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Mukesh Ambani, l’homme le plus riche d’Inde, pris au piège de la guerre commerciale de Trump - Comment les milliards s’évaporent

Mukesh Ambani, l’homme le plus riche d’Inde, pris au piège de la guerre commerciale de Trump - Comment les milliards s’évaporent

Published:
2025-08-23 08:25:46
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Le géant indien Mukesh Ambani se retrouve coincé dans la tourmente géopolitique. Les tarifs douaniers de Trump frappent de plein fouet son empire industriel.

Les actifs s'effritent alors que les tensions commerciales s'intensifient. Les investisseurs paniquent alors que les valorisations chutent.

Ambani tente de manœuvrer mais les dommages collatéraux s'accumulent. Une leçon cruelle pour les magnats qui pensaient être trop gros pour échouer.

Le marché n'a jamais eu pitié des fortunes, même les plus colossales. Les billionnaires découvrent que l'argent ne peut pas tout acheter - surtout pas la clairvoyance politique.

Ambani équilibre sur fil de dollars, urbain indien en dessous, Trump menaçant, tension extrême, orange lumineux, contraste dramatique, style comics.

En bref

  • Mukesh Ambani a signé un contrat de 10 ans avec Rosneft pour du pétrole russe.
  • Trump accuse Ambani d’arbitrage économique en revendant du pétrole raffiné à l’Europe.
  • Reliance représente l’économie indienne mais subit une guerre commerciale menée par Trump.
  • Washington a doublé les droits de douane sur les importations indiennes de produits énergétiques.

Quand Ambani incarne le capitalisme patriote dans la forge de l’Inde

Mukesh Ambani, auteur d’un projet de crypto sur Polygon, n’est pas un outsider. Il incarne une économie nationale gagnante, pilier du projet de Modi. Reliance, ses raffinages, son omniprésence dans la distribution et la télécom : tout y est aligné avec le rêve d’une Inde puissante. Pourtant, trump a décidé que ce rêve était suspect, affirmant que des conglomérats indiens, dont Reliance, tiraient profit de la guerre. 

Le conseiller Peter Navarro et le secrétaire au Trésor Scott Bessent n’ont pas mâché leurs mots, dénonçant « des titans de l’énergie politiquement connectés » profitant de la guerre. Et Ambani est visé. 

Selon Kpler, entre janvier et juin 2025, 141,57 millions de barils de brut russe ont été importés par Reliance via un contrat de dix ans avec Rosneft. Économie oblige, Trump riposte avec des droits de douane doublés à 50 % sur ce pétrole. 

Ambani est devenu le symbole d’un rapprochement privé-public gênant dans le jeu géopolitique actuel.

L’arbitrage pétrolier : 16 milliards $ de profits… et un coup de tonnerre dans l’économie mondiale

Le mot frappe fort : 16 milliards de dollars de « profits excessifs » — selon Bessent — auraient été engrangés grâce à l’achat de pétrole russe à prix cassé, revendu comme produit raffiné sur le marché global. Reliance, secondé par Nayara Energy, a exporté pour 60 milliards $ de produits pétroliers en 2024‑2025, dont 15 milliards vers l’Union européenne en six mois seulement. 

Reliance a payé le pétrole russe en moyenne 71,47 $ le baril, contre 75,5 $ pour l’Arabie saoudite : une économie de 4 $ par baril aux refines ; rien que sur le T1‑T2 2025, cela représente une marge considérable. C’est cette logique d’« arbitrage indien » que Trump a fustigée, accusant ces profiteurs de tirer les ficelles d’une économie en plein chaos géopolitique.

Ambani n’était pas pour autant hors radar : le gouvernement indien n’a rien répondu officiellement, mais une source proche assure que, derrière les coulisses, ces accusations sont perçues comme « du théâtre politique ». Reliance entend continuer à diversifier ses approvisionnements tout en jouant serré.

Ambitions globales à l’épreuve de la diplomatie économique… et de Trump

Reliance n’est pas seulement pétrochimie : elle investit dans le retail, les télécoms (Jio), la tech. Meta est déjà partenaire de sa branche digitale. Mais aujourd’hui, ces ambitions globales butent sur la tension avec les États-Unis. Ambani n’a que peu d’actifs outre‑Atlantique, à part une participation dans le Mandarin Oriental de New York. 

Pourtant, les menaces implicites de sanctions financières ou de restriction d’accès aux marchés américains planent. Et dans le duel géopolitique, Ambani n’a pas le poids de la Chine, qui demeure largement non sanctionnée malgré ses volumes d’importation russes supérieurs.

Faits marquants :

  • Reliance a importé près de 142 millions de barils de Russie en six mois ;
  • 36 % des besoins pétroliers de l’Inde proviennent de la Russie en 2025 (contre quasi zéro en 2022) ;
  • Exports pétroliers (RIL + Nayara) : 60 milliards $, dont 25 % vers l’UE ;
  • Prix moyen du brut russe : 71,47 $/b ; saoudien : 75,5 $/b ;
  • Droits de douane infligés par Trump : jusqu’à 50 %.

Ambani pourrait sortir affaibli politiquement et financièrement. L’« économie » de l’Inde (pays pro-CBDC) dépend d’une diversification diplomatique, mais cette guerre commerciale menée par Trump fait trembler les piliers mêmes d’un modèle indien centré autour de géants privés bénéficiant de liens proches avec l’État.

Sur le front de Musk et Trump, l’histoire est désormais ancienne. Musk fut prêt à défier le système en créant un « America Party », visiblement sacrifié sur l’autel du pragmatisme et de la politique. Il a accepté de renoncer temporairement à son projet de parti politique, préférant préserver ses activités et ses liens — notamment avec JD Vance — plutôt que de s’opposer frontalement à Trump.

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