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Plus de 90 entreprises cryptos menacées de fermeture en France à l’approche de l’échéance MiCA

Plus de 90 entreprises cryptos menacées de fermeture en France à l’approche de l’échéance MiCA

Published:
2026-01-14 22:15:34
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Les régulateurs financiers français ont tiré la sonnette d'alarme alors que plus de 90 sociétés de crypto-actifs opérant dans le pays risquent la fermeture, faute de licence MiCA, et ce même si la période transitoire touche à sa fin.

🇫🇷En France, 90 entreprises du secteur crypto risquent de mettre la clé sous la porte en raison de l'absence de licence #MiCA.

Selon l'AMF, environ 40 % d'entre elles ne prévoient pas de demander une autorisation, tandis que 30 % supplémentaires n'ont pas répondu aux sollicitations des régulateurs.

Selon l'Autorité des marchés financiers (AMF), une part significative de ces entreprises a soit abandonné les démarches pour obtenir une licence MiCA, soit cessé de répondre aux régulateurs, et ce malgré le risque de fermeture forcée dès le 1er juillet 2026.

Des dizaines d'entreprises cryptos ignorent les exigences du MiCA

À l'approche de l'échéance du 30 juin, les autorités françaises ont confirmé que plus de 90 prestataires de services sur actifs numériques (PSAN) opèrent toujours sans l'agrément requis, désormais obligatoire dans le cadre réglementaire européen.

L'AMF a décrit la situation comme préoccupante, notant qu'elle a contacté formellement ces entités pour savoir si elles comptaient engager le processus de mise en conformité.

Stéphane Pontoizeau, Directeur exécutif en charge de la supervision des intermédiaires et infrastructures de marché à l'AMF, a indiqué que les entreprises concernées avaient été contactées formellement dès le quatrième trimestre 2025 et clairement informées des conséquences d'une inaction.

La fin de la période transitoire le 30 juin 2026 marque un tournant décisif pour le marché français des crypto-actifs. Les entreprises qui ne satisferont pas aux exigences du MiCA d'ici là se verront contraintes de cesser leurs activités, conformément au droit européen.

De nombreuses entreprises rejettent ouvertement la conformité MiCA

Parmi les 90 entreprises cryptos non conformes, environ 40 % ont explicitement déclaré à l'AMF ne pas avoir l'intention de demander un agrément.

30 % supplémentaires ont déposé un dossier de candidature, mais aucun n'a encore reçu d'approbation.

Depuis l'entrée en vigueur totale du MiCA en décembre 2024, seul un petit nombre d'entreprises a obtenu avec succès une autorisation en France. Parmi elles, on compte Tether, un important gestionnaire d'actifs numériques agréé en Italie, et Relai, une application suisse centrée sur le Bitcoin, approuvée par l'AMF en novembre 2025.

Le nombre limité d'agréments accordés intensifie les doutes sur la capacité de l'Union européenne à mettre en œuvre le MiCA de manière fluide et efficace dans tous les États membres.

L'UE envisage une supervision centralisée des crypto-actifs

En janvier 2026, l'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), dont le siège est à Paris et qui est responsable de superviser la conformité au MiCA, a rappelé aux entreprises cryptos non autorisées qu'elles devaient préparer leur cessation d'activité une fois la phase transitoire terminée.

Parallèlement, la Commission européenne a proposé d'étendre les pouvoirs de l'ESMA en lui accordant une supervision directe des plus grands acteurs du marché des crypto-actifs.

Cette proposition a suscité un débat au sein de l'industrie, de nombreux professionnels du secteur avertissant qu'une supervision centralisée pourrait étouffer l'innovation, accroître les goulets d'étranglement réglementaires et entraver la croissance des startups crypto en Europe.

— Traduit par PhantomByte7

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