Le PDG d’Azoria Capital accuse Powell de blanchiment d’argent alors que l’affaire progresse vers une audience d’urgence
- Une accusation explosive contre le président de la Fed
- Le combat juridique pour la transparence
- Les arguments de la Fed mis à mal
- Les implications potentielles du procès
- Questions fréquentes
Dans un développement financier explosif, James Fishback, fondateur et PDG d'Azoria Capital, a lancé des accusations fracassantes contre Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine. L'affaire, qui pourrait révolutionner la transparence des institutions financières, avance rapidement vers une audience d'urgence cruciale prévue ce lundi.
Une accusation explosive contre le président de la Fed
James Fishback n'y est pas allé par quatre chemins lors d'une interview vendredi soir : il a qualifié les opérations de la Fed sous Powell de "blanchiment d'argent en plein jour". Ces propos incendiaires font suite au dépôt d'une plainte fédérale jeudi matin à Washington DC, exigeant que la Fed cesse ses réunions à huis clos du Comité fédéral de l'open market (FOMC).
Le fondateur d'Azoria Capital s'appuie sur la Loi sur la transparence gouvernementale de 1976 (Sunshine Act) pour exiger que la réunion prévue la semaine prochaine soit ouverte au public. Le juge Barl Howard, nommé par Barack Obama, a accordé une audience d'urgence pour lundi, à peine 24 heures avant le début de la session de deux jours du FOMC.
Le combat juridique pour la transparence
Le procès, intitulé Azoria v. Powell, demande une injonction temporaire qui bloquerait la réunion de mardi à moins que la Fed ne l'ouvre au public. "Ils violent la loi fédérale et opèrent dans le secret", a déclaré Fishback. "Nous voulons que les Américains voient et entendent comment ces décisions sont prises, car ce sont eux qui en paient le prix."
Fishback souligne que la loi stipule clairement que tout organisme fédéral doté d'un comité décisionnel multipartite doit conduire ses affaires en public. Cela inclurait le FOMC, qui fixe les taux d'intérêt huit fois par an, influençant tout, des prêts hypothécaires aux cartes de crédit.
Les arguments de la Fed mis à mal
Lors de l'interview, Fishback a démonté l'argument juridique de la Fed selon lequel la Sunshine Act ne s'appliquerait pas au FOMC car il ne serait qu'une "subdivision" de la banque centrale. "Ils admettent que la Fed est couverte par la loi", a-t-il relevé. "Alors comment la partie la plus puissante de l'institution, celle qui fixe les taux, ne le serait pas ?"
Il a qualifié cette position de "contorsion juridique" destinée à éviter la transparence. Fishback a également rejeté l'argument de la Fed selon lequel des réunions publiques déclencheraient des spéculations financières : "On ne peut pas justifier 50 ans de secret avec la même excuse. Ce n'est pas une exemption légale, c'est une échappatoire."
Les implications potentielles du procès
Fishback avertit que les marchés ne sont pas préparés à ce scénario : "Wall Street dort encore. Ils ne pensent pas que cela va arriver." Si le juge accorde l'injonction, Fishback prédit que la Fed retarderait la réunion de quelques heures et annoncerait une diffusion en direct.
Une telle transparence changerait radicalement la façon dont les marchés réagissent aux décisions de taux. Actuellement, tout le monde attend la conférence de presse du mercredi. Avec un accès public, la volatilité se déplacerait vers le mardi, lorsque les spectateurs pourraient assister en direct aux débats.
Questions fréquentes
Quelles sont les accusations précises contre Jerome Powell ?
James Fishback accuse le président de la Fed de diriger une "opération de blanchiment d'argent en plein jour" et de violer la Sunshine Act en maintenant des réunions secrètes du FOMC.
Quelle est la prochaine étape juridique ?
Une audience d'urgence est prévue ce lundi devant le juge Barl Howard, qui décidera s'il faut imposer une injonction temporaire pour bloquer la réunion à huis clos prévue mardi.
Comment cela affecterait-il les marchés ?
Si la réunion devient publique, cela pourrait déplacer la volatilité des marchés au moment des débats plutôt qu'à l'annonce des décisions, changeant fondamentalement la dynamique des réactions du marché.