La fin de l’hégémonie du dollar ? L’euro se positionne pour un coup d’éclat
Les marchés chuchotent depuis des mois : et si le roi dollar perdait sa couronne ? Avec les tensions géopolitiques et l’explosion des crypto-monnaies, l’euro a une fenêtre de tir inédite.
Les banques centrales diversifient leurs réserves - la Chine et la Russie achètent de l’or comme des fonds souverains en folie. Pendant ce temps, l’UE joue la carte de l’euro numérique pour contrer la domination du système SWIFT.
Le hic ? Les bureaucrates de Francfort avancent à la vitesse d’un stablecoin en procès. À quand un vrai coup de poker face au vieux billet vert ?
En bref
- Le dollar chute de 10 % depuis l’arrivée de Trump, l’euro en profite.
- L’euro pourrait devenir référence mondiale si un actif refuge voit le jour.
- L’Europe attire les capitaux, renforçant sa crédibilité sur les marchés.
Le dollar faiblit, l’euro se muscle
Depuis l’investiture de Donald Trump,. En avril, l’– qui mesure la force du billet vert face aux devises majeures –. Une véritable glissade, alimentée par les caprices politiques de la Maison Blanche et les critiques publiques contre la Réserve fédérale.
L’Europe, grâce à sa stabilité et ses investissements, va profiter de la baisse du dollar.
Thierry Laborde de BNP Paribas.Cepousse les investisseurs à revoir leurs cartes. Et devine qui est sur le point de sortir son as ? L’euro. La monnaie unique n’a jamais vraiment su tirer parti de son potentiel économique massif. Mais aujourd’hui, les cartes sont rebattues. Si l’Europe saisit l’instant,.
Certes, tout n’est pas encore joué., un actif refuge équivalent aux bons du Trésor américains. Ce Graal monétaire, utilisé comme collatéral universel, manque cruellement au Vieux Continent. Pourtant, les bases sont là : unesolide, un secteur bancaire de, 40 % plus massif que celui des États-Unis. Ce n’est pas rien.
Le rêve d’un actif refuge européen : mirage ou virage ?
Tout l’enjeu est là : l’euro peut-il devenir une monnaie de réserve sans un actif refuge digne de ce nom ? Jusqu’ici,: les « stability bonds » de 2011, les « ESBies » de 2018, ou même le– tous ont pâti du manque de consensus politique. L’idée d’une dette mutualisée en zone euro reste taboue pour plusieurs capitales.
Mais les temps changent. Sous la pression d’une Amérique imprévisible, certains dogmes vacillent. L’elle-même, longtemps chantre de l’orthodoxie budgétaire, a franchi un Rubicon en lançant. Et si ce n’était que le début ?
Comme le rappelait l’Institut des Libertés :
Il y a eu beaucoup plus de dollars à vendre que d’euros à acheter. […] Et c’est pour ça que votre fille est muette, aurait dit Molière.
En clair, les flux s’inversent.le Bitcoin persévère et le public, autrefois sceptique, commence à croire au potentiel d’une monnaie européenne forte, adossée à une politique économique plus intégrée.
Les spéculations vont bon train. Pour que l’euro s’impose, il faudra un choc. Et si ce choc venait non pas de la finance, mais de la politique ? Comme en 2020 avec le Covid,qu’un sommet européen. Peut-être que Trump, en affaiblissant le dollar, rendra involontairement un fier service à la monnaie qu’il adore détester.
Capitaux, confiance et compétitivité : les signaux passent au vert
La confiance est contagieuse, surtout quand elle touche aux portefeuilles. Alors que Wall Street enregistre ses pires séances depuis deux ans, l’euro en profite. Non seulement la monnaie grimpe, mais les capitaux suivent.pour les réinjecter sur le SOL européen.
C’est: le déséquilibre d’un côté redonne du souffle à l’autre.
La conséquence ? Un euro qui flirte avec les sommets, un or qui brille comme jamais, et un pétrole qui grimpe, stimulé par les espoirs (illusoires ?) de trêve commerciale sino-américaine. Même les obligations européennes retrouvent des couleurs.t, preuve d’un regain d’intérêt pour les dettes souveraines du bloc.
Et dans ce grand remue-ménage, une question revient sans cesse : l’euro peut-il prendre la relève du dollar ? Pour DerivativesProFR, l’heure est peut-être venue :
Les marchés mondiaux […] semblent avoir trouvé un nouvel équilibre.
Une équation qui plaît aux investisseurs à la recherche de stabilité. Et quand le mot, c’est que quelque chose a changé.
En Bourse aussi, les signes ne trompent pas. À chaque crise de Wall Street, l’Europe a su parfois tirer son épingle du jeu. Ce fut le cas en 2001, en 2008 dans une moindre mesure, et aujourd’hui l’Histoire pourrait bégayer. La dernière chute du Nasdaq, combinée à la réévaluation de l’euro de plus de 11 % face au dollar, montre que les plaques tectoniques financières bougent. Alors oui, l’euro n’est pas encore le roi. Mais dans ce théâtre de l’économie mondiale, il pourrait bien décrocher un premier rôle. Et cette fois, sans doublure.
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