Ajustement fiscal, privatisations et agrobusiness : Caiado, Leite, Tarcísio et Ratinho Jr dévoilent la « recette » pour le Brésil lors de l’AgroForum du BTG
- L'ajustement fiscal comme levier de développement
- Critiques acerbes contre l'administration Lula
- Privatisations : des réussites à dupliquer ?
- 2026 dans le viseur
Quatre gouverneurs brésiliens influents ont partagé leur vision pour relancer l'économie nationale lors d'un panel marquant de l'AgroForum 2025 organisé par BTG Pactual. Leurs propositions ? Rigueur budgétaire, réformes structurelles et mise en avant du secteur agricole comme moteur de croissance.
L'ajustement fiscal comme levier de développement
Eduardo Leite (PSD), gouverneur du Rio Grande do Sul, a ouvert le débat avec une nuance importante : « L'équilibre budgétaire n'est pas une fin en soi, mais un moyen d'assurer notre capacité d'investissement ». Selon lui, les programmes sociaux et la discipline fiscale ne sont pas incompatibles - contrairement au discours du gouvernement fédéral actuel.
Critiques acerbes contre l'administration Lula
Ronaldo Caiado (União), gouverneur de Goiás, n'a pas mâché ses mots : « Avec Lula à la présidence, oubliez tout ajustement sérieux. La priorité reste le populisme ». Une position radicale qui reflète les tensions croissantes entre États et gouvernement central.
Privatisations : des réussites à dupliquer ?
Tarcísio de Freitas (Republicanos) a défendu la concession de Sabesp au privé : « Les investissements ont triplé depuis ». Ratinho Jr (PSD) a abondé, plaidant pour une industrialisation accrue du secteur agricole : « Le lactosérum valait rien il y a cinq ans. Aujourd'hui transformé en whey protein, il vaut plus que le lait ! ».
2026 dans le viseur
Si les participants affichent un Optimisme mesuré pour l'avenir, leur opposition à un second mandat de Lula est claire. André Esteves, président du BTG, les a qualifiés de « futurs protagonistes du cycle électoral » - un signal politique à peine voilé.