BTCC / BTCC Square / CryptopolitanFR /
Oracle et OpenAI : une alliance qui fait grincer les dents des marchés

Oracle et OpenAI : une alliance qui fait grincer les dents des marchés

Published:
2025-12-11 12:11:54

Oracle se retrouve sous le feu des projecteurs. Sa relation étroite avec OpenAI devient un point de friction majeur pour les observateurs, soulevant des questions sur les risques de concentration et la dépendance stratégique.

Une exposition qui inquiète

Les liens tissés entre le géant des bases de données et le leader de l'IA générative ne passent plus inaperçus. Les analystes scrutent cette alliance, pointant du doigt une vulnérabilité nouvelle. Si un partenaire trébuche, l'autre risque de chuter avec lui – une leçon que la finance traditionnelle a pourtant déjà apprise, et souvent ignorée.

Un pari sur l'avenir, un risque pour le présent

Oracle mise gros sur l'infrastructure cloud dédiée aux charges de travail d'IA. Cette stratégie place OpenAI au cœur de son plan de croissance. Mais cette dépendance crée une asymétrie périlleuse. Les investisseurs, toujours prompts à célébrer la hausse, commencent à calculer les conséquences d'un éventuel ralentissement ou d'un changement de cap de leur partenaire vedette.

Le marché, dans son cynisme habituel, adore les récits de croissance exponentielle… jusqu'à ce qu'il doive en payer la facture. L'exposition d'Oracle n'est pas qu'un problème comptable ; c'est un test de résistance pour une stratégie qui a mis tous ses œufs dans le panier de l'IA. L'avenir dira si c'est un coup de génie ou une erreur coûteuse.

Oracle absorbe la hausse des coûts face à l'explosion des investissements.

Oracle a annoncé une croissance de son chiffre d'affaires de 14 % sur un an au dernier trimestre, son taux de croissance le tron en près de trois ans. Ce résultat reste toutefois légèrement inférieur aux prévisions de Wall Street.

Oracle a également augmenté son carnet de commandes d'environ 68 milliards de dollars grâce à de nouveaux accords avec Meta et Nvidia, même si l'entreprise avait déjà évoqué ces accords lors d'une réunion avec les analystes en octobre. La véritable surprise est venue des dépenses. Oracle a annoncé des investissements record de 12 milliards de dollars pour le trimestre clos en novembre, un montant nettement supérieur aux 8,4 milliards de dollars attendus par les analystes.

L'entreprise a relevé ses prévisions de dépenses d'investissement pour l'année entière, les faisant passer de 35 milliards de dollars à 50 milliards de dollars, ce qui a entraîné une nouvelle baisse de 12 % du cours de son action lors des échanges après la clôture.

Un investissement de cette ampleur représente 75 % du chiffre d'affaires prévisionnel d'Oracle pour l'année. Au cours des cinq dernières années, ce taux s'élevait en moyenne à environ 17 %.

À titre de comparaison, Meta devrait consacrer environ 36 % de son chiffre d'affaires aux investissements cette année. Ces chiffres illustrent les difficultés rencontrées par Oracle pour assurer la fourniture de services à OpenAI et maintenir le service pour ses autres clients cloud.

Oracle a d'importantes obligations liées à OpenAI.

Les dépenses d'Oracle ne se limitent pas à la croissance de ses centres de données. OpenAI représente la majeure partie des 523 milliards de dollars d'obligations de performance restantes de l'entreprise. Ces obligations correspondent à destracsur des revenus non encore comptabilisés.

Ce total représente près de neuf fois le chiffre d'affaires annuel d'Oracle. Ses concurrents dans le cloud, tels que Microsoft, Amazon et Google, affichent des ratios bien inférieurs. Microsoft, principal partenaire informatique d'OpenAI, présente un carnet de commandes équivalent à seulement 1,4 fois son chiffre d'affaires des quatre derniers trimestres.

La croissance future d'Oracle dépend du respect des engagements d'OpenAI. Or, peu d'entreprises sont capables de conclure des accords de cette envergure, ce qui limite les possibilités de diversification d'Oracle. La pérennité de ces obligations est également tributaire de l'évolution de la demande en IA et de la capacité de concurrents tels que Google ou Anthropic à réduire l'avance d'OpenAI.

Gil Luria, de DA Davidson, a déclaré qu'Oracle devait utiliser son rapport trimestriel « pour répondre aux préoccupations concernant l'équilibre délicat entre l'emprunt d'argent pour développer les capacités d'OpenAI, étant donné qu'il est désormais très peu probable qu'OpenAI honore ses engagements ».

Oracle n'a pas apporté ces précisions. L'entreprise a consommé un peu plus de 13 milliards de dollars de cash au cours des quatre derniers trimestres et affiche désormais une dette nette d'environ 88 milliards de dollars.

Cela contraste fortement avec la situation de ses concurrents disposant d'importantescash nettes. Moody's a déclaré la semaine dernière qu'« Oracle est l'entreprise la plus exposée à OpenAI et présente les indicateurs de crédit les plus faibles parmi les hyperscalers de qualité investissement ».

Oracle a déclaré mercredi qu'elle entendait préserver sa notation de crédit de qualité investissement tout en finançant son expansion dans le domaine de l'IA, mais les investisseurs manifestent des signes évidents de frustration face à la pression financière croissante.

Affinez votre stratégie grâce au mentorat et aux idées quotidiennes - Accès gratuit de 30 jours à notre programme de trading

|Square

Obtenez l'application BTCC pour commencer votre expérience avec les cryptomonnaies

Commencer aujourd'hui Scannez pour rejoindre nos + de 100 millions d’utilisateurs