Strategy Inc. bondit de 5,7 % : le MSCI maintient les trésoreries crypto dans ses indices – un signal institutionnel majeur

Le géant des indices mondiaux vient de tracer une ligne dans le sable numérique. Sa décision de ne pas exclure les entreprises détenant des actifs numériques en trésorerie a immédiatement propulsé les cours – Strategy Inc. en tête avec une hausse de 5,7 %.
Le poids des indices
L'inclusion dans un indice MSCI n'est pas qu'une simple ligne sur un tableau. C'est un passeport pour les capitaux institutionnels, un gage de légitimité qui ouvre les vannes des fonds de pension et des ETF. Les retirer ? Cela aurait été un coup de semonce, une relégation vers les marges spéculatives. Le MSCI a choisi de maintenir le statu quo, validant tacitement ces actifs comme une classe de réserve légitime – du moins pour l'instant.
Une trésorerie 2.0
Les entreprises comme Strategy Inc. ne stockent plus leur cash uniquement en devises fiduciaires ou en obligations d'État. Une partie croissante migre vers le Bitcoin, l'Ethereum et les stablecoins, recherchant un rendement, une couverture contre l'inflation, ou simplement une option stratégique. Cette décision du MSCI reconnaît cette nouvelle réalité comptable. C'est un aveu que le bilan d'une entreprise moderne peut – et doit – être évalué en tenant compte de ses réserves numériques.
Le marché vote avec son portefeuille
La réaction de 5,7 % pour Strategy Inc. est un vote de confiance clair. Les investisseurs interprètent cette non-exclusion comme un retrait du risque réglementaire à court terme et un renforcement de la thèse d'adoption. Cela envoie un message aux autres sociétés cotées : l'exposition aux crypto-actifs, lorsqu'elle est gérée en trésorerie, n'est plus un motif d'excommunication des portefeuilles institutionnels traditionnels. Une petite révolution pour la gouvernance d'entreprise, souvent plus lente à évoluer que les cours de change.
Un répit, pas une absolution
Ne vous y trompez pas, ce n'est qu'un round gagné, pas la fin du combat. Les régulateurs, de la SEC à l'AMF, observent toujours d'un œil méfiant ces bilans dopés aux actifs volatils. La décision du MSCI repose sur des critères de liquidité et de marché, pas sur une bénédiction réglementaire. Elle offre une bouffée d'oxygène et un cadre temporaire, mais la vraie bataille pour une classification durable – actif ? réserve de valeur ? spéculation ? – reste à venir. Pour l'heure, les marchés savourent une victoire : la finance traditionnelle, par la voix de son gardien des indices, a encore reculé d'un pas face à la marée numérique. Même les gestionnaires d'actifs les plus conservateurs doivent maintenant justifier pourquoi ils ignorent une partie du bilan de leurs participations – un exercice qui devient de plus en plus difficile, et coûteux.
MSCI adopte et met en œuvre un plan d'envergure dans son fonctionnement
Après mûre réflexion, il s'avère que MSCI a décidé de classer les DATCO (sociétés de gestion d'actifs numériques) comme des entreprises dont les actifs numériques représentent environ 50 % ou plus de leur actif total. L'inclusion des DAT dans cette catégorie leur permet notamment de continuer à être éligibles aux fonds indiciels passifs . Ces fonds sont essentiels à leur fonctionnement, car ils contribuent à maintenir une demande et une liquidité stables tout en favorisant l'investissement institutionnel dans les actifs numériques.
En revanche, certaines sources affirment que si, par hasard, les DAT sont exclus de ce tableau plus large, Strategy et d'autres DAT pourraient subir des pertes substantielles se chiffrant en milliards, notamment en termes d'entrées de capitaux passives.
Suite à cette annonce, les données de Google Finance ont indiqué que Strategy, la plus grande société de gestion de trésorerie de cryptomonnaies, qui détient environ 63 milliards de dollars en bitcoin , a connu une hausse considérable d'environ 5,7 % de ses actions lors des échanges après la clôture.
Les analystes ont également donné leur avis sur le sujet. Ils ont reconnu que le développement des DAT s'était imposé comme une tendance mondiale, notamment au sein des institutions en 2024 et 2025.
Cependant, de nombreuses personnes ont révélé avoir subi de fortes baisses du prix de leurs actions au cours du second semestre 2025. Ce scénario a suscité des inquiétudes au sein de l'écosystème, beaucoup commençant à s'interroger sur la viabilité de telles stratégies.
Morgan Stanley a décidé d'explorer le marché des cryptomonnaies
Alors que les incertitudes entourant l'industrie des cryptomonnaies continuent de s'accroître, des rapports récents ont révélé que la banque d'investissement américaine Morgan Stanley a soumis avec succès une demande à la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis pour obtenir l'autorisation de développer deux fonds négociés en bourse (ETF) de cryptomonnaies.
Des sources proches du dossier, qui ont souhaité rester anonymes, ont indiqué qu'un fonds serait destiné à se concentrer sur Bitcoin, tandis que l'autre se concentrerait principalement sur Solana.
Il est intéressant de noter que, outre les incertitudes croissantes qui planent sur le secteur des cryptomonnaies, les analystes ont constaté que cette étape importante survient à un moment où les sociétés de Wall Street envisagent des alternatives dans les produits d'actifs numériques réglementés.
Par ailleurs, des documents déposés auprès de la SEC le mardi 6 janvier ont souligné que les fonds Morgan Stanley Bitcoin Trust et Morgan Stanley Solana Trust, dont la création est prévue, fonctionneront comme des outils d'investissement passifs capables de détenir et tracde près la valeur des cryptomonnaies sous-jacentes.
De plus, les documents ont révélé que ces deux fonds visent à garantir que leurs actions soient cotées sur des bourses publiques, ce qui est généralement détaillé dans des dépôts 19b-4 ultérieurs plutôt que dans les formulaires S-1 initiaux.
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