Rubio promet un soutien "indéfectible" des États-Unis à Israël - Un engagement stratégique renforcé
Le sénateur Marco Rubio réaffirme l'alliance historique entre Washington et Tel Aviv lors d'une déclaration percutante.
Un partenariat inébranlable
Dans un contexte géopolitique volatile, Rubio souligne que le soutien américain transcende les administrations—une promesse qui vaut son pesant de pétrodollars.
Les implications régionales
Cet engagement ferme pourrait recalibrer les équilibres de pouvoir au Moyen-Orient, envoyant un signal clair aux acteurs adverses.
Une position qui, soit dit en passant, coûte moins cher que de régler les problèmes intérieurs—mais chut, c’est de la realpolitik.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio et le président israélien Isaac Herzog se serrent la main avant leur rencontre à Jérusalem, le 15 septembre 2025 ( Nathan Howard / POOL/AFP )
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a promis lundi le "soutien indéfectible" de son pays à Israël pour éliminer le Hamas palestinien, près de deux ans après une guerre dévastatrice dans la bande de Gaza.
Durant la visite de M. Rubio, l'armée israélienne a poursuivi son offensive dans la bande de Gaza assiégée et affamée, la Défense civile locale y faisant état d'au moins 42 Palestiniens tués, dont des enfants.
Lancée en riposte à une attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, cette offensive a fait des dizaines de milliers de morts et détruit une grande partie du territoire palestinien, où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.
Le déplacement de M. Rubio coïncide avec un sommet arabo-islamique à Doha durant lequel l'émir du Qatar s'en est pris de nouveau à Israël après son attaque inédite le 9 septembre dans la capitale qatarie contre des chefs du Hamas."Les habitants de Gaza méritent un avenir meilleur, mais cet avenir meilleur ne pourra commencer que lorsque le Hamas sera éliminé", a déclaré M. Rubio après une rencontre à Jérusalem avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
"Vous pouvez compter sur notre soutien indéfectible et notre engagement à voir cela se concrétiser", a ajouté le secrétaire d'Etat qui doit se rendre mardi au Qatar, en route pour Londres.
Les frappes israéliennes au Qatar, un médiateur entre Israël et le Hamas et un allié des Etats-Unis, ont contrarié le président Donald Trump.

Une initiative largement symbolique dans la mesure où Israël s'oppose fermement à la création d'un tel Etat auquel aspirent les Palestiniens.
Les Etats-Unis sont également hostiles à cette démarche, qui selon M. Rubio, a "enhardi" le Hamas.
Le secrétaire d'Etat avait indiqué qu'il comptait parler à Jérusalem de l'intention d'Israël d'annexer des secteurs en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, dans le but d'empêcher la création d'un tel Etat.

Sur la guerre à Gaza, le secrétaire d'Etat a indiqué que Donald trump souhaitait qu'elle soit "terminée". Une telle issue doit passer selon lui par la libération de tous les otages et des garanties que le Hamas "ne sera plus une menace" pour Israël.
"Un corps sans âme"

Dans le territoire palestinien, la Défense civile a fait état d'au moins 42 morts, dont plus de la moitié à Gaza-ville où l'armée a intensifié ses bombardements avec l'objectif de s'en emparer.
Compte-tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties.
L'armée israélienne, qui présente Gaza-ville comme l'un des derniers bastions du Hamas dans le territoire palestinien, y a détruit plusieurs tours d'habitation en accusant le Hamas de s'y cacher.

Les Palestiniens continuent de fuir, en grand nombre, la ville et ses environs, qui comptaient un million d'habitants avant les dernières opérations israéliennes selon l'ONU.
"Je me sens comme un corps sans âme", dit Susan Annan, une Palestinienne qui a perdu sa maison après la destruction d'une tour. "Nous avons quitté notre maison avec seulement nos vêtements. Nous n'avons rien pu emporter."
L'attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées, 47 sont encore retenues à Gaza dont 25 décédées selon l'armée.

Les représailles israéliennes ont fait au moins 64.905 morts à Gaza, selon le ministère de la Santé du territoire. L'ONU y a déclaré la famine, ce que Israël dément.
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