Les concessionnaires pointent du doigt les retards de l’IRS pour la forte baisse des ventes de véhicules électriques aux États-Unis (2025)
- Pourquoi les concessionnaires sont-ils en colère contre l'IRS ?
- Comment fonctionnait le système avant septembre ?
- Quelles sont les conséquences pour les consommateurs ?
- Que disent les autorités ?
- Comment les concessionnaires s'adaptent-ils ?
- Quel impact sur le marché des VE ?
- Questions fréquentes
Alors que le crédit d'impôt fédéral pour les véhicules électriques touchait à sa fin en septembre, les concessionnaires automobiles américains ont été confrontés à un problème inattendu : un énorme retard dans le traitement des demandes de remboursement par l'IRS. Résultat ? Des millions de dollars bloqués, des clients frustrés et une chute brutale des ventes de VE. Cet article explore comment ce goulot d'étranglement bureaucratique a mis à mal un secteur en pleine croissance, forçant certains concessionnaires à revoir leur stratégie commerciale.
Pourquoi les concessionnaires sont-ils en colère contre l'IRS ?
Imaginez vendre des dizaines de véhicules électriques en promettant à vos clients une réduction immédiate de 7 500$, puis attendre des semaines sans être remboursé par le gouvernement. C'est exactement ce qui est arrivé à Jesse Lore, propriétaire de Green Wave Electric Vehicles dans le New Hampshire. "L'IRS me doit près de 100 000$", confie-t-il, visiblement stressé. Comme beaucoup d'autres, il continue d'avancer l'argent à ses clients, mais l'incertitude grandit de jour en jour.
Comment fonctionnait le système avant septembre ?
Avant la mi-septembre, le processus était relativement fluide : les concessionnaires soumettaient les demandes via le portail Energy Credits Online après une vente, recevaient rapidement une approbation, et étaient remboursés sous peu. Mais depuis le 15 septembre, c'est le black-out total. Gary Pretzfeld, copropriétaire d'AutoTrust USA en Floride, explique : "J'ai engagé 80 000 à 90 000$ en remises ce mois-ci, mais aucun paiement n'est arrivé."
Quelles sont les conséquences pour les consommateurs ?
Sans ce crédit d'impôt instantané, l'achat d'un VE devient soudainement moins attractif. Prenons l'exemple d'un véhicule d'occasion éligible à 4 000$ de crédit : sans remise immédiate, l'acheteur pourrait payer 80 à 100$ de plus par mois sur un prêt de cinq ans. Pire encore, certains concessionnaires refusent maintenant de livrer les véhicules avant d'être payés par l'IRS, créant des situations absurdes où des clients ont payé mais ne peuvent pas prendre possession de leur voiture.
Que disent les autorités ?
Robyn Capehart, porte-parole de l'IRS, maintient que le processus de vérification a toujours fait partie du système. "Toutes les soumissions via le portail ont toujours été soumises à l'examen et à l'approbation de l'IRS", a-t-elle déclaré par email. La Maison Blanche a confirmé que toutes les demandes valides soumises avant le 30 septembre seraient honorées, sans toutefois expliquer les retards.
Comment les concessionnaires s'adaptent-ils ?
Face à cette crise de liquidités, les stratégies divergent. Certains, comme Jesse Lore, continuent d'avancer les fonds malgré l'angoisse. D'autres ont purement et simplement arrêté d'offrir le crédit. Al Salas, PDG d'Eco Auto, résume bien la situation : "En tant que concessionnaires, c'est vraiment une situation malheureuse, car nous avançons l'argent." Il attend actuellement 50 000$ en crédits.
Quel impact sur le marché des VE ?
Le timing n'aurait pas pu être pire. Ces retards surviennent alors que le crédit d'impôt fédéral touchait à sa fin, période traditionnellement propice aux ventes. Résultat : une chute brutale des transactions. "Le calendrier est maintenant plus long, et c'est plus flou", déplore Gary Pretzfeld. "C'est ça qui fait paniquer tout le monde."
Questions fréquentes
Pourquoi l'IRS a-t-il soudainement ralenti le traitement des demandes ?
Les raisons exactes ne sont pas claires. L'IRS affirme que les vérifications ont toujours fait partie du processus, mais le ralentissement brutal suggère soit un problème technique, soit une décision politique non communiquée.
Les clients qui ont acheté avant le 30 septembre recevront-ils leur crédit ?
Oui, selon la Maison Blanche, toutes les demandes valides soumises avant la date limite seront honorées. Cependant, les délais de paiement restent incertains.
Les concessionnaires peuvent-ils récupérer leurs fonds s'ils cessent le programme ?
Techniquement oui, mais cela impliquerait de demander aux clients de rembourser la remise, une situation commercialement délicate que la plupart veulent éviter.