Kneecap annonce l’annulation fracassante de sa tournée américaine suite à son procès en cours
Le groupe irlandais Kneecap vient de jeter l'éponge sur sa tournée américaine—et ce n'est pas à cause des caprices du marché.
Le verdict tombe
Plutôt que de conquérir les scènes US, le trio devra affronter les tribunaux. Leur procès en cours les cloue au sol, transformant les rêves de tournée en cauchemar logistique.
Impact financier
Annuler une tournée, c'est comme brûler des billets sur scène—sauf que les investisseurs n'applaudissent pas. Pertes de revenus, contrats rompus, et une réputation qui tangue. Les crypto-enthousiastes connaissent bien ce genre de volatilité, mais même eux doivent admettre que les procès font encore plus mal que les corrections de marché.
Le spectacle doit continuer?
Pas cette fois. Les dates US sont officiellement mortes—enterrées sous des paperasses juridiques. Reste à voir si leur carrière survivra à ce coup dur.
Le trio de rappeurs nord-irlandais Kneecap en concert à Rock en Seine, le 24 août 2025 à Saint-Cloud, près de Paris ( Guillaume BAPTISTE / AFP )
Le trio de rappeurs nord-irlandais Kneecap, dont l'un des membres est poursuivi par la justice britannique pour soutien au Hezbollah, a annoncé lundi soir l'annulation de sa tournée américaine, dénonçant une "chasse aux sorcières".
"En raison de la proximité de notre prochaine audience à Londres avec la première date de la tournée, et alors que le gouvernement britannique poursuit sa chasse aux sorcières, nous sommes contraints d'annuler les 15 dates de notre tournée américaine prévue en octobre", a indiqué le groupe sur X.
"Mais une fois que nous aurons gagné notre procès, ce qui sera le cas, nous promettons d'entamer une tournée encore plus importante pour tous nos fans", ajoute le communiqué publié sur les réseaux sociaux.L'un des trois membres du groupe, Liam O'Hanna dit Mo Chara, est poursuivi pour "infraction terroriste" après s'être couvert, lors d'un concert à Londres en 2024, d'un drapeau du Hezbollah. Ce mouvement islamiste libanais pro-iranien, ennemi juré d'Israël et soutien du Hamas palestinien, est classé terroriste au Royaume-Uni.
Soutenu par des centaines de partisans, Mo Chara a comparu mercredi dans la capitale britannique puis est reparti libre, la décision étant ajournée au 26 septembre.

Ces démêlés judiciaires n'avaient jusque-là guère empêché Kneecap de poursuivre sa tournée à guichets fermés, comme à Glastonbury fin juin, où il avait accusé Israël d'être un Etat "criminel de guerre".
Privé du festival Sziget de Budapest, après une interdiction d'entrée sur le territoire par le gouvernement hongrois, proche allié d'Israël, Kneecap a donné dimanche un concert sous haute surveillance au festival Rock en Seine à Saint-Cloud (ouest de Paris), où il a de nouveau critiqué la politique israélienne à Gaza.
Dans ce contexte, la ville de Saint-Cloud a retiré sa subvention de 40.000 euros au festival, une première, et la région Ile-de-France a également annulé ses aides pour l'édition 2025.
Le trio nord-irlandais a accédé à la notoriété en 2024 avec son album "Fine Art" et un docu-fiction survolté, "Kneecap". Primé notamment au festival du film de Sundance, aux Etats-Unis, ce film est sorti en France en juin.

Fondé en 2017, Kneecap chante souvent en gaélique et défend la réunification de l'Irlande. Il considère sa langue comme un cri "anticolonialiste" face à la puissance britannique.
Le nom du groupe (kneecap veut dire rotule en anglais) vient de la pratique des groupes paramilitaires qui tiraient sur leurs victimes au niveau des genoux pendant le conflit nord-irlandais.
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