Wendel subit une décote de 50% - Le réveil brutal des investisseurs traditionnels
Le géant de l'investissement Wendel vient de prendre une claque magistrale - 50% de décote en pleine face.
La chute des titans
Les actionnaires découvrent soudainement que leurs actifs «premium» valent moitié moins que prévu. Une saignée qui fait mal aux portefeuilles et encore plus à l'ego.
La réalité rattrape la finance traditionnelle
Pendant ce temps, le Bitcoin flirte avec de nouveaux ATH pendant que les dinosaures de l'investissement continuent de compter leurs pièces en or. Les algorithmes de trading décentralisés n'ont pas ce genre de problèmes d'évaluation - la blockchain ne ment jamais.
Une leçon coûteuse : dans l'ère numérique, seuls les actifs transparents survivront. Le reste n'est que du vent comptabilisé.
Des cours de la Bourse de Paris affichés dans le bâtiment d'Euronext à La Défense, le quartier d'affaires de Paris, le 10 mai 2024 ( DIMITAR DILKOFF / AFP/Archives )
La Bourse de Paris recule mercredi, lestée par le climat d'aversion pour le risque entraîné par la baisse des valeurs technologiques, d'abord à Wall Street, puis sur les autres marchés, les investisseurs marquant le pas avant le symposium des banquiers centraux de Jackson Hole.
Vers 09H45 heure locale, l'indice vedette de la place de Paris perdait 18,85 points, soit - 0,24%, à 7.960,23 points.
Mardi, le CAC 40 a terminé en nette hausse (+1,21%), à 7.979,08 points.
"Les marchés mondiaux ont marqué une pause après une série record, avec une forte vente des grandes valeurs technologiques entraînant les indices à la baisse", commente Patrick Munnelly, de Tickmill Group.
"Les investisseurs ont réduit leurs positions dans les valeurs technologiques, longtemps leaders du marché, craignant que (la forte hausse) entamée en avril n'ait été trop rapide", poursuit-il.
Les valeurs technologiques européennes ne font pas exception.
Vers 09H45 heure de Paris, STMicroelectronics perdait 0,40% à 22,24 euros, Soitec cédait 0,93% à 37,31 euros et Capgemini reculait de 0,79% à 125,70 euros.
Stephen Innes, gérant de SPI AM, décrit une séance "d'aversion pour le risque généralisé", pénalisant les marchés d'actions en raison de prises de risque limitées.
En d'autres termes, les investisseurs ne souhaitent pas se mettre à l'achat, hormis sur des valeurs défensives, considérées comme des refuges en période d'incertitude telles que Orange (+0,63% à 14,48 euros) et Danone (+1,19 à 73,10 euros).
L'attention du marché se porte sur le colloque de Jackson Hole (Wyoming), qui réunit de nombreux banquiers centraux en fin de semaine. Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell y prononcera un discours vendredi.
Carmat de retour
Le fabricant français de cœurs artificiels Carmat, en redressement judiciaire, a annoncé mercredi la reprise de cotation de son action à partir de jeudi à l'ouverture des marchés.
Carmat a annoncé avoir reçu une offre de reprise de la part du président de son conseil d'administration, Pierre Bastid, qui sera à nouveau examinée le 30 septembre devant le tribunal des activités économiques de Versailles.