour ceux qui en ont assez de voir leurs efforts dilués par des décisions prises à l'Assemblée.
La DeFi, un échappatoire fiscal ? Pas si vite.
Ne vous y trompez pas. Les plateformes de finance décentralisée (DeFi) promettent l'autonomie, mais elles ne sont pas un paradis fiscal magique. Les autorités, de la FSA à l'AMF, rattrapent leur retard. Pourtant, l'essentiel est ailleurs : la DeFi propose un modèle où la valeur circule et se rémunère sans intermédiaire étatique. Un défi existentiel pour un système qui dépend de la redistribution.
Un réveil des investisseurs particuliers
Cette validation parlementaire n'est pas qu'une ligne dans le journal officiel. C'est un signal concret, une perte tangible de pouvoir d'achat. Pour un nombre croissant de Français, cela justifie de consacrer ne serait-ce que 1% ou 2% de leur portefeuille à une classe d'actifs non corrélée. Non pas par esprit de spéculation pure, mais par pragmatisme défensif — une couverture contre l'ingénierie sociale par la fiscalité.
Le grand paradoxe ? Chaque effort pour colmater les brèches d'un système vieillissant alimente involontairement l'adoption de son successeur potentiel. La finance traditionnelle continue de jouer aux échecs, pendant que la cryptographie réécrit les règles du jeu. Et comme le savent tous les bons comptables, vous ne pouvez pas taxer ce que vous ne pouvez pas voir — ou contrôler.
L'Assemblée nationale vote le PLFSS
Mardi soir, les députés de l'Assemblée nationale ont voté le Projet de loi de finances de la Sécurité sociale pour 2026 (PLFSS) à 247 voix, contre 234 et 93 abstentions. À présent, le jeu de la navette parlementaire fait que ce texte est désormais entre les mains du Sénat.
Nous sommes revenus dessus à plusieurs reprises, mais cela intègre de nouvelles hausses d'impôts, dont l'une particulièrement discutable est celle de la hausse de la Cotisation sociale généralisée (CSG) de 9,2 % à 10,6 % sur les revenus en capitaux.
Bien que la mesure exclue certains livrets, les détenteurs de cryptomonnaies ou de comptes titres ordinaires (CTO) verront ainsi leur fameuse flat tax sur les bénéfices passer de 30 à 31,4 %, tandis que la fiscalité du Plan d'épargne en actions (PEA) après 5 ans de détention passera de 17,2 à 18,6 %, soit une augmentation de 8,13 %.
🔎 Est-ce possible d’éviter la flat-tax sur ses plus-values en cryptomonnaies ?
Toujours prompts à soutirer chaque année un peu plus d'argent aux Français, les parlementaires ont néanmoins été de nouveau incapables de réduire suffisamment la colonne des dépenses, puisque ce PLFSS compterait jusqu'à 26 milliards d'euros de déficit. Lorsque tout le processus aura été concrétisé, cela aura certainement le mérite de conforter la place de la France sur le podium des pays les plus endettés de l'Union européenne, avec 113 % du PIB en 2024.
Ouvrir un PEA chez XTB en quelques minutesPublicité - Investir sur les marchés financiers comporte un risque élevé de perte en capital (en savoir plus)Source : Le Monde
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Depuis 2021, je consacre mon temps libre à me former sérieusement sur les cryptomonnaies afin d'acquérir un maximum de connaissances et de crédibilité. J'ai souvent l'opportunité de réaliser des interviews de personnalités influentes de l'industrie blockchain. Je mène également des analyses approfondies sur des thématiques du Web3 pour proposer du contenu exclusif aux lecteurs de Cryptoast.
Vincent Maire
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