Jared Isaacman, d’Elon Musk, promet une « économie orbitale » avec ses centres de données spatiaux pour la NASA
L'espace devient le nouveau terrain de jeu des milliardaires—et cette fois, ce n'est pas pour le tourisme. Jared Isaacman, le pilote milliardaire derrière les missions privées de SpaceX, affirme que son initiative avec la NASA pour déployer des centres de données en orbite pourrait débloquer une « économie orbitale » entièrement nouvelle.
Une infrastructure au-delà des nuages
L'idée est simple, mais son exécution relève de la science-fiction : installer des serveurs dans l'espace. Isaacman soutient que cela permettrait de contourner les limitations terrestres—latence réduite, sécurité physique renforcée et indépendance énergétique via le solaire spatial. La NASA écoute. Le programme, encore en phase de discussion, vise à créer une infrastructure orbitale qui servirait de colonne vertébrale numérique pour les futures missions lunaires, martiennes et au-delà.
Le pari économique
Derrière le jargon technique se cache un calcul financier audacieux. Isaacman ne parle pas seulement de science ; il évoque une économie viable, où la location de puissance de calcul spatiale et le stockage de données deviendraient des commodités. Un marché qui, selon lui, justifierait à terme les coûts exorbitants des lancements. Certains à Wall Street lèvent déjà un sourcil—après tout, on a déjà vu des « nouvelles économies » promettre la lune avant de s'écraser lamentablement.
Une course silencieuse est lancée
Cette initiative place SpaceX, via ses partenariats, dans une position centrale. Si le projet aboutit, la société de Musk ne se contenterait plus de livrer du fret en orbite ; elle deviendrait propriétaire d'une partie cruciale de l'infrastructure numérique du futur. Les concurrents, comme Blue Origin ou les acteurs traditionnels de la défense, observent de près. La course à l'espace n'est plus une question de prestige national, mais de suprématie économique et technologique.
Alors que les terriens se débattent avec leurs data centers énergivores, une poignée de visionnaires regardent vers le ciel. Leur promesse ? Faire de l'orbite terrestre le prochain centre névralgique du capitalisme numérique. Reste à savoir si les investisseurs seront prêts à suivre—ou si ce projet rejoindra la longue liste des idées brillantes qui ont brûlé dans l'atmosphère des réalités budgétaires.
Le candidat de Trump à la NASA revient avec un programme axé sur les affaires spatiales
Trump avait initialement choisi Jared pour diriger la NASA en décembre 2024. Puis, en mai, il a soudainement retiré sa nomination. Aucune raison n'a été donnée, mais des sources internes auraient pointé du doigt la relation étroite de Jared avec Elon Musk, depuis la rupture publique entre Trump et ce dernier l'été dernier.
Mais la querelle n'a pas duré. Trump est revenu sur sa décision en novembre et a de nouveau nommé Jared, qui avait déjà obtenu le titre detronaprès avoir volé à bord du Crew Dragon de SpaceX en 2021.
Désormais, il ne vise plus seulement la Lune. Jared a présenté des projets de centres de données spatiaux, d'énergie nucléaire et d'extraction d'hélium-3.
Ce gaz rare, enfoui à la surface de la Lune, pourrait servir de combustible pour les réacteurs à fusion. Il souhaite également établir une base permanente, dotée de systèmes de propulsion nucléaire prêts à être utilisés au-delà de la Lune.
Il ne s'agit pas d'un projet utopique. Jared a clairement indiqué que ces idées sont déjà en cours de réalisation. La NASA collabore avec SpaceX, Blue Origin (de Jeff Bezos) et Boeing dans le cadre du programme Artemis, qui vise à établir une présence permanente sur la Lune et à préparer des missions vers Mars.
La loi « One Big Beautiful Bill Act » de Trump a donné un coup de pouce considérable à cette campagne en allouant 9,9 milliards de dollars à la NASA en début d'année. Artemis II, le premier vol d'essai habité du lanceur SLS (Space Launch System) et du vaisseau spatial Orion de la NASA, est prévu prochainement. Cette mission sera suivie d'Artemis III, SpaceX fournissant le véhicule lunaire.
Jared a également indiqué que SpaceX et Blue Origin développent des lanceurs lourds réutilisables utilisant le transfert de propergol cryogénique en orbite. Il a déclaré : « C’est ce qui nous permettra d’effectuer des allers-retours vers la Lune à un coût abordable et avec une grande fréquence, et de préparer des missions vers Mars et au-delà. »
Le problème du Cybertruck de Tesla bénéficie d'un plan de sauvetage digne de SpaceX
De retour sur Terre, les chiffres de Tesla sont alarmants. L'entreprise peine à vendre ne serait-ce que 20 000 Cybertrucks par an, loin des 500 000 unités promises initialement par Elon Musk. Les entrepôts débordent désormais de camions invendus et la production a déjà été réduite.
Mais voilà que SpaceX entre en scène. L'entreprise a commandé plus de 1 000 Cybertrucks et pourrait bien doubler ce chiffre prochainement. Un utilisateur de Tesla a publié une vidéo montrant un entrepôt rempli de ces véhicules. Chaque Cybertruck coûtant environ 80 000 $, la commande de SpaceX pourrait représenter entre 80 et 160 millions de dollars de ventes pour Tesla.
De toute évidence, SpaceX est désormais la principale source de la fortune d'Elon Musk, et non plus Tesla comme auparavant. Si cette tendance se maintient, sa fortune dépassera très certainement le billion de dollars d'ici l'année prochaine.
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