Carney au Canada prévoit un voyage en Chine pour des négociations commerciales avec Xi Jinping - Un pivot géopolitique qui pourrait secouer les marchés ?
Un ministre canadien s'envole vers Pékin. Les pourparlers commerciaux avec Xi Jinping sont à l'ordre du jour. Et les marchés surveillent chaque mot.
Le contexte géopolitique
Ce n'est pas une simple visite de courtoisie. Dans le climat actuel, chaque déplacement diplomatique pèse lourd. Les relations entre l'Ouest et l'Est sont un champ de mines, et les négociations commerciales en sont les démineurs. Un faux pas, et les répercussions se font sentir des salles de marchés de Toronto aux bourses de Shanghai.
Pourquoi les investisseurs doivent regarder
L'argent déteste l'incertitude, mais adore anticiper les flux. Un accord, même en germe, peut redessiner les corridors d'échange. Les matières premières, la tech, les chaînes d'approvisionnement – tout est sur la table. Les traders aguerris savent que les communiqués officiels cachent souvent les véritables intentions. Lisez entre les lignes, ou soyez devancés.
L'impact au-delà des frontières
Ces discussions ne concernent pas que deux pays. Elles envoient un signal au monde entier sur l'état de la coopération économique globale. Un rapprochement pourrait apaiser les tensions ; un échec, les exacerber. Dans un monde interconnecté, aucun marché n'est une île.
La conclusion : une danse à haut risque où le protocole cache des enjeux colossaux. Comme toujours en finance, ce sont ceux qui préparent leurs mouvements avant l'annonce qui empochent les gains – les autres se contentent de lire les titres et paient la facture.
Carney vise à régler les conflits commerciaux et à promouvoir le pétrole et le canola
Carney ne s'attardera pas sur les banalités. Son équipe a annoncé qu'il aborderait les questions de commerce, d'agriculture, d'énergie et de sécurité. Les droits de douane ont explosé depuis l'an dernier. Le Canada a augmenté les taxes sur les voitures électriques chinoises, l'acier et l'aluminium, simplement pour suivre le rythme de Trump.
La Chine a riposté en taxant le canola canadien et d'autres cultures. Cette mesure a provoqué la colère des provinces de l'Ouest. Les dirigeants des Prairies accusent Ottawa de sacrifier les agriculteurs pour protéger les usines de l'Ontario.
Les États-Unis ont imposé des droits de douane de 50 % sur l'acier étranger, et Carney a réagi en suspendant les importations d'acier chinois. Cela n'a pas enrayé l'hémorragie. Carney souhaite désormais doubler les exportations canadiennes hors des États-Unis au cours des dix prochaines années.
La Chine est déjà le deuxième partenaire commercial du Canada. Rien qu'en 2024, leurs échanges commerciaux ont atteint 118 milliards de dollars canadiens. Ce chiffre pourrait encore augmenter si Carney prend les bonnes décisions.
Il a rencontré Xi en octobre dernier lors du sommet Asie-Pacifique en Corée du Sud. Carney a qualifié cette rencontre de « tournant » et a indiqué avoir été invité à se rendre en Chine. Depuis, des ministres canadiens se rendent régulièrement en Chine pour plaider en faveur de cette rencontre entre Xi et Carney.
Carney jongle avec les projets d'oléoducs, la reprise du tourisme et l'héritage gelé de Trudeau
Carney voit dans le pétrole une voie de retour vers la Chine. L'oléoduc Trans Mountain, qui relie le Canada à la côte ouest, vient d'être agrandi. Cela a déjà permis d'atteindre des exportations record de pétrole vers la Chine. Il s'efforce maintenant de simplifier les procédures administratives pour la construction d'un deuxième oléoduc afin d'accroître encore les volumes acheminés. Les mesures prises par trump au Venezuela ont rendu ce projet encore plus urgent. Le Canada a besoin d'acheteurs. La Chine a besoin de pétrole.
Le secteur du commerce de détail est également à l'ordre du jour. Selon M. Carney, des marques canadiennes comme Lululemon et Canada Goose pourraient en profiter si les échanges commerciaux s'améliorent. Son objectif est d'offrir « un éventail beaucoup plus large de possibilités à un plus grand nombre d'entreprises canadiennes »
Il souhaite également lever les restrictions de voyage entre les deux pays. En novembre, la Chine a annoncé la reprise du tourisme de groupe vers le Canada, interrompu en 2020.
Ce nouveau départ intervient alors que les relations de Trudeau avec la Chine restent catastrophiques. Trudeau avait tenté de conclure un accord en 2016 et 2017. Puis Meng a été arrêtée. La Chine a riposté. Tout s'est figé.
En 2022, Mélanie Joly, ministre des Affaires étrangères de Trudeau, qualifiait la Chine de force « perturbatrice ». Un an plus tard, Trudeau ordonnait une enquête sur l'ingérence chinoise dans les élections. Le rapport concluait que la Chine et d'autres pays avaient tenté d'influencer le scrutin, mais que les élections n'avaient pas été modifiées.
Carney adopte une approche différente. « Nous partons d'une base très basse et nous pouvons progresser considérablement avant d'aborder un sujet sensible », a-t-il déclaré après sa rencontre avec Xi. Aucun tarif douanier n'a été levé ce jour-là. Carney a précisé que là n'était pas l'enjeu. « On a parfois tendance à simplifier à l'extrême, à proposer un échange de bons procédés », a-t-il expliqué aux journalistes. « Ce n'est pas ainsi que cela fonctionne. »
Ne vous contentez pas de lire l'actualité crypto. Apprenez-en plus. Abonnez-vous à notre newsletter. C'est gratuit .