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Eaux Perrier : l’UFC-Que Choisir exige l’arrêt immédiat de la vente - Nestlé Waters contre-attaque

Eaux Perrier : l’UFC-Que Choisir exige l’arrêt immédiat de la vente - Nestlé Waters contre-attaque

Published:
2025-09-24 01:21:20
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La célèbre eau pétillante dans la tourmente réglementaire.

L'UFC-Que Choisir passe à l'offensive - L'association de consommateurs brandit l'urgence sanitaire pour demander le retrait pur et simple des bouteilles des rayons. Une manœuvre qui secoue le géant des eaux embouteillées.

Nestlé Waters dégaine son arsenal juridique - Le groupe suisse oppose une défense musclée, arguant du respect strict des normes en vigueur. Une bataille d'experts s'engage sur la conformité des contrôles qualité.

Les autorités sanitaires sous pression - La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) doit maintenant trancher ce duel à haut risque. Un précédent qui pourrait faire trembler toute l'industrie agroalimentaire.

Comme dirait un trader de crypto : « Quand la régulation frappe, même les blue-chips peuvent perdre 20% en une session ». Nestlé découvre amèrement que l'eau peut parfois être plus volatile que le Bitcoin.

Eaux Perrier: l'UFC-Que Choisir demande la suspension de la commercialisation, Nestlé Waters se défend L'UFC estime que "le consommateur achète une eau vendue comme minérale naturelle alors qu’e...

Eaux Perrier: l'UFC-Que Choisir demande la suspension de la commercialisation, Nestlé Waters se défend

L'UFC estime que

L'UFC estime que "le consommateur achète une eau vendue comme minérale naturelle alors qu’elle n’est pas naturelle, puisqu’elle a été traitée" ( AFP / Fred TANNEAU )

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a demandé mercredi au tribunal judiciaire de Nanterre le retrait temporaire des bouteilles Perrier, marque de Nestlé Waters, dont elle considère la commercialisation en tant qu'eau "minérale naturelle" comme trompeuse, ce que l'entreprise conteste.

L'objectif avancé par l'association est d'obtenir des mesures provisoires "de retraits du marché et de rappel de produits", "d'interdiction de commercialisation" et "la cessation des tromperies concernant ces eaux Perrier présentées comme +minérales naturelles+".

La décision du tribunal sera mise en délibéré le 18 novembre.

"On a affaire à un opérateur économique qui fraude sur la qualité de son produit", a dénoncé mercredi Maître Alexis Macchetto, avocat de l'association, lors de l'audience.

Début 2024, des articles de presse ont révélé l'utilisation au cours d'années précédentes de traitements interdits (ultraviolets, charbon actif) sur des sites d'embouteillage de Nestlé Waters pour, selon la filiale du groupe suisse qui rassemble notamment les marques Vittel, Perrier et Contrex, "assurer la sécurité sanitaire" des eaux.

Or une eau minérale naturelle ne peut faire l'objet d'aucune désinfection ou traitement de nature à modifier ses caractéristiques.

- "Double niveau de contrôle" -

L'UFC estime ainsi que "le consommateur achète une eau vendue comme minérale naturelle alors qu’elle n’est pas naturelle, puisqu’elle a été traitée", a expliqué mercredi matin à l'AFP Me Macchetto.

Au printemps, l'UFC avait saisi le tribunal judiciaire de Nanterre en référé; une audience prévue en juillet avait finalement été reportée.

A l'AFP, Nestlé Waters a assuré rester "tout à fait déterminé" à "contester" l'action en justice de l'UFC, rappelant toujours "opérer sous le contrôle des autorités".

Outre la "tromperie", l'UFC-Que Choisir affirme également qu'il y a "un risque réel pour le consommateur: sans mesure prise, un jour quelqu'un pourrait tomber malade", selon les mots de son avocat à l'AFP.

Au tribunal judiciaire de Nanterre, Me Macchetto a pointé un "risque sanitaire, qui s'aggrave au fil du temps".

"L'eau minérale fait l'objet d'un double niveau de contrôle qui se traduit par 700 analyses par jour. L'eau est sûre, à la fois à la source et en bouteille", a rétorqué Jean-Luc Champy, avocat de Nestlé Waters.

Des contaminations, notamment par des bactéries "d'origine fécale", ont été plusieurs fois relevées ces dernières années, notamment après de fortes pluies, sur les forages utilisés pour Perrier.

- Changement de filtre -

Le groupe affirme qu'elles sont "ponctuelles", que ces pollutions concernaient "des puits aujourd'hui suspendus", et ajoute que "toutes les mesures nécessaires sont prises en cas d'anomalie".

"Nos eaux et nos produits ont toujours pu être consommés en sécurité", insiste Nestlé Waters auprès de l'AFP.

Pour Me Macchetto, le risque est d’autant plus évident que Nestlé a récemment "remplacé ses filtres 0,2 micromètre par des filtres 0,45 micromètre", technologie "forcément moins efficaces" selon l’avocat à l'AFP.

Le 7 mai, le préfet du Gard avait donné deux mois au groupe pour retirer sa microfiltration à 0,2 micron, estimant, en se fondant sur l'avis des experts de l'Agence régionale de Santé (ARS) Occitanie, que ce dispositif "modifie le microbisme de l'eau produite, en contradiction avec la réglementation en vigueur" sur les eaux minérales naturelles.

Au moment de cette mise en demeure, le préfet avait bien spécifié que "les bouteilles Perrier commercialisées jusqu'à ce jour ne présentent aucun risque sanitaire pour les consommateurs".

Mercredi, Nestlé Waters s'est notamment appuyée sur ce changement de technologie pour remettre en cause le bien-fondé de la saisine de l'UFC. "On vient étendre le champ de votre saisine, ce n'est pas la même technologie", a pointé Me Yann Utzschneider, également avocat de la firme, arguant que les filtres utilisés au moment où l'UFC a intenté son action en justice ne sont plus utilisés.

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