Binance s’allie à Interpol et Afripol dans l’Opération Carton Rouge 2.0 : 651 arrestations et 4,3 millions de dollars récupérés
- Quel a été le rôle de Binance dans l’Opération Carton Rouge 2.0 ?
- Pourquoi cette opération marque-t-elle un tournant ?
- Comment Binance répond-elle aux accusations du WSJ ?
- Quelles leçons pour la cybersécurité africaine ?
Dans une opération coup de poing menée en collaboration avec Interpol et Afripol, Binance a joué un rôle clé pour démanteler des réseaux de cybercriminels en Afrique. L’Opération Carton Rouge 2.0, menée entre décembre 2025 et janvier 2026, a permis 651 arrestations et la récupération de 4,3 millions de dollars. Pendant ce temps, Binance se défend face aux allégations du Wall Street Journal, tout en renforçant ses efforts de conformité. Décryptage d’une collaboration public-privé qui redéfinit la lutte contre la cybercriminalité.
Quel a été le rôle de Binance dans l’Opération Carton Rouge 2.0 ?
Binance a fourni une assistance technique cruciale pour traquer les flux d’actifs volés via la blockchain. Entre le 8 décembre 2025 et le 30 janvier 2026, ses analystes ont aidé 16 pays africains (dont le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud) à identifier :
- 1 442 adresses IP/domaines malveillants neutralisés
- 2 341 appareils saisis comme preuves
- 4,3 millions de dollars récupérés sur 45 millions de préjudices
Au Nigeria, leurs outils de traçage blockchain ont permis de remonter à un repaire de phishing. Au Kenya, 27 escrocs utilisant de faux tableaux de trading ont été arrêtés. "C’est la preuve que la tech privée peut compléter les moyens limités des États", souligne un rapport d’Interpol.
Pourquoi cette opération marque-t-elle un tournant ?
L’Afrique subsaharienne reste un hotspot pour les crimes transnationaux. Selon le:
| Secteur | Déficit de sécurité |
|---|---|
| ONG | 37% manquent de ressources |
| Services publics | 23% sous-équipés |
Binance y consacre 25% de ses effectifs (1 500 employés en compliance), traitant 71 000 requêtes policières en 2025. Leur réduction de 97,3% des expositions iraniennes entre 2024-2026 montre une volonté de transparence.
Comment Binance répond-elle aux accusations du WSJ ?
Suite à un article du WSJ sur des transferts vers l’Iran, le PDG Richard Teng a dénoncé des "affirmations diffamatoires". Binance argue :
- Aucun licenciement lié à des signalements
- 19 corrections ignorées par le journal
- Preuves de violations de confidentialité par les employés concernés
Entre-temps, la plateforme a aidé à saisir 131 millions de dollars d’actifs illicites en 2025. Un paradoxe relevé par le: "Les crypto-exchanges sont à la fois juges et parties."
Quelles leçons pour la cybersécurité africaine ?
Le nouveau(soutenu par le G7) mise sur des partenariats hybrides. Exemple au Nigeria :
- Binance forme les enquêteurs locaux
- Interpol fournit un cadre légal
- Afripol coordonne les interpellations transfrontalières
"Sans le secteur privé, nous serions comme des policiers à cheval face à des Ferrari", confie un officier kényan sous couvert d’anonymat.