Grève chez Petrobras (PETR4) : 24 plateformes et 8 raffineries touchées en 2025, selon la FUP
- Quelle est l'ampleur actuelle de la grève chez Petrobras ?
- Quelles sont les installations les plus touchées ?
- Comment Petrobras gère-t-elle cette crise ?
- Quelles sont les revendications des grévistes ?
- Quelles sont les zones épargnées par le mouvement ?
- Qui d'autre participe à ce mouvement social ?
- Quelles pourraient être les conséquences économiques ?
- Questions fréquentes sur la grève chez Petrobras
En cette fin d'année 2025, le mouvement social chez Petrobras prend de l'ampleur. La grève des travailleurs, initiée pour protester contre l'absence de réponses satisfaisantes dans les négociations collectives, paralyse désormais 24 plateformes pétrolières et 8 raffineries à travers le Brésil. La FUP (Fédération Unitaire des Pétroliers) rapporte une mobilisation croissante, notamment dans la région Norte Fluminense où 22 plateformes offshore sont désormais à l'arrêt. Malgré les mesures de contingence mises en place par Petrobras, cette grève historique pourrait avoir des répercussions sur le marché énergétique brésilien.
Quelle est l'ampleur actuelle de la grève chez Petrobras ?
Le mouvement de grève, qui entame son deuxième jour ce 17 décembre 2025, s'est considérablement étendu. Selon les derniers chiffres de la FUP, 24 plateformes pétrolières et 8 raffineries sont désormais touchées, contre respectivement 16 et 6 la veille. La région la plus affectée reste le Norte Fluminense, où le nombre de plateformes en grève dans le bassin de Campos est passé de 15 à 22 unités. Les travailleurs réclament massivement leur débarquement, ce qui, selon la FUP, "accentue l'impact opérationnel".
Quelles sont les installations les plus touchées ?
Parmi les nouvelles adhésions notables, on compte la raffinerie de Lubnor au Ceará et la réduction de production à la raffinerie Alberto Pasqualini (Refap) dans le Rio Grande do Sul. Les raffineries déjà affectées depuis lundi comprennent Regap (Betim/MG), Reduc (Duque de Caxias/RJ), Replan (Paulínia/SP), Recap (Mauá/SP), Revap (São José dos Campos/SP) et Repar (Araucária/PR). À cela s'ajoutent désormais des centrales thermiques comme Termoceará et des unités de biodiesel, élargissant considérablement le périmètre géographique du conflit.
Comment Petrobras gère-t-elle cette crise ?
La compagnie pétrolière assure avoir mis en place des "mesures de contingence" pour maintenir ses opérations. Dans un communiqué, Petrobras affirme qu'"il n'y a pas d'impact sur la production de pétrole et de produits dérivés" et que "l'approvisionnement du marché est garanti". L'entreprise explique avoir recours à des équipes de secours pour prendre le relais des grévistes, une pratique courante lors des mouvements sociaux dans le secteur. Cependant, la FUP conteste ces déclarations, estimant que l'impact opérationnel est bien réel et croissant.
Quelles sont les revendications des grévistes ?
Deyvid Bacelar, coordinateur général de la FUP, explique : "L'avancée de la grève est le résultat de l'insatisfaction généralisée de la catégorie, due à la posture de Petrobras dans les négociations de l'accord collectif de travail, qui n'a pas apporté de réponses concrètes aux revendications historiques des travailleurs." De son côté, Petrobras affirme être engagée dans ce processus de négociation depuis fin août 2025 et avoir présenté sa dernière proposition mardi dernier. La compagnie se dit "déterminée à conclure les négociations à la table des discussions avec les entités syndicales".
Quelles sont les zones épargnées par le mouvement ?
Selon les dernières informations, le bassin de Santos, qui abrite les plus grands champs producteurs du pré-sal (généralement exploités par des unités affrétées), n'a pas encore rejoint le mouvement. Cette relative tranquillité dans une zone stratégique permet à Petrobras de limiter quelque peu l'impact de la grève sur sa production globale. Cependant, avec l'extension continue du mouvement à d'autres installations, la situation pourrait rapidement évoluer dans les prochains jours.
Qui d'autre participe à ce mouvement social ?
Au-delà des plateformes pétrolières et des raffineries, la grève implique désormais des travailleurs de neuf unités de Transpetro, la filiale logistique de Petrobras. Le syndicat mentionne également la participation d'employés de trois centrales thermiques, deux usines de biodiesel, cinq champs terrestres, trois bases administratives, ainsi que de l'Unité de Traitement de Gaz de Cabiúnas (UTGCAB) et de la Station de Compression de Paulínia (TBG). Cette diversification des sites en grève montre la détermination des travailleurs et la nature unitaire du mouvement.
Quelles pourraient être les conséquences économiques ?
Bien que Petrobras minimise l'impact de la grève, les analystes du secteur énergétique s'accordent à dire qu'un prolongement du conflit pourrait perturber la chaîne d'approvisionnement en produits pétroliers au Brésil. Le pays, qui compte parmi les plus grands producteurs mondiaux de pétrole, ne peut se permettre une paralysie prolongée de ses infrastructures énergétiques. Les marchés surveillent de près l'évolution de la situation, même si, pour l'instant, les cours du pétrole brut n'ont pas réagi significativement à ces événements.
Questions fréquentes sur la grève chez Petrobras
Combien de plateformes pétrolières sont touchées par la grève ?
Actuellement, 24 plateformes pétrolières sont affectées par le mouvement de grève, dont 22 dans le seul bassin de Campos.
Quelles raffineries sont concernées par la grève ?
Huit raffineries sont touchées : Lubnor, Refap, Regap, Reduc, Replan, Recap, Revap et Repar.
Petrobras assure-t-elle le maintien de sa production ?
Oui, la compagnie affirme avoir mis en place des mesures de contingence pour garantir la continuité des opérations et le maintien de l'approvisionnement.
Quelles sont les principales revendications des grévistes ?
Les travailleurs demandent des réponses concrètes à leurs revendications historiques dans le cadre des négociations de l'accord collectif de travail.
La grève affecte-t-elle le bassin de Santos ?
Non, pour le moment, les plateformes du bassin de Santos, zone stratégique du pré-sal, ne participent pas au mouvement.