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La Chine plonge dans une spirale déflationniste - l’économie titube face à ses démons

La Chine plonge dans une spirale déflationniste - l’économie titube face à ses démons

Published:
2025-05-11 14:00:00
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Pékin sous pression : les indicateurs économiques virent au rouge.

Les prix s’effondrent, la consommation patine - un cocktail toxique pour la deuxième puissance mondiale.

Même les dragons ont leur talon d’Achille : le spectre du Japon des années 1990 plane sur Beijing.

Et pendant ce temps, les banques centrales occidentales continuent de jouer aux apprentis sorciers avec leurs presses à billets...

Individu chinois à genoux sur un échiquier économique et géopolitique

En bref

  • En avril, le CPI chute de 0,1 % et le PPI de 2,7 %, signalant une déflation enracinée.
  • Pékin réoriente ses exportations vers le marché intérieur, mais la demande reste structurellement faible.
  • JD.com et Freshippo sont mobilisés pour écouler des stocks invendus, faute d’acheteurs solvables suffisants.
  • La restauration souffre des tarifs douaniers : rupture de bœuf américain en Chine, flambée des prix aux États-Unis.

Consommation : une économie qui vacille, une menace qui s’installe en Chine

La déflation rôde en Chine. Trois mois d’affilée, les prix à la consommation ont baissé. En avril, l’indice CPI a chuté de, et celui des prix à la production (PPI) de. Cette baisse continue n’est pas qu’un chiffre de statistique. Elle révèle. Et quand les ménages arrêtent d’acheter, tout l’édifice économique s’en trouve ébranlé.

La Chine n’est plus cette ruche vibrante. Le crédit est plus accessible, les banques injectent de la liquidité, mais. Pourquoi ? Trop de dettes, une bulle immobilière à éclater, un marché de l’emploi incertain. Le citoyen chinois garde son argent, comme on garde une bougie en cas de panne d’électricité.

Même l’alimentaire s’en ressent. Le prix des aliments a baissé de. 

« Les consommateurs restent prudents face à l’incertitude économique », lit-on dans le rapport officiel cité par le South China Morning Post. 

Malgré la baisse des prix,.

Trop à vendre, pas assez d’acheteurs : le piège intérieur

Face aux exportations ralenties par les tensions commerciales, la Chine a sorti une carte inattendue. Elle demande à ses industriels de. Un recyclage économique qui pose problème : si personne ne veut ou ne peut acheter, cette manœuvre ne fait qu’enfler la bulle.

  • -0,1 % : baisse de l’indice CPI en avril ;
  • -2,7 % : chute du PPI sur un an, plus fort recul en 6 mois ;
  • +0,3 % : hausse symbolique des prix dans les services ;
  • 0 % : croissance réelle dans plusieurs zones urbaines analysées ;
  • +17,1 % : bond de la production industrielle en janvier-février, suivi d’un net ralentissement.

JD.com et Freshippo ont été mobilisés pour aider à écouler les surplus. Mais vendre une marchandise à un client désintéressé reste un pari risqué. CNBC prévient : 

La déflation pourrait empirer si l’offre dépasse largement une demande anémiée.

Et ce déséquilibre se voit jusqu’à l’étranger. Aux États-Unis, les. Les tarifs douaniers plombent les chaînes logistiques. En Chine, les établissements haut de gamme, eux, peinent à offrir du bœuf américain. Le SCMP souligne : 

Les restaurants chinois de New York ajustent leurs menus pour compenser la hausse des prix. 

Quand même les plats changent, c’est que l’économie digère mal.

Mesures de relance ou sparadrap sur fracture ouverte ?

. Des programmes de prêts ciblés ont été lancés. L’État soutient certaines industries clés. Pourtant,. Ces injections monétaires ressemblent plus à un pansement qu’à une vraie opération chirurgicale.

Les grands mots ne suffisent plus. Le consommateur attend. Il veut des garanties, pas des slogans. La peur de l’avenir bride la consommation. Et le miracle économique chinois ressemble désormais à un tour de magie mal exécuté.

Pékin parie aussi sur la réorganisation logistique. Encourager la vente locale, c’est tenter d’absorber les chocs extérieurs. Mais là encore, la stratégie vacille. Le repli sur soi n’est pas une solution durable.

La situation rappelle un proverbe : on ne vide pas l’océan avec une louche. Et pendant ce temps, les filets restent vides dans les cuisines chinoises, comme dans les projections économiques.

La Chine cherche des solutions. Selon un analyste de BlackRock, elle pourrait se tourner vers les cryptos ou l’or comme réserves de stabilité. Et après tout, n’est-elle pas déjà le deuxième plus grand détenteur de bitcoins au monde ? Ce qui semblait être une lubie devient peut-être une stratégie.

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