Minerva (BEEF3) : Comment l’accord UE-Mercosur pourrait compenser les pertes chinoises en 2026
- Un accord trois décennies dans les tuyaux
- La Chine serre la vis
- L'Europe comme planche de salut ?
- Pas de solution miracle
- Et les autres acteurs ?
- FAQ sur l'impact de l'accord UE-Mercosur
Alors que les restrictions chinoises sur les importations de bœuf brésilien continuent de peser sur Minerva Foods (BEEF3), l'accord commercial historique entre l'UE et le Mercosur ouvre des perspectives inédites. Décryptage des opportunités et défis pour le géant brésilien de la viande.
Un accord trois décennies dans les tuyaux
Après près de 30 ans de négociations épiques, l'Union européenne a finalement donné son feu vert à ce qui pourrait devenir l'un des plus vastes accords de libre-échange au monde. Pour le Brésil, c'est surtout une bouffée d'oxygène pour son agrobusiness, particulièrement sa filière bovine qui représente près de 20% des exportations totales du pays selon les données du Ministère de l'Agriculture.
La Chine serre la vis
Minerva Foods, dont l'action BEEF3 a perdu près de 15% depuis décembre 2025, subit de plein fouet les quotas chinois. "Avec 59% de son chiffre d'affaires bovin dépendant du marché chinois au T3 2025, la société était particulièrement exposée", analyse l'équipe BTCC. Les exportations vers la Chine ont chuté de 40% sur un an après l'instauration des quotas.
L'Europe comme planche de salut ?
Entre janvier et novembre 2025, les exportations brésiliennes de viande bovine vers l'UE ont bondi de 83,2% à 820,15 millions de dollars. "L'Europe représente un marché premium pour les coupes nobles comme la picanha ou le filet mignon", explique Fernando Iglesias, expert protéines animales. Ces produits se négocient 30 à 50% plus cher que les coupes standard.
Pas de solution miracle
Malgré l'optimisme, Iglesias tempère : "Le déficit chinois (400 000-500 000 tonnes/an) ne sera pas comblé par l'UE seule". Le marché européen, bien que lucratif, a une capacité d'absorption limitée avec sa production locale et ses normes strictes.
Et les autres acteurs ?
JBS et Marfrig pourraient aussi bénéficier de l'accord, notamment sur les filières volaille (où l'UE est le 2e marché brésilien) et porcine. Cependant, l'impact resterait moindre pour ces segments selon les analystes.
FAQ sur l'impact de l'accord UE-Mercosur
Quels sont les principaux bénéficiaires brésiliens de cet accord ?
La filière bovine arrive en tête, suivie par la volaille. Pour la viande bovine, Minerva Foods (BEEF3) pourrait être l'une des entreprises les plus impactées positivement.
Cet accord compense-t-il totalement les pertes chinoises ?
Non, selon les experts. Le volume perdu sur le marché chinois (400 000-500 000 tonnes/an) dépasse largement les capacités d'absorption supplémentaires de l'UE à court terme.
Quels types de produits bovins sont les plus concernés ?
Les coupes nobles (alcatra, filet mignon, picanha) qui bénéficient d'une meilleure valorisation sur le marché européen premium.