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JPMorgan gèle les comptes de Blindpay et Kontigo : une manœuvre financière qui cible leurs activités au Venezuela

JPMorgan gèle les comptes de Blindpay et Kontigo : une manœuvre financière qui cible leurs activités au Venezuela

Published:
2025-12-27 05:22:21

Le bras de fer financier s'intensifie. JPMorgan Chase a brutalement coupé l'accès aux services bancaires de deux sociétés, Blindpay et Kontigo, pointant du doigt leurs opérations liées au Venezuela.

Le mur de l'establishment se dresse

L'action de la banque américaine n'est pas une simple formalité. Elle représente un durcissement tangible des contrôles, un rappel que les géants traditionnels gardent la main sur les flux de capitaux. Le motif ? Des activités au Venezuela, un pays sous le feu de sanctions économiques internationales depuis des années. Les détails précis des transactions incriminées restent flous, mais le message est limpide : franchir certaines lignes rouges géopolitiques a un prix.

Les entreprises dans l'impasse

Pour Blindpay et Kontigo, le choc est opérationnel. Se voir privé du réseau d'une banque de la taille de JPMorgan, c'est bien plus qu'un compte fermé. C'est un coup porté à leur liquidité, à leur crédibilité et à leur capacité à fonctionner à l'international. Elles se retrouvent soudainement à devoir trouver des alternatives en urgence, dans un paysage financier où chaque porte qui se ferme complique exponentiellement les affaires.

Une victoire à la Pyrrhus pour la compliance ?

D'un côté, JPMorgan se pare des plumes de la rigueur réglementaire, évitant tout risque de sanctions collatérales. De l'autre, cette décision jette une lumière crue sur la fragilité des entreprises dont le modèle touche à des zones grises géopolitiques. C'est le jeu classique de la finance traditionnelle : appliquer le principe de précaution avec la subtilité d'un rouleau compresseur, quitte à écraser quelques acteurs sur son passage. Au final, on protège surtout son bilan, une priorité qui, en finance, surpasse souvent les considérations de développement économique régional.

Cette affaire dépasse le simple différend commercial. Elle soulève des questions fondamentales sur le pouvoir démesuré des institutions financières globales, capables d'isoler économiquement des entités sur la base de décisions unilatérales. Alors que le Venezuela continue de naviguer dans une crise complexe, ses partenaires économiques, même indirects, marchent sur des œufs. Un rappel cynique mais nécessaire : dans la grande salle des marchés, la compliance est souvent le prétexte le plus élégant pour couper les vivres à ceux qui deviennent trop encombrants ou trop risqués.

Trump saisit des pétroliers et qualifie le pétrole vénézuélien d'actif américain

Alors que JPMorgan coupait l'accès aux fonds, ledent Donald Trump poursuivait activement ses actions contre le Venezuela. Il y a deux semaines, son administration a intercepté deux pétroliers chargés de pétrole vénézuélien, et un troisième est actuellement en cours de trac.

S'adressant aux journalistes, ledent a déclaré : « Peut-être la vendrons-nous, peut-être la garderons-nous. Peut-être l'utiliserons-nous dans les réserves stratégiques. Nous conservons également les navires. »

Au cœur de cette répression se trouve la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, PDVSA, déjà placée sur liste noire en vertu des décrets exécutifs 13850 et 13884 depuis 2019. Le département du Trésor de Trump a affirmé dans sa déclaration officielle que les ventes de pétrole permettent au régime de Nicolás Maduro de se maintenir à flot.

Plus tôt ce mois-ci, ils ont officiellement qualifié le fentanyl (qui, selon eux, transite par le Venezuela) d’« arme de destruction massive »

Le département du Trésor américain a sanctionné six compagnies maritimes qui transportaient du pétrole hors du Venezuela en utilisant des tactiques de localisation douteuses et de fausses transmissions de données.

La première société est Myra Marine Limited, basée aux Îles Marshall. Vient ensuite Arctic Voyager Incorporated, également originaire des Îles Marshall. Puis Poweroy Investment Limited, enregistrée aux Îles Vierges britanniques. Ready Great Limited, elle aussi basée aux Îles Marshall, a également été sanctionnée, de même que Sino Marine Services Limited, une société immatriculée au Royaume-Uni qui exploite le TAMIA (OMI : 9315642), battant pavillon de Hong Kong.

Enfin, la société Full Happy Limited, également immatriculée aux Îles Marshall, a chargé du pétrole à son navire fin mai et l'a expédié en Asie. Comme les autres, elle a reçu la même désignation : EO 13850.

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