Deux parcs éoliens à Teruel sous le coup de la justice pour irrégularités en 2025
- Quelles sont les irrégularités reprochées aux parcs éoliens ?
- Pourquoi les procédures environnementales sont-elles contestées ?
- Quel est l'enjeu financier et politique derrière ces projets ?
- Quelles sont les implications juridiques ?
- FAQ sur les parcs éoliens de Teruel
En 2025, deux parcs éoliens situés dans la province de Teruel, en Espagne, font l'objet d'une enquête judiciaire pour des irrégularités présumées dans leur développement. Le mouvement citoyen Teruel Existe a déposé une plainte auprès du parquet, mettant en lumière des modifications non divulguées, des impacts environnementaux sous-estimés et des manquements aux procédures légales. Ces projets, initialement approuvés par le gouvernement régional d'Aragon, soulèvent des questions sur la transparence et la conformité aux normes environnementales.
Quelles sont les irrégularités reprochées aux parcs éoliens ?
Les deux parcs éoliens, situés près de Salamaña et Pertusa, sont accusés d'avoir subi des modifications substantives après l'obtention de leur déclaration d'impact environnemental favorable. Parmi les anomalies relevées :
- Une augmentation de la puissance unitaire des éoliennes, passant de 3,5 MW à 6,5 MW.
- Une réduction du nombre d'éoliennes, de 27 à 16, avec seulement 4 conservées à leur emplacement initial.
- L'installation de 4 éoliennes hors de leur zone attribuée, empiétant sur le parc voisin.
Ces changements, considérés comme majeurs, auraient dû déclencher une nouvelle évaluation environnementale, selon la législation en vigueur.
Pourquoi les procédures environnementales sont-elles contestées ?
La plainte souligne plusieurs manquements dans l'évaluation environnementale :
- Absence d'études clés (avifaune, impacts sur Natura 2000, archéologie).
- Une consultation publique écourtée, inférieure aux 30 jours requis.
- Une approbation précipitée pour respecter des délais administratifs.
De plus, les parcs sont situés à moins de 4 km d'une Zone de Protection Spéciale pour les Oiseaux (ZEPA), menaçant des espèces en danger comme l'alouette ricotí et l'aigle azor perdicera.
Quel est l'enjeu financier et politique derrière ces projets ?
Selon Teruel Existe, ces parcs s'inscrivaient à l'origine dans un macro-projet fragmenté pour éviter un examen fédéral plus strict. Cette stratégie aurait permis :
- Un traitement accéléré par les autorités régionales.
- Une minimisation artificielle de l'impact environnemental global.
Le mouvement dénonce également l'occupation de terrains publics sans étude d'alternatives, ainsi que des irrégularités dans le tracé de la ligne d'évacuation d'électricité (25 km).
Quelles sont les implications juridiques ?
La plainte vise directement le directeur de l'Institut Aragonais de Gestion Environnementale et le chef du Service Provincial de l'Industrie de Teruel. Les accusations portent sur :
- Non-respect des procédures d'évaluation.
- Ommission de données cruciales dans les dossiers.
- Autorisations délivrées sous pression temporelle.
Ce cas pourrait créer un précédent pour les futurs projets énergétiques en Espagne, notamment concernant la transparence des modifications post-approbation.
FAQ sur les parcs éoliens de Teruel
Qui a déposé la plainte contre les parcs éoliens ?
Le mouvement citoyen Teruel Existe, connu pour son engagement en faveur du développement durable et de la transparence administrative.
Quelles espèces sont menacées par ces projets ?
Trois espèces en danger critique : l'alouette ricotí, le sisón et l'aigle azor perdicera, dont les zones de réhabilitation sont impactées.
Pourquoi la fragmentation du projet pose-t-elle problème ?
Elle aurait permis de contourner les contrôles environnementaux stricts applicables aux grands projets, tout en accélérant les autorisations.