Royaume-Uni : Malgré des mesures de relance, les investissements étrangers au plus bas parmi le G7 en 2025
- Pourquoi le Royaume-Uni attire-t-il moins d'investissements que ses voisins ?
- Quelles mesures ont été prises pour inverser la tendance ?
- Comment expliquer cette défiance des investisseurs ?
- Quels sont les pays du G7 qui tirent leur épingle du jeu ?
- Quelles entreprises ont déjà claqué la porte ?
- FAQ sur la crise d'investissement au Royaume-Uni
En 2025, le Royaume-Uni a enregistré les flux d'investissements directs étrangers (IDE) les plus faibles du G7, selon les données officielles. Une situation paradoxale alors que le gouvernement multiplie les réformes pour attirer les capitaux. Analyse des causes et conséquences de ce décrochage historique.
Pourquoi le Royaume-Uni attire-t-il moins d'investissements que ses voisins ?
Les chiffres du Office for National Statistics (ONS) sont sans appel : avec seulement 18,6% d'investissements (en proportion du PIB) sur le trimestre clôturé en septembre 2025, le Royaume-Uni se classe bon dernier du G7. Pire encore, il est désormais devancé par l'Allemagne, pourtant engluée dans sa plus longue période de stagnation depuis 1945. Un camouflet pour le Premier ministre et sa ministre des Finances Rachel Reeves, qui avaient fait de l'attractivité économique une priorité absolue.
Quelles mesures ont été prises pour inverser la tendance ?
Le gouvernement britannique a pourtant dégainé l'artillerie lourde : simplification des règles d'urbanisme, réduction des formalités administratives, assouplissement réglementaire... En vain. "C'est comme repeindre la façade d'une maison dont les fondations s'effritent", ironise un analyste de TradingView. Résultat : sur les 16 mois d'exercice du Labour, l'économie britannique a stagné ou reculé à 9 reprises.
Comment expliquer cette défiance des investisseurs ?
Tera Allas, présidente du Productivity Institute, pointe plusieurs facteurs structurels : "Le système de planification britannique reste un casse-tête byzantin. Ajoutez à cela une culture d'entreprise frileuse, des décisions politiques erratiques depuis le Brexit, et vous obtenez le cocktail parfait pour décourager les capitaux." Selon ses calculs, au rythme actuel, il faudrait un siècle au Royaume-Uni pour rattraper les performances d'un pays comme les Pays-Bas.
Quels sont les pays du G7 qui tirent leur épingle du jeu ?
Le contraste avec les autres membres du G7 est saisissant :
- Le Japon caracole en tête avec 27,4% d'investissements/PIB, dopé par ses mégaprojets d'infrastructure
- L'Italie, ancien "maillon faible" de l'Europe, surprend grâce aux réformes libérales de Giorgia Meloni
- Même l'Allemagne, en pleine récession technique, fait mieux que le Royaume-Uni
Quelles entreprises ont déjà claqué la porte ?
Plusieurs géants ont récemment gelé ou annulé des projets phares :
| Entreprise | Projet | Montant |
|---|---|---|
| Eli Lilly | Laboratoire londonien | 279M £ |
| AstraZeneca | Centre de recherche à Cambridge | 200M £ |
| Merck | Siège européen | 1Md £ |
FAQ sur la crise d'investissement au Royaume-Uni
Quel est le principal obstacle aux investissements selon les experts ?
La complexité du système de planification urbaine arrive en tête, citée par 78% des investisseurs interrogés par Bloomberg.
Existe-t-il des secteurs qui résistent à cette tendance ?
Oui, les fintech et certaines niches technologiques continuent d'attirer des fonds, mais cela ne compense pas les désengagements massifs dans l'industrie et l'immobilier.
Quelles seraient les solutions selon le patronat britannique ?
La CBI réclame une réforme en profondeur de la fiscalité des entreprises et la création de "zones économiques spéciales" avec des régulations allégées.