Crypto au Kenya : Binance, le marionnettiste invisible de l’économie numérique ?
Binance étend son emprise sur le marché kényan – mais à quel prix ?
Alors que les régulateurs locaux peinent à suivre, le géant des crypto joue-t-il avec les règles ?
Les volumes explosent, les utilisateurs affluent... et les autorités regardent ailleurs. Une stratégie bien rodée.
Le FSA kényan semble aussi efficace qu'un gardien de but en carton – pendant ce temps, Binance encaisse les gains.
Une Chambre de commerce crypto, mais pour qui ?
Le cœur du débat tourne autour d’une structure au nom assez neutre : Virtual Asset Chamber of Commerce (VAC). Elle a été intégrée au board chargé de
Problème : plusieurs voix s’élèvent pour affirmer que
Rien d’officiel noir sur blanc, mais plusieurs sources locales évoquentà ses partenaires “stratégiques”.
Plusieurs jeunes pousses locales accusent la VAC de favoritisme : si elle est en partie financée par Binance,
Le soupçon est simple : une organisation financée par un acteur dominant ne peut pas être neutre dans la rédaction de règles censées s’appliquer à tous.

Silence radio… ou presque
Son responsable, Basil Ogolla, déclare que l’organisation participe depuis des mois à des réunions de travail avec la Banque centrale, le ministère des Finances, voire le FMI.
Officiellement, elle se positionne comme une chambre représentative de l’écosystème crypto africain. Mais,
Binance, quant à elle,des partenaires de la VAC. Pas un logo, pas une mention.
Pourtant, des sources croiséessur la crypto, organisée récemment, s’est faite
Les images sont publiques, la documentation aussi. Alors pourquoi ce silence ? Pourquoi ne pas clarifier les liens ?
Influence rampante, modèle répété
Ce genre de stratégie n’est pas inédit.en utilisant le même schéma : formation des régulateurs, partenariats éducatifs, intégration “discrète” à des organes de conseil.
Au Kirghizistan,Au Pakistan, Changpeng Zhao, l’ex-CEO, a même été nommé conseiller sur la régulation crypto.
Et au Kenya, on assiste à la même chose.Car ici, des entreprises locales dénoncent une tentative de prise de contrôle douce, presque invisible. Une sorte de “monopole informel”, qui ne dit pas son nom.
On ne va pas se mentir : dans un pays où la régulation financière reste fragile,Et pas seulement localement.
Une régulation perçue comme influencée par un acteur uniqueListe grise du GAFI, méfiance de l’Union européenne…
Just wrapped up an amazing Binance meetup at Mount Kenya University in Thika![]()
430+ students pulled up with full energy, questions, and serious Web3 curiosity![]()
The future of crypto in Kenya is looking bright! pic.twitter.com/vpJ3gstB3a
— Binance Africa (@BinanceAfrica) June 19, 2025
Et maintenant, on fait quoi ?
Le projet de loi est toujours en discussion.Il reste donc une chance de rééquilibrer les forces, d’écouter les PME, les développeurs locaux, ceux qui innovent sur place sans milliards en réserve.
Mais pour ça, encore faut-il que les décideurs s’affranchissent des grandes ombres qui planent sur leurs épaules.
Disons-le : réglementer la crypto est une urgence. Mais encore faut-il que ce soit fait pour tous, et non pour quelques-uns.
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