Transférer la surveillance des fonds à la Banque centrale est une « idiotie totale », selon un ancien directeur
- Pourquoi cette proposition est-elle controversée ?
- Quels sont les défis à relever ?
- Quel est le rôle de la CVM dans cette affaire ?
- Quelles sont les alternatives ?
- FAQ
L'économiste Tony Volpon critique vivement la proposition de transférer la surveillance des fonds d'investissement de la Commission des valeurs mobilières (CVM) à la Banque centrale (BC). Il estime que cette mesure ne fonctionnera que si la BC bénéficie d'une autonomie financière pour renforcer ses équipes. Cependant, il souligne que le gouvernement actuel s'est toujours opposé à cette autonomie, ce qui rend l'idée peu crédible. Volpon y voit une tentative de détourner l'attention des échecs de la CVM.
Pourquoi cette proposition est-elle controversée ?
Tony Volpon, ancien directeur de la BC, qualifie cette idée d'« idiotie totale ». Il explique que la BC n'a pas les ressources nécessaires pour assumer cette nouvelle fonction sans une réforme budgétaire majeure. « C'est comme essayer de faire tenir un éléphant dans une Mini Cooper », ironise-t-il. Selon lui, cette proposition ressemble à une « fake news » pour masquer les lacunes de la CVM.
Quels sont les défis à relever ?
Volpon souligne que le Brésil pourrait suivre le modèle européen, où la régulation des marchés est centralisée au sein de la banque centrale. Cependant, cela nécessiterait de résoudre la question budgétaire et de transférer les compétences, les données et le personnel de la CVM à la BC. « Sans cela, c'est comme vouloir construire un gratte-ciel sans fondations », ajoute-t-il.
Quel est le rôle de la CVM dans cette affaire ?
Les critiques à l'encontre de la CVM portent sur son manque d'efficacité et ses ressources limitées. Volpon suggère que ces échecs pourraient justifier le transfert de certaines fonctions à la BC, perçue comme plus indépendante. Mais il met en garde contre le risque de surcharger la BC sans lui donner les moyens nécessaires. « Si la BC est si compétente, pourquoi ne pas tout lui confier ? », s'interroge-t-il.
Quelles sont les alternatives ?
Volpon rappelle que les modèles divisés, comme ceux des États-Unis avec la SEC, peuvent aussi fonctionner s'ils sont bien gérés. « Le problème n'est pas le modèle, mais les ressources et la gestion », insiste-t-il. Il appelle à une réflexion approfondie sur les réformes nécessaires avant toute décision hâtive.
FAQ
Pourquoi Tony Volpon critique-t-il cette proposition ?
Il estime que la BC n'a pas les ressources nécessaires sans autonomie budgétaire et que cette proposition détourne l'attention des vrais problèmes.
Quel modèle Volpon recommande-t-il ?
Il ne privilégie aucun modèle mais insiste sur la nécessité de ressources et d'une bonne gestion, quel que soit le choix.
Quel est le risque de transférer les compétences à la BC ?
Cela pourrait surcharger la BC sans résoudre les problèmes sous-jacents, comme le manque de ressources.