La guerre contre la vie privée s’intensifie : Une autre solution open-source quitte la France
EXCLUSIF - L'exode technologique s'accélère alors que les régulateurs serrent la vis.
Dernier départ en date
Une plateforme open-source majeure tourne le dos à l'Hexagone - coup dur pour l'écosystème français de la protection des données. Les développeurs votent avec leurs pieds, fuyant des réglementations toujours plus étouffantes.Hémorragie des compétences
Le départ s'ajoute à une liste croissante d'outils privacy-first qui choisissent l'exil. Chaque migration affaiblit un peu plus la souveraineté numérique française, pendant que Bruxelles continue de pondre des directives dignes d'Orwell.Effet domino
Les investisseurs observent, calculant froidement combien de valorisations s'évaporent avec chaque framework qui prend la porte. Parfois on se demande si les régulateurs comprennent que tuer l'innovation locale ne fait qu'enrichir les juridictions plus accueillantes.Le paradoxe français : vouloir devenir une 'startup nation' tout en pourchassant ceux qui pourraient y contribuer. Les banques traditionnelles doivent bien rigoler en voyant ces fuites de talents - après tout, moins de concurrence disruptive, c'est bon pour leurs profits.
La France, fer de lance d’une surveillance numérique autoritaire
Depuis plusieurs années, la France adopte une posture de plus en plus hostile envers les technologies de protection de la vie privée. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, la pédocriminalité et le trafic de drogue, les autorités et le gouvernement plaident, voire militent, pour un affaiblissement du chiffrement, quitte à compromettre la confidentialité des communications des citoyens honnêtes.
L’affaire Pavel Durov, fondateur de Telegram arrêté à Paris en 2024, avait déjà clairement acté cette tendance vers la surveillance.
Si l’Union européenne a récemment rejeté le règlement ChatControl, une nouvelle proposition, déjà surnommée ChatControl 2.0, fait surface. Ce nouveau texte n’impose pas encore de scan généralisé, mais « encourage fortement » les services de messagerie chiffrée à analyser les contenus de leurs utilisateurs. La France soutient activement ces approches, estimant que les outils de confidentialité entravent les enquêtes.
👉 Dans l’actualité – Votre vie privée est-elle en danger sur Bitcoin ? Avec Laurent MT, ancien développeur de Samourai Wallet
Récemment ce sont les téléphones, plus précisément des systèmes d’exploitation privés, qui sont visés. GrapheneOS, l'OS axé sur la vie privée le plus connu, a récemment officiellement retiré toutes ses infrastructures de France, dénonçant un climat devenu « hostile aux projets open source sécurisés ».
À l’origine : une fuite d’un mémo des forces de l’ordre françaises présentant GrapheneOS comme un outil privilégié par les criminels pour échapper à la surveillance.
Faites fructifier votre capital grâce aux analyses et stratégies de nos expertsPublicitéQuand les technologies open-source deviennent des cibles médiatiques et policières
Des médias comme Le Parisien ou Le Figaro ont relayé les accusations des autorités, le comparant à des systèmes comme EncroChat.
Bien que ces médias se soient entretenus avec les développeurs de l’OS, les journalistes auraient délibérément omis une partie essentielle du discours de Graphene, notamment les arguments soulignant que leur solution n’était pas destinée aux criminels, mais indispensable à de nombreux professionnels et à des populations vivant sous des régimes autoritaires.
Une omission qui en dit long sur l’état de la démocratie en France, et sur les intentions de certains journalistes censés être les premiers défenseurs de la liberté d’expression et de communication.
We were contacted by a journalist at Le Parisien newspaper with this prompt:
> I am preparing an article on the use of your secure personal data phone solution by drug traffickers and other criminals. Have you ever been contacted by the police? Are you aware that some of your…
— GrapheneOS (@GrapheneOS) November 19, 2025
Notre réponse a été fortement censurée, et les références aux organisations de défense des droits humains ont été supprimées.
La France est un pays de plus en plus autoritaire, et la situation pourrait empirer considérablement. Elle soutient déjà activement le projet de Chat Control au sein de l’Union européenne. Sa police, aux méthodes dignes d’un régime fasciste, prend les devants en diffusant des accusations scandaleuses et infondées contre des projets open source axés sur la vie privée. Aucune de ces allégations n’est étayée.
📰 À lire également dans l'actualité – Chat Control 2.0 et âge minimal sur les réseaux sociaux en Europe ? Ce qu'il en est réellement
En réaction, l’équipe de développement a mis fin à ses activités chez OVH et transféré ses services vers l’Allemagne et le Canada. Elle accuse la France de vouloir imposer des « portes dérobées » dans les logiciels de chiffrement, et affirme que certains concurrents français, comme /e/OS ou iodéOS, se plieraient déjà à ces exigences.
GrapheneOS appelle à la mobilisation de sa communauté et à la défense du chiffrement face à une pression politique croissante. Cette affaire rappelle l’époque où la cryptographie était interdite et criminalisée aux États-Unis. En signe de protestation, la communauté Cypherpunk diffusait alors des algorithmes de chiffrement sur divers objets, notamment des vêtements.
Sécurisez vos cryptos avec un wallet Ledger Nano s Plus à seulement 49 €PublicitéSources : GrapheneOS, Le Figaro, Le Parisien
La Newsletter crypto n°1 🍞
Recevez un récapitulatif de l'actualité crypto chaque jour par mail 👌
S'inscrire[email protected]S'inscrireOui, j'accepte de recevoir votre newsletter selon votre politique de confidentialitéCertains contenus ou liens dans cet article peuvent être de la publicité. Cryptoast a étudié les produits ou services présentés, mais ne saurait être tenu responsable de tout dommage ou perte liés à leur usage. Investir dans les cryptomonnaies comporte des risques. N'investissez que ce que vous êtes prêt à perdre.

Journaliste et vulgarisateur passionné par Bitcoin, je m’attache à rendre accessible un sujet souvent complexe.
J’ai réalisé un documentaire tourné au Salvador, qui explore de manière pragmatique l’impact de bitcoin sur le pays.
Chaque semaine, je présente l’émission « Pair à pair », un rendez-vous qui décrypte l’actualité et les enjeux du protocole Bitcoin, avec rigueur et pédagogie.
Je publie également, au quotidien, des articles et réflexions pour nourrir l'intérêt pour le BTC et encourager le débat autour de cette révolution monétaire et technologique.
Marius Farashi Tasooji
580 articles
Tous ses articles