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Les agriculteurs britanniques sacrifiés au profit des constructeurs automobiles : un accord commercial déséquilibré

Les agriculteurs britanniques sacrifiés au profit des constructeurs automobiles : un accord commercial déséquilibré

Published:
2025-07-01 20:40:02
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Alors que l'industrie automobile britannique célèbre la réduction des droits de douane américains, le secteur agricole dénonce un accord commercial qui le sacrifie pour favoriser les exportations de voitures. Entre quotas déjà saturés et concessions unilatérales, les fermiers britanniques s'estiment les grands perdants de ce marchandage politique.

Pourquoi les agriculteurs britanniques se sentent-ils lésés par l'accord commercial ?

Le président du Syndicat national des agriculteurs, Tom Bradshaw, ne mâche pas ses mots : "L'agriculture n'a plus rien à donner". Le secteur a servi de monnaie d'échange dans les négociations, avec l'abolition de la taxe de 19% sur l'éthanol américain qui met en péril les usines locales de biocarburants. Pire, le quota de 13 000 tonnes de bœuf britannique exempté de droits de douane vers les États-Unis à partir de janvier 2025 est déjà intégralement réservé par des engagements antérieurs avec le Brésil. "À un moment donné, il faut arrêter de faire reposer le fardeau sur l'agriculture", insiste Bradshaw, appelant le gouvernement à cesser d'utiliser le secteur comme variable d'ajustement.

Comment l'industrie automobile profite-t-elle de l'accord ?

Les constructeurs britanniques respirent enfin : les droits de douane sur les voitures exportées aux États-Unis sont passés de 25% à 10% dans la nuit du 4 au 5 juillet. Une bouffée d'oxygène après des mois de ventes au ralenti - les exportations en mai avaient chuté de plus de moitié. Adrian Hallmark, PDG d'Aston Martin, prévoit même de "facturer l'équivalent de trois mois de ventes en 24 heures" pour compenser le retard accumulé. Avec 90% de sa production exportée, le constructeur de voitures de luxe peut compter sur une clientèle aisée prête à patienter. Même soulagement pour Lotus, dont l'usine de Norfolk a été sauvée in extremis, préservant 1 300 emplois.

Quels obstacles persistent pour l'industrie sidérurgique ?

Si l'accord prévoit en théorie des droits de douane nuls sur l'acier, la réalité est plus complexe. Le conflit sur l'origine des matières premières utilisées à Port Talbot limite les bénéfices - un sursis temporaire expire le 9 juillet, laissant planer la menace d'un retour des taxes à 25% sur l'acier gallois. Gareth Stace d'UK Steel alerte : chaque jour de retard dans les négociations coûte des centaines d'emplois et décourage les investissements. Certaines usines, en pleine transition vers des méthodes de fusion plus écologiques, dépendent encore d'importations de billettes d'Inde et des Pays-Bas et pourraient faire face à de nouvelles barrières commerciales.

Questions fréquentes sur l'impact de l'accord commercial UK-USA

Quelles concessions agricoles ont été faites dans l'accord ?

Le Royaume-Uni a accepté d'abolir la taxe de 19% sur l'éthanol américain et d'ouvrir un quota de 13 000 tonnes pour le bœuf britannique aux États-Unis - un quota déjà saturé par des accords antérieurs avec le Brésil, le rendant virtuellement inutilisable.

Quand les nouvelles réductions tarifaires pour les voitures entrent-elles en vigueur ?

Les droits de douane sur les voitures britanniques exportées aux USA sont passés de 25% à 10% à partir de 5h (heure britannique) le 5 juillet, soit une minute après minuit sur la côte Est américaine.

Comment Aston Martin compte-t-il rattraper ses ventes perdues ?

Le constructeur prévoit de facturer massivement ses véhicules accumulés en stock, avec pour objectif d'encaisser "trois mois de ventes en 24 heures" grâce à la reprise des exportations.

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