Shiba Inu : Vers une reprise ou un effondrement ?
L'évolution récente du prix du Shiba Inu semble indiquer qu'il est entré dans un âge mur, n'étant plus aussi chaotique et imprévisible. Ses jours de folie, marqués par des hausses spectaculaires, sont révolus, lui qui avait pourtant mérité le surnom de « tueur du Dogecoin ». Le SHIB a en effet grimpé de plus de 85 000 000 % (85 millions de pour cent) entre 2020 et 2021. Il a maintenu son élan jusqu'en 2023, avant de s'effondrer.
Shiba Inu traverse désormais une crise identitaire : ses supporters les plus ardents ont cessé de vanter sans relâche ses perspectives. L'équipe fondatrice a largement abandonné le token, laissant le projet sans feuille de route claire. Aucun des projets lancés ces cinq dernières années n'a rencontré de succès majeur. Aucun n'a contribué à soutenir le cours du SHIB, alimentant ainsi un sentiment négatif.
Shiba Inu : Pourquoi les risques d'un effondrement se précisent

Le lancement le plus médiatisé reste la solution de couche 2, Shibarium, déployée en août 2023. Son déploiement, retardé de plus de deux ans, avait pourtant nourri l'espoir des traders de voir enfin un mécanisme de « burn » (destruction) des tokens SHIB. Si les premiers jours ont été animés, la désillusion fut rapide.
Shibarium était présenté comme une « usine à brûler » le SHIB, censée envoyer des milliers de milliards de tokens vers un portefeuille mortel, réduisant ainsi l'offre et faisant monter les cours. Cette promesse ne s'est pas concrétisée : les brûlages ont été dérisoires, atteignant parfois à peine 20 dollars par jour. Par exemple, en mai 2025, Shibarium a finalement brûlé un total d'un milliard de tokens. Cependant, leur valeur ne s'élevait qu'à 15 000 dollars.
Ce montant est insignifiant pour infléchir les perspectives du Shiba Inu sur les marchés. Un milliard de tokens représente une goutte d'eau face aux 549 billions de tokens actuellement en circulation. Tant que Shibarium n'initiera pas des brûlages plus conséquents, la thèse baissière sur le Shiba Inu restera dominante, malgré les opérations marketing. Si le rythme des destructions ralentit, une reprise paraîtra impossible et un effondrement deviendra inéluctable. Les traders exigent désormais des utilités concrètes et ne se laissent plus séduire par le simple battage médiatique.
Articles associés
Connectez-vous pour répondre
Connectez-vous pour partager votre avisCommentaires