Exclusif : Mercedes en négociations avancées pour céder sa filiale leasing à BNP Paribas
Le géant allemand Mercedes-Benz serait en discussions serrées avec BNP Paribas pour vendre sa filiale dédiée au leasing. Une manœuvre stratégique qui pourrait bien secouer le secteur.
Selon des sources proches du dossier, l'accord pourrait être finalisé d'ici la fin de l'année. De quoi donner des sueurs froides aux concurrents.
BNP Paribas, déjà bien implanté dans la finance automobile, renforcerait ainsi son emprise sur le marché. Une belle opération... ou un coup de poker ?
Cerise sur le gâteau : les analystes s'interrogent déjà sur les synergies potentielles. Mais comme d'habitude en finance, le diable se cache dans les détails - et les frais cachés.
Illustration du logo de Mercedes-Benz Mercedes-Benz est en disc...Mercedes discute de la vente de sa filiale leasing à BNP, selon Bloomberg
Illustration du logo de Mercedes-Benz
Mercedes-Benz est en discussions avancées avec BNP Paribas pour lui vendre sa filiale de leasing Athlon, rapporte Bloomberg News mercredi.
Il n'est pas encore certain que la transaction entre le constructeur automobile haut de gamme allemand et la banque française aboutisse car plusieurs autres parties sont intéressées, ajoute l'agence de presse américaine, qui cite des sources proches du dossier.
Selon une de ces sources, Athlon est valorisée environ un milliard d'euros.
Alors sous le nom Daimler AG, Mercedes a racheté en 2016 Athlon, l'une des principales sociétés de leasing en Europe présente dans 20 pays, auprès de la banque néerlandaise Rabobank pour 1,1 milliard de dollars.
Un porte-parole de Mercedes a déclaré que le groupe passait continuellement en revue les options stratégiques pour son activité, Athlon comprise.
BNP, numéro deux européen du leasing automobile avec sa filiale Arval, derrière le leader du marché Ayvens (Société générale), n'était pas disponible dans l'immédiat pour faire un commentaire.
(Ilona Wissenbach, avec Blandine Henault à Paris; version française Gilles Guillaume, édité par Jean-Stéphane Brosse)