BTCC / BTCC Square / boursedirectfr /
La Bourse de Paris explose grâce aux banques et à l’automobile : une bouffée d’air en 2025

La Bourse de Paris explose grâce aux banques et à l’automobile : une bouffée d’air en 2025

Published:
2025-08-08 16:13:09
15
3

Le CAC40 termine en forte hausse ce 9 août 2025 - les traders respirent enfin (avant la prochaine crise).

Secteur bancaire : les requins se régalent

Les établissements financiers français surfent sur la vague des taux directeurs - comme si la bulle ne pouvait plus grossir. Les actionnaires jubilent, les épargnants tremblent.

Automobile : du turbo dans les portefeuilles

Les constructeurs tricolores carburent aux subventions gouvernementales. Une performance qui sent bon l'élection à venir - quelle coïncidence.

Clôture : Paris brille, Wall Street ricane

La place financière française fait illusion... jusqu'à la prochaine correction. Les hedge funds américains doivent se marrer - ils connaissent la musique.

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,44% vendredi, portée par les secteurs bancaire et automobile, sur fond d'interrogations quant à l'impact de changements à venir au sein de la banque centrale américaine sur sa future politique monétaire.

L'indice vedette CAC 40 a avancé de 33,68 points et s'est établi à 7.743,00 points à la clôture vendredi. Sur la semaine, il affiche un bilan en hausse de 2,61%, qui ne lui permet toutefois pas d'effacer la baisse de 3,68% de la semaine précédente.

"Sur le CAC 40, bien que l'indice n'ait pas été tiré de manière phénoménale, deux éléments se distinguent: la progression du secteur bancaire et celle du secteur automobile", observe Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marchés chez IG France.

A la cote parisienne, Crédit Agricole a nettement avancé de 3,20% à 16,92 euros, BNP Paribas de 2,52% à 81,50 euros et Société Générale de 1,62% à 57,56 euros.

"C'est directement lié à la hausse des taux sur le marché obligataire, tant en Europe qu'aux Etats-Unis", qui fait suite aux changements possibles au sein du Comité monétaire de la Réserve fédérale (FOMC), explique Alexandre Baradez.

Après la démission surprise de la gouverneure Adriana Kugler vendredi dernier, le président américain compte propulser son conseiller économique Stephen Miran à un poste stratégique au sein de la Fed, qu'il veut voir baisser les taux directeurs.

La nomination de ce défenseur inlassable de la politique économique de Donald trump dans les médias doit encore être confirmée par le Sénat à majorité républicaine.

Autre nomination très attendue: celle du remplaçant de Jerome Powell, l'actuel président de la Fed, dont le mandat prend fin au printemps prochain. L'ex-gouverneur Christopher Waller fait figure de favori, selon l'agence Bloomberg jeudi.

"Bien que ces deux profils soient favorables à des baisses des taux d'intérêt de la Fed, le marché se demande si ce n'est pas risqué dans la mesure où l'inflation aux Etats-Unis n'est pas sous contrôle", a encore expliqué M. Baradez.

Ailleurs à la cote, le secteur automobile s'est aussi démarqué: Stellantis a grimpé de 2,30% à 8,08 euros, Renault de 2,14% à 32,43 euros, Valeo a pris 4,39% à 9,98 euros et Forvia 3,66% à 10,91 euros.

"Le secteur a été indirectement porté par les 15% de droits de douane obtenus par le Japon dans son accord avec les Etats-Unis", jugé comme une bonne nouvelle alors que le marché craignait une surtaxe plus conséquente, explique Alexandre Baradez.

L'an dernier, le secteur automobile représentait presque 30% des exportations nippones vers les Etats-Unis.

  • Euronext CAC40
  •  ■

    |Square

    Obtenez l'application BTCC pour commencer votre expérience avec les cryptomonnaies

    Commencer aujourd'hui Scannez pour rejoindre nos + de 100 millions d’utilisateurs