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Pourquoi Lula parle-t-il avant Donald Trump à l’Assemblée générale de l’ONU en 2025 ?

Pourquoi Lula parle-t-il avant Donald Trump à l’Assemblée générale de l’ONU en 2025 ?

Published:
2025-09-23 15:11:02
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Chaque année, l'Assemblée générale des Nations Unies (ONU) réunit les dirigeants mondiaux pour discuter des enjeux planétaires. Et chaque année, une question revient : pourquoi le Brésil ouvre-t-il traditionnellement les débats, devant même les grandes puissances comme les États-Unis ? En 2025, cette tradition se perpétue avec le discours du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva à 10h, suivi de celui de Donald Trump. Trois théories historiques expliquent cette particularité, mêlant diplomatie, hasard et symbolisme.

1. Une compensation pour l’absence au Conseil de sécurité ?

Le Brésil, bien qu’influent, n’a jamais obtenu de siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, dominé par les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni depuis 1945. Certains y voient un « prix de consolation » : le droit d’ouvrir l’Assemblée générale comme reconnaissance de son rôle géopolitique. Le pays a toutefois siégé à 11 reprises comme membre rotatif, notamment en 2022-2023. Une manière, peut-être, de saluer sa stabilité démocratique dans une région souvent turbulente.

2. Le Brésil, médiateur involontaire de la Guerre froide

Durant les tensions Est-Ouest, le Brésil était perçu comme un terrain neutre. Son positionnement équilibré entre les États-Unis et l’URSS en aurait fait un candidat idéal pour lancer les débats, évitant ainsi toute provocation initiale. Un rôle de modérateur qui, ironiquement, contraste avec ses divisions politiques internes actuelles.

3. Le volontariat récompensé

La théorie la plus crédible remonte aux débuts de l’ONU. Dans les années 1940-1950, aucun pays ne voulait prendre la parole en premier. Le Brésil s’est alors porté volontaire à trois reprises (1949, 1950, 1951), gagnant ainsi une tradition officialisée en 1955. Comme l’expliquait Desmond Parker, ancien chef du protocole de l’ONU :Seules exceptions : en 1983 et 1984, où Ronald Reagan avait usurpé cette place.

L’ordre des discours en 2025 : symbole et protocole

Le ballet protocolaire reste immuable : le secrétaire général Antonio Guterres introduit la session, suivie de la présidente de l’Assemblée (actuellement Annalena Baerbock). Viennent ensuite le Brésil, les États-Unis (en tant qu’hôte), puis les autres pays par ordre hiérarchique. Une séquence qui rappelle que l’ONU, malgré ses imperfections, cultive ses rituels – parfois plus pragmatiques qu’on ne l’imagine.

Questions fréquentes

Pourquoi le Brésil parle-t-il toujours en premier ?

Cette tradition remonte aux années 1950, lorsque le Brésil s’est porté volontaire à plusieurs reprises pour ouvrir les débats, faute de candidats. L’ONU a officialisé cette pratique en 1955.

Y a-t-il eu des exceptions ?

Oui, en 1983 et 1984, le président américain Ronald Reagan a pris la tête des discours, rompant temporairement la tradition.

L’ordre des discours influence-t-il les décisions ?

Pas directement, mais être le premier permet de marquer les esprits. En 2025, Lula pourrait profiter de cette visibilité pour aborder des sujets comme la crise climatique ou les inégalités mondiales.

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